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Qu’est-ce qu’un safari ?

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Safari Safari

D’où vient le mot « safari » et que signifie-t-il ? En quoi les safaris d’autrefois diffèrent-ils des safaris modernes en Afrique ? Où partir pour vivre les plus belles observations ? Voici l’essentiel sur ce voyage au plus près de la nature, raconté par des passionnés et des spécialistes du safari.

Le safari, c’est…

À l’évocation du mot « safari », on imagine souvent un groupe de voyageurs avançant dans la savane africaine à la recherche de grands animaux sauvages : lions, rhinocéros, buffles et éléphants. Sur les images anciennes, des hommes coiffés de casques coloniaux tiennent un fusil à la main ; sur les photos contemporaines, des voyageurs en 4x4 cadrent la scène avec de longs téléobjectifs. Il s’agit d’une quête animale : chasse au sens littéral autrefois, ou aujourd’hui observation attentive et chasse photographique, dans les vastes espaces du continent le plus chaud. Les amateurs de mode penseront aussi aux vêtements beiges à la coupe droite, à la large ceinture presque obligatoire et au chapeau à larges bords, hérités de l’uniforme des militaires britanniques en poste dans les colonies africaines de l’Empire. Toutes ces images forment nos premières associations avec ce beau mot, « safari », dont la sonorité pourrait presque évoquer un prénom arabe.

Un safari moderne est un voyage d’observation dans un parc national africain, dont l’objectif principal est d’approcher la faune sauvage. Autrefois, les safaris étaient organisés pour chasser de grands animaux. Le Big Five canonique de l’Afrique – éléphant, lion, rhinocéros, buffle d’Afrique et léopard – est directement lié à ces traditions cynégétiques. Pour les chasseurs, ces cinq mammifères étaient réputés les plus dangereux et les plus difficiles à poursuivre, et leurs dépouilles formaient les trophées les plus convoités.

Aujourd’hui, la chasse lors d’un safari est généralement Elle reste toutefois autorisée dans un nombre très limité de réserves. Cette pratique extrêmement coûteuse est strictement encadrée par la loi. Ainsi, l’immense majorité des safaris actuels se déroule à bord de véhicules tout-terrain suivant les itinéraires définis par les parcs nationaux : on y rencontre des animaux sauvages, on les observe de près ou aux jumelles, on les photographie et l’on suit leur comportement dans leur milieu naturel.

Le mot « safari » vient du swahili, principale langue parlée par les populations d’Afrique de l’Est. Il signifie « voyage » et remonte au mot arabe « safar », de sens identique. Dans les pays swahilophones, le terme désigne n’importe quel déplacement. Il existe même une formule courante, safari njema ! : un souhait de bon et agréable voyage.

L’Oxford Dictionary définit le « safari » comme « un voyage pour voir ou chasser des animaux sauvages, en particulier en Afrique de l’Est ou australe ». En Occident, le mot a été popularisé par le voyageur britannique Richard Francis Burton, qui explora l’Afrique de l’Est au XIXe siècle avec John Henning Speke et prit un vif plaisir à apprendre les langues et les coutumes des peuples rencontrés. Peu à peu, le mot « safari » s’est diffusé dans d’autres langues pour désigner les voyages dans les terres sauvages d’Afrique de l’Est.

Richard Burton, d’ailleurs, ne devint pas célèbre seulement comme linguiste et ethnographe : il traduisit aussi en anglais l’ancien Kamasutra indien ainsi que les contes arabes et persans des Mille et Une Nuits. Plus encore, il fut l’un des rares pèlerins non musulmans à se rendre à La Mecque, déguisé en cheikh ou en derviche pour accomplir ces pèlerinages en secret. Burton est également connu comme le premier Européen à avoir découvert le grand lac africain Tanganyika, dont la beauté le saisit profondément.

L’un des safaris africains historiques les plus connus fut la longue expédition entreprise par Theodore Roosevelt, 26e président des États-Unis. En 1909, avec son fils et une importante équipe d’accompagnement, pour près d’un an, juste après la fin de son mandat présidentiel. Des photographies de Roosevelt à la chasse furent publiées dans les journaux, et un documentaire consacré au voyage fut projeté dès son retour. Roosevelt lui-même en tira un récit, African Game Trails. La liste des animaux tués au cours de ce safari, scrupuleusement détaillée dans l’ouvrage, peut aujourd’hui heurter. Mais l’expédition était équipée par la Smithsonian Institution et se présentait comme animée par des motivations scientifiques.

