Retour

Top 10 des plus hautes montagnes d’Afrique

counter article 29071
Note:
Temps de lecture : 35 min.
Ascension Ascension

Lorsque l’on pense à l’Afrique, l’image qui vient souvent d’abord est celle de savanes sans fin et de déserts ouverts à perte de vue. Ce n’est pas faux : le continent africain est largement composé de plaines, de plateaux et de hautes terres. On y trouve aussi de grandes vallées occupées par le bassin du fleuve Congo, des déserts comme le Kalahari, et des lacs. Parmi les plus saisissants figure sans doute le lac Tanganyika, le plus profond du continent.

Y a-t-il des montagnes en Afrique ?

Pourtant, l’Afrique est aussi une terre de montagnes, dont certaines dépassent les sommets d’Europe, d’Australie ou d’Antarctique. Les grands systèmes montagneux y sont rares : les plus connus sont l’Atlas, au nord-ouest du continent, et la chaîne plissée du Cap, tout au sud. Cette dernière se trouve entièrement en Afrique du Sud, tandis que l’Atlas traverse le Maroc, l’Algérie et la Tunisie. Aucun de ces ensembles, toutefois, ne figure parmi les plus hauts sommets du continent.

Quelle est la plus longue chaîne de montagnes d’Afrique ?

Le Grand Escarpement, la plus longue chaîne de montagnes d’Afrique, n’atteint pas non plus les premières places du classement. Formé il y a plusieurs millions d’années, il s’étend aujourd’hui sur environ 5 000 km et se situe en Afrique australe. Son segment le plus célèbre est le massif du Drakensberg, en Afrique du Sud.

Beaucoup de montagnes africaines se dressent isolément sous forme de volcans, conséquence des grands mouvements tectoniques des plaques lithosphériques. Ce sont précisément ces volcans qui dominent la liste des plus hautes montagnes du continent.

Les glaciers africains

Près de la moitié des 10 plus hautes montagnes d’Afrique portent encore des glaciers à leur sommet. Ces glaciers équatoriaux, rares et fragiles, reculent rapidement ; les scientifiques prévoient leur disparition. Ce destin attend même le plus haut sommet d’Afrique : le Kilimandjaro.

Si le nom du Kilimandjaro est connu de tous, qu’en est-il des autres ? Dans cet article, nous parcourons la liste des 10 plus hautes montagnes d’Afrique. Nous verrons où elles se trouvent, ce qui les distingue, quand elles ont été gravies pour la première fois et ce qu’impliquent aujourd’hui les expéditions vers leurs sommets.

10e place : mont Karisimbi – 4 507 m d’altitude

Le Karisimbi est un volcan endormi situé à la frontière entre le Rwanda et la . Son sommet est considéré comme le point culminant du Rwanda, car il se trouve sur le territoire de ce pays. Géographiquement situé en Afrique de l’Est, le volcan appartient au et constitue l’un des sommets de la chaîne des Virunga, composée de 8 volcans. Dans la langue locale, Virunga signifie « volcans ».
Nom : mont Karisimbi

Altitude : 4 507 m

Pays : Rwanda, RDC

Première ascension : 1903, R. P. Barthelemy

Difficulté de l’ascension : demande une bonne préparation physique

Durée de l’expédition : 1 à 2 jours

Le mont Karisimbi se distingue par plusieurs étages climatiques, chacun associé à différents types de forêts de montagne. On y trouve notamment une forêt tropicale à Neoboutonia, une forêt de bambous et la zone forestière essentielle à Hagenia-Hypericum, capitale pour la population locale de gorilles. Cette région abrite des arbres africains endémiques, en particulier les séquoias africains (Hagenia abyssinica), d’une grande importance pour les gorilles de montagne menacés qui vivent dans les Virunga.

Au-dessus des forêts commence la zone des landes à bruyères et des marécages. Des plantes endémiques comme les lobélies (Lobelia wollastonii, Lobelia lanurensis) et les géants Senecio erici-rosenii y prospèrent. Ces derniers peuvent atteindre jusqu’à 6 m de hauteur et sont directement associés aux montagnes d’Afrique de l’Est. Enfin, le sommet du mont Karisimbi est couronné par ce que l’on appelle le désert alpin, où seules quelques herbes clairsemées parviennent à pousser.

Qui a été le premier à gravir le Karisimbi ?

Les informations sur la première ascension du mont Karisimbi sont rares. Les récits divergent sur les années où le sommet aurait été atteint et sur les noms de ceux qui y seraient parvenus. Les grands explorateurs de l’Afrique, comme John Hanning Speke et Henry Morton Stanley, sont parfois cités, mais ils n’ont observé les Virunga que de loin. Le nom d’Adolf Friedrich, duc de Mecklenburg-Schwerin, apparaît également. Il participa bien à une expédition dans les Virunga en 1907-1908, mais sa contribution porta surtout sur les premières cartes détaillées de cette chaîne volcanique. En 1911, le célèbre explorateur allemand Hans Meyer atteignit le sommet du Karisimbi, sans qu’il soit certain qu’il ait été le premier.

Un certain Barthelemy fut probablement le premier à gravir cette montagne, en 1903. On sait peu de choses à son sujet. À cette époque, le territoire de l’actuelle République démocratique du Congo appartenait au roi des Belges et faisait l’objet de nombreuses explorations européennes.

L’expédition de 1908 menée par Egon von Kirschstein est restée célèbre. Alors que le groupe descendait par le cratère, une tempête de neige soudaine éclata, accompagnée de fortes pluies et de grêle, provoquant une chute brutale de la température. Tous ne revinrent pas de cette expédition. Tragiquement, 20 porteurs, des habitants de la région, moururent de froid.

Que signifie le nom « Karisimbi » ?