L’expédition rapporta d’Afrique plus de 23 000 spécimens de plantes et d’animaux. Les archives indiquent que 512 grands animaux furent abattus personnellement par le président et son fils, et qu’au total environ 11 400 animaux furent tués ou capturés. Il fallut 8 ans à l’Institut pour cataloguer l’ensemble des spécimens. Ils constituèrent le socle de l’actuel National Museum of Natural History de Washington. Là résidait toute la contradiction de Theodore Roosevelt : sa passion pour la chasse coexistait avec sa volonté de défendre les intérêts des conservationnistes et des scientifiques. C’est lui qui fonda l’U.S. Forest Service. Roosevelt fut aussi le premier président à créer des parcs nationaux et de nombreuses aires protégées aux États-Unis.

Documentaire « Roosevelt in Africa ». Filmé en 1909. Archives de la Library of Congress

Le safari comme phénomène culturel populaire doit beaucoup au journaliste et écrivain américain Ernest Hemingway. Dans les années 1930, il voyagea à travers le Kenya et le Tanganyika, nom donné alors au territoire continental de l’actuelle Tanzanie. On sait qu’Hemingway fut profondément marqué par la nature saisissante de l’Afrique et par le majestueux Kilimandjaro. La chasse comptait parmi ses passions : il chassa beaucoup dans le Serengeti, ainsi que près du lac Manyara et de l’actuel parc national du Tarangire. Son amour de la nature et de la chasse influença Patrick, le fils de l’écrivain, qui voyageait avec ses parents depuis l’enfance. Patrick Hemingway finit par s’installer en Tanzanie, où il vécut 25 ans. Il travailla également en Ouganda et au Kenya, et lança même sa propre activité de safari.

Les œuvres « africaines » les plus connues d’Ernest Hemingway sont la nouvelle « Les Neiges du Kilimandjaro », et le récit « Les Vertes Collines d’Afrique », qui est essentiellement un compte rendu autobiographique des safaris familiaux de l’écrivain. Ses autres brouillons sur l’Afrique furent réunis dans le livre True at First Light et publiés après sa mort par Patrick Hemingway.

Les romans d’aventure consacrés au safari commencèrent à paraître dès le XIXe siècle. On peut citer le premier roman classique de Jules Verne, « Cinq semaines en ballon », qui raconte un voyage aérien au-dessus de l’Afrique. On pense aussi au roman populaire de Henry Haggard, « Les Mines du roi Salomon », sur des aventures en Afrique du Sud, ou encore au « Tour du monde d’un gamin de Paris » de Louis Boussenard.

Un autre genre littéraire a conservé de nombreux récits de safaris anciens : le journal d’aventure. On peut penser ici à Adventures in Africa by an African Trader, de William Kingston. Ces notes auraient été rédigées par un véritable marchand d’ivoire resté non identifié, et Kingston les aurait utilisées pour composer son livre. Une autre œuvre notable du genre est Trader Horn: A Young Man's Astounding Adventures in 19th Century Equatorial Africa, écrite par un autre marchand d’ivoire, Alfred Horne. À l’époque, de vastes régions d’Afrique demeuraient inconnues des Européens, et ces livres nourrissaient l’intérêt du public pour l’exploration du continent africain, riche d’une diversité géographique, culturelle et biologique extraordinaire.

Le cinéma naît au début du XXe siècle, et de nombreux films d’aventure situés en Afrique – le plus souvent en Afrique de l’Est ou centrale – contribuent à leur tour à l’attrait pour le safari. Le Trader Horn mentionné plus haut est adapté en 1931, bien que largement enrichi d’épisodes fictifs. Au milieu du XXe siècle, le thème de l’aventure dans la jungle connaît un grand succès : les écrans de cinéma associent alors les immensités africaines aux jungles d’Asie du Sud-Est ou d’Amazonie. Plus tard, le film Out of Africa, sorti en 1985 avec Robert Redford et Meryl Streep, joue un rôle majeur dans le retour du style safari, aussi bien dans la mode que dans la décoration intérieure. Inspiré du livre autobiographique de Karen Blixen, qui vécut de longues années au Kenya, il remporta notamment 7 Oscars et 3 Golden Globes.