En langue rwandaise, le nom « Karisimbi » signifie « coquillage blanc ». Il fait référence à la grêle et à la neige mouillée qui tombent périodiquement sur le sommet lors des orages. Fait intéressant, les Virunga, Karisimbi compris, portent aussi un autre nom : Mufumbiro. Traduit littéralement de la langue kongo, il signifie « ceux qui cuisinent ». L’expression renvoie à la fumée au-dessus des volcans actifs, que les habitants observaient et comparaient à celle qui s’élève d’un repas en train de cuire sur le feu.

Les gorilles de montagne des Virunga

Les Virunga sont mondialement connus pour leurs gorilles de montagne. Avec les orangs-outans et les chimpanzés, les gorilles comptent parmi les plus proches parents de l’être humain chez les primates. Ils furent découverts dans les Virunga en 1902. En 1925, le premier parc national d’Afrique fut créé afin de protéger leur habitat. Cette initiative revient au biologiste . Il comprit très vite l’urgence de sauver les gorilles d’une extinction complète. 100 ans ont passé, mais les gorilles de montagne sont encore aujourd’hui classés comme espèce menacée, avec moins de 1 000 individus vivant à l’état sauvage.

Dian Fossey devint mondialement célèbre lorsque sa photo parut en couverture du National Geographic en 1970. Pendant 18 ans, elle vécut et travailla sur les pentes des Virunga, étudiant les gorilles de montagne et les protégeant des braconniers. Fossey faisait partie des , trois chercheuses courageuses qui étudiaient les hominoïdes dans leur habitat naturel, à la demande du célèbre anthropologue Louis Leakey.
Son livre « Gorilles dans la brume » devint un best-seller et reste l’ouvrage le plus populaire consacré aux gorilles. Un remarquable film du même nom fut tiré du livre, avec Sigourney Weaver dans le rôle principal. Nous le recommandons à toute personne intéressée par l’Afrique et la faune sauvage. L’histoire de la courageuse Dian Fossey, qui donna sa vie pour les gorilles qu’elle aimait, continue de toucher de nombreux lecteurs et spectateurs. Le centre de recherche qu’elle fonda, Karisoke, fonctionne encore ; son nom vient des deux montagnes entre lesquelles il se trouve, le mont Karisimbi et le mont Bisoke. Après son assassinat mystérieux, Fossey fut enterrée sur le terrain du centre de recherche.

9e place : Ras Dashen – 4 550 m d’altitude

Le mont Ras Dashen, également connu sous le nom de Ras Dejen, se trouve dans le nord de l’Éthiopie. C’est le point culminant des hauts plateaux éthiopiens, ancien système montagneux du nord-est de l’Afrique. En raison de leur altitude importante et de leurs vastes plateaux, ces hautes terres sont parfois appelées le « toit de l’Afrique du Nord-Est », tandis que le véritable titre de « toit de l’Afrique » revient au plus haut sommet du continent, que nous aborderons plus loin.

Le berceau du café arabica

C’est dans les hauteurs des plateaux éthiopiens qu’a été découverte une plante dont les fruits allaient être aimés au point de conquérir le monde : le caféier arabica. Nous retraçons l’histoire du café sur notre blog, en quête du meilleur arabica au monde. Et oui, l’Afrique cultive d’excellents cafés, notamment en Éthiopie. Le café ne pousse toutefois pas sur le mont Ras Dashen : les précipitations y sont trop faibles, et les caféiers préfèrent les altitudes allant jusqu’à 2 000 m. Sur la montagne, on peut rencontrer le bouquetin walia, une espèce endémique d’Éthiopie dont il reste un peu plus de 500 individus.

Parc national du Simien

Ras Dashen fait partie du parc national du Simien, qui abrite non seulement des bouquetins walia, mais aussi des léopards, des servals, des caracals, des géladas, primates propres aux hauts plateaux éthiopiens, et les très rares loups d’Éthiopie, dont il reste moins de 200 individus. Tous ces éléments font des montagnes et du parc national du Simien une destination de voyage remarquable.

Nom : Ras Dashen

Altitude : 4 550 m

Pays : Éthiopie

Première ascension : 1841, Joseph Galinier et Pierre Ferret

Difficulté de l’ascension : trekking relativement facile

Durée de l’expédition : 1 à 5 jours ou plus

Altitude du mont Ras Dashen

L’altitude du mont Ras Dashen fait l’objet de données contradictoires. Certaines références conservent des chiffres anciens datant des années 1970, indiquant 4 533 m. En 2005, des mesures satellitaires ont confirmé une altitude de 4 550 m au-dessus du niveau de la mer, reconnue par l’Association cartographique internationale.

La prononciation du nom suscite également le débat. Ras Dashen semble être une modification de Ras Dejen en amharique. Les habitants avaient depuis longtemps remarqué que cette montagne dominait toutes les autres, d’où son nom. Traduit de l’amharique, Ras Dashen signifie approximativement « tête des montagnes ». Une légende raconte aussi qu’autrefois, un roi régnant sur toute l’Éthiopie vivait sur la montagne. Après sa mort, son esprit serait resté au sommet, donnant son nom à la montagne en son honneur.

En raison de son altitude, le sommet est souvent couvert de neige, mais brièvement : elle fond en quelques heures. Pendant la saison froide, toutefois, les chutes de neige peuvent être fréquentes et persister jusqu’à 2 mois consécutifs.

Expéditions au mont Ras Dashen

Le mont Ras Dashen est relativement facile à gravir. Les randonneurs qui visent le sommet partent du camp de base, contournent de nombreux arrêts de bergers puis, à 4 300 m d’altitude, passent près des ruines d’un ancien fort construit au XIXe siècle. La voie étant aisée, on suppose que les habitants, notamment les bergers, ont pu gravir cette montagne éthiopienne bien avant les étrangers. La première ascension documentée est toutefois celle de deux explorateurs français en 1841, Joseph Galinier et Pierre Ferret. À l’époque, l’Éthiopie était un empire connu sous le nom d’Abyssinie. Les Français réalisèrent les premières cartes détaillées de ces territoires.

Les ascensions modernes du Ras Dashen varient en durée selon le programme. Il existe des expéditions de 5 à 8 jours, ainsi que des formats plus courts. En théorie, la montagne peut être gravie en une journée si l’on s’approche très près du camp de base et que l’on commence immédiatement le trekking. Les programmes plus longs favorisent cependant une meilleure acclimatation à l’altitude et permettent de découvrir bien davantage les paysages du parc national du Simien.

8e place : mont Meru – 4 566 m d’altitude

Le Meru est un volcan situé dans le nord de la Tanzanie, en Afrique de l’Est. En Inde, dans l’Himalaya, une montagne est couramment appelée Meru Peak. Elle culmine à 6 660 m et n’a aucun lien avec l’Afrique. Un mont Meru apparaît aussi dans les traditions hindoue, bouddhiste et jaïne ; en réalité, cette montagne n’existe pas et relève du symbole sacré mythique. Revenons donc en Tanzanie, au véritable mont Meru.

Nom : mont Meru

Altitude : 4 566 m

Sommets : Socialist Peak, Little Meru

Pays : Tanzanie

Première ascension : 1901, Carl Uhlig ; ou 1904, Fritz Jaeger

Difficulté de l’ascension : modérée

Durée de l’expédition : 3 à 4 jours

Le mont Meru africain est un volcan qui, selon les classifications, peut être considéré comme actif. Sa dernière activité a été enregistrée en 1910. Les éruptions précédentes remontent à plusieurs dizaines de milliers d’années. Aujourd’hui, le Meru est une attraction touristique, et son ascension est prisée sans être considérée comme particulièrement difficile.

Qui a été le premier à gravir le Meru ?

Les humains atteignirent pour la première fois le sommet du Meru au début du XXe siècle. L’année exacte et l’identité du premier grimpeur restent incertaines. En 1901, le géographe allemand Carl Uhlig explora la montagne, sans que l’on sache s’il atteignit le véritable sommet. En 1904, avec Fritz Jaeger, il parcourut les territoires du nord de l’actuelle Tanzanie. Les scientifiques allemands découvrirent et décrivirent le lac Eyasi, ainsi que les « Giant Crater Highlands », aujourd’hui connus sous le nom de cratère du Ngorongoro. On pense que Jaeger gravit le Meru en 1904. Reste à savoir s’il fut le premier.

Altitude du mont Meru

Une autre question revient souvent : quelle est la véritable altitude du Meru ? Les données varient entre 4 550 et 4 567 m au-dessus du niveau de la mer. Les dernières mesures, réalisées en 2022 par des chercheurs de l’université du KwaZulu-Natal en Afrique du Sud, donnent 4 566 m. C’est l’altitude que nous retenons, plaçant le Meru au 8e rang des plus hautes montagnes d’Afrique.

Comme le Karisimbi et le Ras Dashen, le Meru se trouve dans un parc national. L’ascension se déroule dans le parc national d’Arusha. Lors d’une visite de ce volcan, on peut croiser une faune variée : girafes, buffles, zèbres, antilopes et même éléphants.

Pourquoi l’appelle-t-on Meru ? C’est le nom donné par les peuples vivant au pied de cette montagne tanzanienne. Gravir le Meru en vaut vraiment la peine : son sommet offre une vue remarquable sur le Kilimandjaro.

Expéditions au mont Meru

L’ascension dure 4 jours, par l’unique voie Momella, avec des nuits en refuges de bois confortables. Contactez notre équipe : nous organiserons pour vous une expédition au mont Meru sûre et marquante.

Nous reviendrons en Tanzanie à la fin de cette liste. Pour l’heure, poursuivons vers l’Ouganda voisin.

7e place : mont Gessi – 4 715 m d’altitude

Nous gagnons maintenant la frontière entre la République démocratique du Congo et l’Ouganda. La ligne séparant les deux pays suit la chaîne du Rwenzori, qui s’étire entre deux , Albert et Édouard. Le Rwenzori comprend 6 montagnes principales. 5 d’entre elles figurent dans le top 10 des plus hauts sommets d’Afrique. La montagne Luigi di Savoia, rarement mentionnée et nommée d’après le prince italien Luigi Amedeo de Savoie, appartient aussi à cet ensemble.

Les montagnes de la Lune

Lorsque le géographe Claude Ptolémée dressa les cartes du monde connu au IIe siècle de notre ère, il indiqua que le grand fleuve Nil prenait sa source au cœur de l’Afrique, près des montagnes de la Lune. Il faisait très probablement référence au Rwenzori. Lorsque la source du Nil fut découverte au XIXe siècle, mettant fin à des années de débats et de recherches, l’explorateur britannique Henry Morton Stanley chargea la génération suivante d’explorateurs d’étudier cette région montagneuse. La mission revint à Luigi Amedeo.

Au début du XXe siècle, Luigi Amedeo gravit tous les plus hauts sommets du Rwenzori, visitant 16 cimes. Ironie de l’histoire, il n’en manqua qu’une seule, qui reçut plus tard son nom : le mont Luigi di Savoia. Il culmine à 4 627 m. Cette montagne n’a toutefois pas la nécessaire pour être considérée comme indépendante. Nous la laissons donc de côté pour passer au mont Gessi.