L’intérêt croissant pour le safari moderne a encore été porté par de nombreux documentaires, notamment ceux des chaînes National Geographic et Discovery, tournés dans les parcs nationaux d’Afrique de l’Est, tout particulièrement dans le Serengeti. Les images de voyageurs traversant la savane en véhicule ouvert, observant différentes espèces sauvages dans leur habitat naturel et prenant des photos, ont donné à beaucoup l’envie de préparer leur propre voyage vers les grandes réserves naturelles d’Afrique de l’Est. Nombreux sont aussi ceux qui découvrent avec plaisir qu’au-delà du safari en 4x4, il existe bien d’autres manières d’approcher les espaces naturels africains.

Quels sont les différents types de safaris ?

Un safari classique en Afrique de l’Est aujourd’hui consiste à parcourir un parc national en véhicule tout-terrain, avec un chauffeur-guide, dans les vastes espaces où les animaux sauvages vivent dans leur habitat naturel. Forêts et savanes sont traversées par des troupeaux d’éléphants, de buffles, de zèbres et d’antilopes de différentes espèces, tandis que les girafes avancent seules ou en petits groupes. Dans les arbres, on observe souvent des singes et l’avifaune, tandis que les phacochères se réfugient à l’ombre des buissons. Les grands herbivores attirent les troupes de lions et les carnivores solitaires comme les léopards et les guépards. Chacals et hyènes recherchent des proies plus modestes. Dans les rivières, hippopotames et crocodiles se dissimulent à la chaleur. Pour les voyageurs en safari, ces milieux spectaculaires, parcourus de vie, se dévoilent dans toute leur diversité.

Quels sont les avantages de parcourir un parc national en voiture ? En 2 à 3 heures seulement, il est possible d’observer un grand nombre d’animaux de différentes espèces. De plus, lorsqu’un ranger repère une scène intéressante – une grande troupe de lions ou un rhinocéros, par exemple –, il la signale par radio au chauffeur du véhicule de safari, ce qui permet de rejoindre rapidement le secteur et d’observer les animaux. Le safari en véhicule tout-terrain est le format le plus populaire, mais ce n’est pas le seul.

Dans certains parcs, lorsque les conditions de sécurité le permettent, le safari peut se faire à pied. Il est généralement organisé dans des zones où les attaques de grands animaux sont peu probables et où de grands troupeaux ne viennent pas pâturer. Par mesure de sécurité supplémentaire, les visiteurs sont accompagnés d’un ranger armé. Le safari à pied permet de s’approcher au plus près du milieu naturel du parc, d’observer la flore locale et de découvrir la nature dans une rencontre plus directe.

L’une des manières les plus belles et les plus singulières de partir en safari en Afrique consiste à survoler la savane en montgolfière. Pour les visiteurs d’un parc national, ce vol apporte une émotion particulière. Depuis la nacelle, les paysages s’ouvrent à perte de vue, et l’on retrouve quelque chose de l’élan des grands récits de voyage d’avant l’ère industrielle. Le safari aérien moderne est une activité premium, plus coûteuse que les safaris classiques en véhicule, mais il donne accès à des perspectives saisissantes, comme vues du ciel. Le vol en montgolfière est souvent ajouté comme temps fort à un safari en 4x4.

Une autre façon remarquable de regarder la nature africaine sous un angle inhabituel consiste à naviguer sur les lacs, les rivières, voire sur l’océan. Sur une rivière tanzanienne, le guide partage de nombreuses informations sur les crocodiles et les hippopotames. Et, naturellement, l’observation de ces animaux imposants se fait parfois de très près. Lors d’un safari marin, on rejoint différentes îles ou l’on longe le continent en bateau. L’un des grands moments de ce type de sortie est l’approche des dauphins et l’observation de ces mammifères marins en train de jouer.

Où partir en safari ?

La destination la plus célèbre pour qui souhaite partir en safari est sans doute le parc national du Serengeti, en Afrique de l’Est. Beaucoup considèrent les paysages emblématiques du Serengeti comme le berceau du phénomène safari. Le parc se trouve dans le nord de la Tanzanie. Son prolongement naturel se situe au Kenya voisin, où il porte le nom de réserve nationale du Maasai Mara.