Nom : mont Gessi

Altitude : 4 715 m

Pays : Ouganda, République démocratique du Congo

Première ascension : 1906, Luigi Amedeo avec une équipe

Difficulté de l’ascension : modérée, en raison des rochers humides

Durée de l’expédition : 9 à 11 jours

Le mont Gessi se situe au nord-est de la partie centrale du Rwenzori, où se concentrent les principaux massifs. Ses principaux sommets sont Iolanda et Bottego. Toutes les montagnes de cette zone se ressemblent par leurs paysages, leur flore et leur faune. Nous décrirons un peu plus loin ce que l’on peut observer sur leurs pentes. Commençons par leurs noms.

Aujourd’hui, plus personne n’appelle ces montagnes les montagnes de la Lune. Parmi les différentes graphies et prononciations, comme Ruwenzori ou Rwenjura, c’est Rwenzori qui s’est imposé. Le nom d’origine remonte à l’expression Rwenjura, dans la langue locale tooro. Elle peut se traduire par « faiseur de pluie » ou « roi des nuages ». Une appellation parfaitement justifiée : il pleut environ 300 jours par an dans ces montagnes, dont les sommets demeurent presque constamment enveloppés de nuages.

Romolo Gessi

Le mont Gessi doit son nom à Romolo Gessi, explorateur italien de l’Afrique. Il mena des études complexes sur le bassin du Nil. Gessi découvrit que le lac Albert alimentait le fleuve et constituait l’une de ses principales sources. Il fallut 20 ans pour identifier toutes les sources du Nil. C’est d’ailleurs Romolo Gessi qui vit le premier les montagnes du Rwenzori en 1876, même si la découverte fut attribuée à l’explorateur britannique Henry Morton Stanley, qui les observa et rapporta sa trouvaille 12 ans plus tard.

Expéditions au mont Gessi

Gravir le Gessi n’est pas techniquement difficile du point de vue de l’alpinisme. Les pluies constantes et le sentier rocheux détrempé ajoutent toutefois une vraie difficulté. Les grimpeurs sont également avertis de la présence abondante de mousse glissante sur l’itinéraire, ce qui rend l’expédition un peu plus exigeante et plus risquée. Des refuges se trouvent sur les pentes de la montagne pour passer la nuit pendant l’ascension.

6e place : mont Emin – 4 798 m d’altitude

Emin est le plus septentrional des principaux massifs du Rwenzori. Il se trouve entièrement en République démocratique du Congo. Contrairement au Gessi, son ascension n’est donc possible que d’un seul côté. Le mont Emin est parfois appelé la sœur jumelle du Gessi : les deux montagnes se dressent très près l’une de l’autre, séparées par une profonde vallée.

Nom : Emin

Altitude : 4 798 m

Pays : République démocratique du Congo

Première ascension : 1906, Luigi Amedeo avec une équipe

Difficulté de l’ascension : élevée, équipement d’alpinisme requis

Durée de l’expédition : 10 à 12 jours

Emin Pasha

Cette montagne porte le nom du célèbre explorateur allemand de l’Afrique, Emin Pasha. Son histoire est particulièrement intéressante. Né dans une famille juive en Allemagne, Eduard Schnitzer devint médecin et partit exercer dans l’Empire ottoman. Il s’y convertit à l’islam et prit le nom de Muhammad al-Amin. Le monde le connaît sous le nom d’Emin Pasha. Pasha est un haut titre politique dans les pays musulmans.

Dans l’Égypte du XIXe siècle, il fut nommé gouverneur de l’Équatoria, une province britannique d’Afrique du Nord. Ces territoires appartiennent aujourd’hui au Soudan du Sud et à l’Ouganda. Emin Pasha organisa des expéditions en amont du Nil, mena des recherches et envoya en Europe des échantillons de plantes et d’animaux. Plusieurs plantes, animaux et oiseaux portent son nom. Henry Morton Stanley l’accompagnait souvent lors de ses expéditions. C’est Stanley qui sauva Emin Pasha lorsqu’une rébellion contre le pouvoir égyptien éclata au Soudan, isolant le gouverneur du monde extérieur pendant plusieurs années.

Par la suite, Emin Pasha explora les territoires situés au sud et à l’est du lac Victoria, passés plus tard sous contrôle de l’Empire allemand et appartenant aujourd’hui à la Tanzanie indépendante. Ce chercheur fonda la ville de Bukoba, sur la rive orientale du Victoria. Il devint célèbre pour son engagement contre la traite esclavagiste, qui entraîna sa mort lors d’une expédition vers le fleuve Congo. Des marchands d’esclaves arabes cherchèrent à se venger et tuèrent cet infatigable voyageur, scientifique et homme politique. Luigi Amedeo donna son nom à un massif du Rwenzori.

Le mont Emin est-il difficile à gravir ?

L’ascension de l’Emin peut être considérée comme difficile. Les pentes rocheuses de ces montagnes accidentées sont très raides, hérissées d’arêtes et de crêtes étroites qu’il faut franchir pour atteindre les sommets. Deux cimes importantes sont généralement visitées : Umberto et Crepelin. Seuls des grimpeurs expérimentés, sachant manier l’équipement technique d’alpinisme, se lancent dans cette ascension. Le chemin vers le sommet de l’Emin n’est pas ouvert aux débutants.

Ceux qui s’engagent sur le mont Emin doivent emporter cordes d’alpinisme, piolets et autre matériel de sécurité. Il faut aussi garder à l’esprit que toutes les montagnes du Rwenzori sont souvent couvertes de neige. Certains glaciers y subsistent encore, ce qui rend les ascensions exigeantes.

5e place : mont Baker – 4 844 m d’altitude

Le mont Baker est parfois décrit comme un plateau. Il compte 6 sommets, dont le plus élevé est le pic Edward, nommé en l’honneur du roi Édouard VII de Grande-Bretagne. La montagne elle-même porte le nom de l’explorateur anglais du bassin du Nil, Samuel White Baker. Lui aussi détenait le titre de Pasha ; il ne fut pas seulement gouverneur de l’Équatoria, il fonda cette province. En Europe, il devint célèbre pour la découverte du lac Albert.

Expéditions au mont Baker

Les alpinistes choisissent souvent le Baker pour la beauté de ses paysages et sa difficulté modérée. Dans certaines sections où s’ouvrent de profondes crevasses, les cordes sont nécessaires. Les grimpeurs combinent fréquemment l’ascension de plusieurs sommets du Rwenzori, par exemple Baker et Stanley, le plus élevé. L’histoire des ascensions du Baker est riche. L’année même où l’équipe du prince Luigi Amedeo visita le sommet, deux expéditions précédentes avaient tenté d’atteindre le sommet du mont Baker, sans succès.

Nom : Baker

Altitude : 4 844 m

Pays : Ouganda

Première ascension : 1906, Luigi Amedeo avec une équipe

Difficulté de l’ascension : supérieure à la moyenne, équipement d’alpinisme requis

Durée de l’expédition : 5 à 7 jours

Parc national des monts Rwenzori

Le mont Baker et les deux sommets suivants, Speke et Stanley, se trouvent dans le parc national des monts Rwenzori, en Ouganda. Du côté voisin de la République démocratique du Congo, il jouxte le parc national des Virunga, dont le sommet principal est le Karisimbi. Les deux parcs sont inscrits au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Le parc national est considéré comme l’un des plus beaux lieux d’Afrique. Un contraste saisissant s’y dessine entre la végétation tropicale luxuriante de la base des montagnes et les champs enneigés des sommets, souvent enveloppés de nuages. Des glaciers équatoriaux couvrent encore les cimes du Rwenzori, même s’ils ne constituent plus de véritables obstacles sur les itinéraires d’ascension : la glace disparaît rapidement.

Une expédition au sommet du mont Baker est à la fois une ascension alpine exigeante et un trekking à travers les vastes étendues de forêts tropicales, où l’on peut rencontrer des animaux sauvages et une riche avifaune équatoriale. Plusieurs sentiers mènent au sommet principal, certains suivant des crêtes étroites et franchissant de profondes crevasses. La présence de guides est indispensable pour parcourir ces itinéraires.

4e place : mont Speke – 4 890 m d’altitude

Autre montagne majestueuse du parc national des monts Rwenzori, le Speke possède, comme le mont Baker, plusieurs sommets déchiquetés. En raison de sa forme peu définie, il est parfois qualifié de plateau. Son point culminant s’appelle Vittorio Emanuele, en l’honneur du roi d’Italie de l’époque. Ce nom lui fut donné par l’explorateur italien Luigi Amedeo, prince de Savoie et duc des Abruzzes, cousin du roi régnant. Il s’agit de la 4e plus haute montagne d’Afrique.

Luigi Amedeo

Luigi Amedeo eut une vie d’expédition. Il se rendit au pôle Nord, où il perdit 2 doigts à cause d’engelures. Lors d’une expédition dans le Karakoram, il établit un record en atteignant une altitude jamais égalée jusque-là. En 1909, il gravit le Chogolisa, dans la chaîne du Masherbrum, jusqu’à 7 498 m d’altitude. 3 ans plus tôt, avec un groupe d’autres grimpeurs, il avait parcouru tous les sommets de 5 des 6 montagnes formant le groupe principal du Rwenzori. Le Speke en faisait partie.

Nom : mont Speke

Altitude : 4 890 m

Pays : Ouganda

Première ascension : 1906, Luigi Amedeo avec une équipe

Difficulté de l’ascension : modérée, équipement d’alpinisme requis

Durée de l’expédition : 10 à 12 jours

Ascension du mont Speke

Ceux qui souhaitent gravir les 4 sommets du mont Speke doivent savoir que la tâche est exigeante. Les passages entre les cimes imposent de traverser des crêtes très étroites bordées d’à-pics. Des cordes sont nécessaires à certains endroits. Pendant la saison des pluies, les passages rocheux deviennent glissants, ce qui complique encore l’ascension.

L’effort est récompensé par les vues magnifiques depuis les pentes du mont Speke. Les pluies abondantes donnent naissance à de nombreux ruisseaux et rivières. Cette présence d’eau nourrit la richesse et la diversité végétales, tout en attirant de nombreux animaux sur les pentes inférieures du mont Speke. Léopards, antilopes et même éléphants vivent au pied de la montagne. Les forêts abritent des chimpanzés ; les monts Rwenzori accueillent une sous-espèce connue sous le nom de chimpanzé oriental (Pan troglodytes schweinfurthii).

John Hanning Speke

Speke, dans le nom de la montagne, est le patronyme de l’un des plus célèbres explorateurs de l’Afrique, John Hanning Speke. Sa persévérance et son audace lui permirent de découvrir la source tant recherchée du Nil et, avec elle, le plus grand lac d’Afrique : le lac Victoria. C’est également Speke, avec James Augustus Grant, qui signala pour la première fois la découverte des Virunga. Le film « Les Montagnes de la lune » retrace les explorations de Speke aux côtés de Richard Francis Burton. Comme vous vous en souvenez peut-être, c’est ainsi que les géographes de l’Antiquité nommaient le Rwenzori, à une époque où l’on en savait encore très peu sur ces montagnes.

3e place : mont Stanley – 5 109 m d’altitude

Le mont Stanley est la plus haute montagne de toute la chaîne du Rwenzori et le 3e plus haut sommet du continent. Il porte à juste titre le nom de l’explorateur britannique Henry Morton Stanley. Celui-ci mena plusieurs expéditions au cœur de régions africaines alors mal connues, explora le cours supérieur du fleuve Congo, acheva la cartographie des Grands Lacs africains et établit que la source ultime du Nil devait être considérée comme la rivière Kagera, qui se jette dans le lac Victoria. Il accomplit encore d’autres découvertes.

Henry Morton Stanley

On considère que Henry Stanley fut le premier Européen à atteindre les montagnes du Rwenzori. Il ne les gravit cependant pas lui-même. Son dernier souhait était d’explorer cette chaîne montagneuse. La volonté du grand explorateur fut réalisée par le prince Luigi Amedeo, 2 ans après la mort de Stanley. Henry Morton Stanley occupe une place de premier plan parmi les pionniers de l’exploration africaine, par le nombre de découvertes et de recherches qu’il mena. Le fait que la plus haute des 6 principales montagnes du Rwenzori porte son nom en est la preuve.

Nom : mont Stanley

Altitude : 5 109 m

Pays : Ouganda et RDC

Première ascension : 1906, Luigi Amedeo avec une équipe

Difficulté de l’ascension : modérée, équipement d’alpinisme requis

Durée de l’expédition : 12 à 14 jours

Avec les deux montagnes précédentes, Speke et Baker, le mont Stanley forme un triangle dans la partie nord de la vallée de Bujuku. Dans les temps anciens, un immense glacier occupait la dépression au pied des trois montagnes. Un lac s’y trouve aujourd’hui. C’est la partie la plus majestueuse du parc national des monts Rwenzori. Trois montagnes coiffées de neige blanche dominent la vallée verte, désormais en partie noyée. Autrefois, tous les massifs du Rwenzori étaient couverts de glace. Aujourd’hui, les restes visibles de glaciers ne subsistent que sur les trois montagnes les plus élevées, et le mont Stanley en porte la plus grande part. Selon les estimations, toute la glace des sommets du Rwenzori aura disparu d’ici 2025.

Les sommets du mont Stanley

Les pays voisins ne se sont pas partagé le mont Stanley : ils ont tracé la frontière à travers le sommet. Ainsi, le point culminant de cette montagne est à la fois le plus haut point de l’Ouganda et de la République démocratique du Congo. Il s’appelle Margherita Peak, en l’honneur de la reine Marguerite d’Italie. Son nom se rencontre d’ailleurs non seulement dans le Rwenzori, mais aussi dans presque toutes les pizzerias : la célèbre pizza aux tomates et au fromage porte également son nom.

Le mont Stanley possède d’autres sommets, tous rocheux. Alexander’s Peak et Margherita Peak sont souvent considérés comme des sommets jumeaux. Cordes, crampons et même piolets sont utilisés en direction du sommet principal, car l’itinéraire traverse des pentes glacées. De larges crevasses s’y ouvrent, dans lesquelles un grimpeur peut tomber. Une certaine formation à l’alpinisme est donc nécessaire pour gravir le plus haut sommet de l’Ouganda et de la RDC.

En route vers Margherita Peak, les grimpeurs traversent d’abord des forêts tropicales, puis des bosquets de bambous et d’immenses bruyères arbustives. Vers 4 000 m d’altitude, les membres de l’expédition parcourent des prairies afro-alpines et des terrains rocheux couverts de mousses et de lichens. Enfin, au sommet, ils rencontrent d’anciens glaciers. Pour l’instant encore, ces glaciers sont visibles dans les montagnes du Rwenzori.

2e place : mont Kenya – 5 199 m d’altitude

Le mont Kenya porte des glaciers et a donné son nom au pays où il se trouve. Aujourd’hui, 11 glaciers subsistent à son sommet. Les plus grands s’appellent Lewis et Tindall. À la fin du XIXe siècle, lorsque les Européens gravirent la montagne et l’explorèrent, ils en comptèrent 18 ; 7 ont déjà disparu. On estime que, d’ici le milieu des années 2030, tous les glaciers restants auront également disparu.

Le mont Kenya se situe au centre du Kenya, juste au sud de l’équateur. C’est un volcan éteint, dont les éruptions ont cessé il y a environ 2,6 millions d’années. Il possède aujourd’hui plusieurs sommets remarquables, dont 3 sont particulièrement connus : Point Lenana (4 985 m), Nelion (5 188 m) et Batian (5 199 m). Le premier est considéré comme relativement simple, et son ascension relève du trekking. Les deux plus hauts, en revanche, exigent des compétences d’alpinisme.

Nom : mont Kenya

Altitude : 5 199 m

Pays : Kenya

Première ascension : 1899, Halford Mackinder avec une équipe

Difficulté de l’ascension : élevée, ascension technique

Durée de l’expédition : 4 à 7 jours

Difficulté du mont Kenya

Une opinion largement répandue veut que le mont Kenya présente l’un des itinéraires d’ascension les plus difficiles d’Afrique, ou du moins d’Afrique de l’Est. Ce qui distingue cette montagne, c’est la diversité des voies disponibles, permettant aux grimpeurs de choisir des passages où exprimer leurs compétences en escalade rocheuse et en progression sur glace. Le recul rapide des glaciers du mont Kenya réduit toutefois rapidement cette possibilité.

Parc national du mont Kenya

Le mont Kenya est réputé non seulement pour ses glaciers, mais aussi pour sa flore spectaculaire. En montant sur ses pentes, on traverse d’abord une forêt tropicale humide. Vers 2 400 m, la forêt cède la place aux bambous, qui s’ouvrent progressivement sur la zone des bruyères géantes. Plus haut, la lande afro-alpine devient de plus en plus nue, jusqu’à se transformer en un tapis continu de mousses et de lichens. Vers 4 600 m, il ne reste plus que la roche ; en poursuivant l’ascension, la neige et la glace apparaissent.

Le Kenya, l’une des plus hautes montagnes d’Afrique, se trouve dans le parc national du mont Kenya. Léopards, damans des arbres, rhinocéros, céphalophes et autres espèces d’antilopes habitent le parc. Les colobes, beaux primates noirs et blancs, vivent dans les forêts locales. Les environs du mont Kenya abritent aussi la plus grande population mondiale de zèbres de Grévy. Les éléphants y sont nombreux également, car cette région se trouve sur leur route migratoire. L’avifaune autour du mont Kenya est elle aussi réputée impressionnante.

Première ascension du mont Kenya

De nombreuses tentatives furent menées pour gravir le Kenya dans la seconde moitié du XIXe siècle, mais le succès revint au groupe de grimpeurs conduit par le géographe Halford Mackinder. Théoricien politique, il développa et se trouva aux origines de la géopolitique, cet ensemble de conceptions du monde fondé sur la division des régions en sphères d’influence et sur la confrontation des puissances.

En 1899, un groupe composé de 6 Européens et de 164 représentants des peuples locaux, principalement Kikuyu, réussit l’ascension de la montagne en établissant des camps le long de l’itinéraire. L’ascension fut difficile et longue : il fallut près d’un mois pour aller du camp de base au sommet principal. Au total, l’équipe passa 33 jours sur la montagne, menant des recherches détaillées sur le volcan, sa flore et sa faune.

Lobélie géante, l’une des plantes endémiques du mont Kenya
Lobélie géante, l’une des plantes endémiques du mont Kenya
Lobélie sur les pentes du mont Kenya
Lobélie sur les pentes du mont Kenya

Le sommet principal fut nommé Batian par Mackinder, en l’honneur du grand guérisseur maasaï Mbatian. On sait que 8 porteurs furent tués pendant l’ascension, mais l’identité des responsables demeure inconnue. Les témoins rapportent seulement que Mackinder et un autre Européen avaient menacé les porteurs de mort.

Pourquoi le Kenya s’appelle-t-il Kenya ?

Selon la tradition, les Allemands Johann Krapf et Johannes Rebmann, qui virent la montagne pour la première fois un demi-siècle avant l’expédition de 1899, notèrent deux variantes du nom : Kenia et Kegnia. Ces formes sont proches de celles utilisées par les peuples locaux, Kikuyu, Embu et Kamba. Les Kikuyu l’appelaient Kirinyaga, « montagne blanche » ou « brillante ». Les Embu disaient Kirenyaa, « montagne lumineuse », et les Kamba Kiinyaa, ou « montagne de l’autruche », par comparaison avec la couleur des plumes de l’autruche.

Une légende plus amusante raconte que Krapf demanda à un guide kamba le nom de la montagne, en désignant la grande masse devant lui. Or le guide portait alors une courge. Pensant qu’on lui demandait le nom de la courge, il répondit « kii-nyaa ». Cette version aurait ensuite été inscrite sur les cartes.

1re place : Kilimandjaro – 5 895 m d’altitude

Nous approchons enfin du point culminant du continent africain. La montagne légendaire, connue sous le nom de « toit de l’Afrique », se trouve dans le nord de la Tanzanie, près de la frontière avec le Kenya. Le Kilimandjaro est le sommet africain le plus célèbre et la plus haute montagne du continent. Chaque année, des dizaines de milliers de voyageurs viennent admirer sa cime enneigée dominant les plaines ou atteindre son point culminant.

Nom : Kilimandjaro

Altitude : 5 895 m

Pays : Tanzanie

Première ascension : 1889, Hans Meyer et Ludwig Purtscheller

Difficulté de l’ascension : relativement facile

Durée de l’expédition : 5 à 10 jours

Le Kilimandjaro est un volcan dont la formation a commencé il y a environ 2,5 millions d’années. Fait intéressant, 3 volcans, Shira, Mawenzi et Kibo, se sont formés au même endroit. Chaque volcan successif détruisit son prédécesseur par ses éruptions. Il reste peu de choses du premier, Shira, tandis que le plus récent, Kibo, constitue l’altitude la plus élevée. Aujourd’hui, la montagne se compose de 3 cônes volcaniques. Les voyageurs qui viennent en Tanzanie pour gravir le Kilimandjaro peuvent atteindre le plus haut sommet de la plus haute montagne isolée du monde.

Recevoir la liste d’équipement Kilimandjaro en PDF
Recevoir la liste d’équipement Kilimandjaro en PDF
Liste d’équipement gratuite pour le Kilimandjaro, avec le matériel nécessaire à l’ascension et les recommandations des spécialistes Altezza Travel
Recevoir votre liste d’équipement Kilimandjaro en PDF

Recevoir votre liste d’équipement Kilimandjaro en PDF

Nous vous enverrons la liste d’équipement PDF par e-mail
RU
Ce champ ne peut pas être vide
Comment préférez-vous que nous vous contactions ?
En cliquant sur « Envoyer », vous acceptez notre politique de confidentialité.

La plus haute montagne isolée du monde

Si vous atteignez le point culminant, vous lirez sur un panneau que le Kilimandjaro est la plus haute montagne isolée du monde. Il ne fait pas partie d’une chaîne montagneuse : il se dresse véritablement seul au milieu des plaines africaines. Toutefois, si l’on considérait chaque volcan comme une montagne distincte, le pic Kibo resterait en première position. Le mont Kenya viendrait ensuite dans la liste des plus hautes montagnes d’Afrique. Le volcan Mawenzi, avec ses 5 149 m d’altitude, prendrait alors la 3e place.

Quelle est l’altitude du Kilimandjaro ?

L’altitude du principal volcan du Kilimandjaro fait d’ailleurs débat. L’altitude officielle est de 5 895 m, mais des mesures réalisées par GPS en 2008 ont donné un chiffre légèrement inférieur : 5 891,8 m. Cette différence n’a pas grande importance, puisqu’elle ne modifie pas le classement.

Le Kilimandjaro est une destination touristique très prisée, qui attire différents profils de voyageurs. Le plus haut sommet d’Afrique séduit à la fois les amoureux de nature, les amateurs d’effort en altitude et les alpinistes professionnels.

Combien de temps faut-il pour gravir le Kilimandjaro ?

Les amoureux de nature partent en safari et sont fascinés par cette montagne singulière, qui s’élève au-dessus de la savane tout en conservant glace et neige à son sommet. Pour eux, un trekking de 1 ou 2 jours sur le Kilimandjaro est idéal. Une telle expédition permet de parcourir les pentes de la montagne et d’en découvrir la richesse végétale et animale. Ceux qui partent pour 2 jours dorment dans des refuges de bois à 2 720 m d’altitude. Ils traversent deux fois une forêt tropicale d’une beauté envoûtante. Il faut toutefois noter que c’est au 3e jour d’une expédition complète que se dévoilent les vues les plus impressionnantes sur les montagnes et les plantes singulières de leurs pentes.

Les passionnés de randonnée et de montagne s’engagent généralement pour une semaine : une véritable expédition jusqu’au sommet de la plus haute montagne du continent. Pour la gravir, il n’est pas nécessaire de disposer d’équipement d’alpinisme ni d’une grande expérience de l’escalade. L’essentiel de l’itinéraire relève du trekking, et le sommet lui-même est une élévation rocheuse au bord du cratère. Le principal défi est sans doute l’altitude, où l’organisme reçoit moins d’oxygène qu’au niveau de la mer. Au sommet du Kilimandjaro, l’air inspiré contient seulement 40 % des molécules d’oxygène présentes au niveau de la mer. C’est précisément pour permettre l’adaptation à l’altitude que les programmes d’ascension sont suffisamment longs pour que le corps s’adapte.

Les alpinistes professionnels s’intéressent moins à l’ascension elle-même qu’à l’accomplissement que représente le sommet. Plus haute montagne d’Afrique, le Kilimandjaro fait partie de la liste des . Des athlètes très bien préparés gravissent souvent le « toit de l’Afrique » en 1 ou 2 jours. Par exemple, le célèbre alpiniste népalais Nimsdai a consacré moins d’une journée à l’ascension. Le record de l’ascension la plus rapide du Kilimandjaro est de 4 h 56.

Nous invitons celles et ceux que la montagne attire à venir en Tanzanie découvrir ce sommet splendide. Plusieurs voies mènent à sa cime, avec un hébergement possible en refuges équipés ou en camps de tentes. Les plus solides et les plus ambitieux peuvent même passer la nuit dans le cratère, sous le ciel étoilé de l’équateur.

Qui a été le premier à gravir le Kilimandjaro ?

Le sommet principal s’appelle Uhuru, ce qui signifie « liberté » en swahili. Les premiers à l’atteindre furent les explorateurs allemands Hans Meyer et Ludwig Purtscheller. Meyer ne réussit qu’à sa 3e tentative, en 1889. À cette époque, la glace et la neige étaient beaucoup plus présentes au sommet, ce qui rendait l’ascension plus difficile. Aujourd’hui, les glaciers disparaissent. Comme au Kenya et dans les montagnes du Rwenzori, les scientifiques prévoient la disparition complète de la glace sur les sommets africains au cours des prochaines décennies. L’époque où l’on pouvait voir des glaciers près de l’équateur en Afrique touche malheureusement à sa fin.

Si vous aimez la montagne et que l’Afrique vous fascine, venez nous voir. Les montagnes africaines sont d’une beauté saisissante. Chez Altezza Travel, nous serons heureux d’organiser votre voyage en Tanzanie.

Dans un autre article, nous explorons les 10 plus hautes montagnes d’Amérique et les 5 plus hautes montagnes de la planète. Saviez-vous que l’Everest ne peut pas toujours être considéré comme la plus haute montagne de la Terre, et que le Kilimandjaro, sous un certain angle, peut même être plus haut que l’Everest ? Vous trouverez cette explication, et bien d’autres, dans nos articles détaillés.

Publié le 27 janvier 2024 Mis à jour le 26 mai 2026
Normes éditoriales

Tous les contenus d’Altezza Travel sont rédigés à partir d’analyses expertes et de recherches approfondies, conformément à notre Politique éditoriale.

À propos de l’auteur
Thomas Becker

En 2013, Thomas Becker a quitté l'Allemagne pour s'installer en Tanzanie, séduit par le charme du pays. Il en a parcouru plusieurs régions, s'immergeant dans la culture locale, les traditions, la géographie et la faune sauvage.

Lire la bio complète
Ajouter un commentaire
Merci pour votre commentaire !
Il apparaîtra sur le site après validation
Pour toute question, écrivez-nous sur WhatsApp à tout moment

Vous souhaitez en savoir plus sur les voyages d’aventure en Tanzanie ?

Contactez notre équipe ! Nous connaissons les plus belles destinations de Tanzanie. Nos conseillers voyage basés près du Kilimandjaro sont prêts à partager leurs conseils et à vous aider à préparer votre voyage.

Autres articles à lire

Demande envoyée
Nous avons bien reçu votre demande
Si vous souhaitez échanger avec notre équipe dès maintenant, touchez le bouton ci-dessous pour nous joindre sur WhatsApp.
Oups !
Désolé, une erreur s’est produite...
Contactez-nous via le chat en ligne ou WhatsApp, nous serons ravis de vous aider.
Vous préparez un voyage en Tanzanie ?
Notre équipe reste à votre écoute
RU
Je préfère :
En cliquant sur « Envoyer », vous acceptez notre politique de confidentialité.