Une autre aire protégée mondialement connue se trouve à proximité : l’aire de conservation du Ngorongoro. Elle abrite la plus grande caldeira ancienne du monde, un site réellement saisissant. Dans son livre « Serengeti Shall Not Die », le célèbre zoologiste Bernard Grzimek la qualifiait d’immense zoo naturel. On y trouve le Big Five – éléphant, lion, léopard, buffle et rhinocéros – ainsi que de grands troupeaux migrateurs d’herbivores. Les parois abruptes de la caldeira donnent presque l’impression que les animaux évoluent dans une enceinte naturelle.

Parmi les autres parcs et aires protégées remarquables, citons Amboseli et le plateau de Laikipia au Kenya, le parc national Kruger en Afrique du Sud, le delta de l’Okavango et le parc national de Chobe au Botswana, ainsi que le parc national Queen Elizabeth en Ouganda, entre autres. On peut également mentionner le célèbre parc national Mosi-Oa-Tunya en Zambie et le parc national des chutes Victoria au Zimbabwe. Ces deux parcs nationaux ne sont pas très vastes, mais leur principal atout tient à leur proximité immédiate avec les spectaculaires chutes Victoria. Un autre lieu remarquable, capable de rivaliser avec les chutes Victoria en notoriété, est le célèbre volcan du Kilimandjaro, dont la renommée internationale a contribué à faire connaître certains parcs nationaux tanzaniens moins célèbres, comme Arusha et Tarangire.

Il existe bien d’autres parcs nationaux remarquables sur le continent. Le safari a depuis longtemps dépassé les frontières de l’Afrique de l’Est. Le mot « safari » est même fréquemment associé à des circuits dans les parcs nationaux d’Asie, surtout en Inde, au Népal, au Bhoutan et au Sri Lanka. En Inde, par exemple, les parcs nationaux de Ranthambore, de la forêt de Gir et de Kanha sont très fréquentés. Ce dernier est considéré comme l’une des sources d’inspiration du « Livre de la jungle » de Rudyard Kipling, l’histoire d’un garçon nommé Mowgli, élevé par les animaux. Aujourd’hui, le safari est devenu un phénomène mondial : le terme sert souvent à désigner un voyage dans la nature sauvage, où que ce soit, même en Australie.

À partir des années 1960, des « parcs safaris » commencèrent à apparaître dans différents pays. Il s’agit, en résumé, de zoos en plein air, où les animaux vivent dans des espaces ouverts relativement vastes. Les visiteurs pouvaient y entrer avec leur propre voiture, parfois même à pied. Ces « zoos » expérimentaux virent d’abord le jour aux États-Unis, puis au Japon, où l’on pouvait passer en voiture près de lions en liberté.

Le premier parc safari à part entière fut Longleat Safari and Adventure Park, en Angleterre. Aujourd’hui, ce lieu bien connu abrite des autruches, des girafes, des antilopes, des zèbres et d’autres animaux, originaires d’Afrique ou non. Au XXIe siècle, ces parcs safaris existent en très grand nombre dans le monde. Les meilleurs, comme Longleat, investissent souvent dans la conservation, ainsi que dans le sauvetage et la réhabilitation d’animaux, par exemple ceux qui ont passé leur vie dans un cirque, comme Anne l’éléphante mentionnée plus haut. Mais beaucoup de parcs sont, bien sûr, nettement moins vertueux et ne pourront jamais remplacer un milieu naturel. Les animaux y sont détenus en captivité et souvent isolés ; certains de ces lieux adoptent même des pratiques de zoos de contact, considérées par beaucoup comme contraires à l’éthique et néfastes pour les animaux.

Le véritable safari, sans violence envers les animaux, se trouve là où il est né : en Afrique de l’Est. Ici, les animaux vivent et prospèrent dans leur environnement d’origine, sans que l’humain cherche à les déplacer vers d’autres continents ni à s’immiscer dans leur existence. La Tanzanie a beaucoup progressé dans la création de parcs nationaux et de réserves, avec des règles claires pour les visites dans ces aires protégées, ce qui contribue à préserver ses territoires de conservation remarquables. Ajoutées à l’exceptionnelle biodiversité et à la beauté naturelle du pays, ces avancées font de la Tanzanie l’un des meilleurs pays pour un safari, sinon le meilleur de toute l’Afrique.

Si l’on recherche sur Instagram les hashtags et géotags contenant le mot « safari », puis que l’on analyse les statistiques, 3 pays africains figurent dans le top 10 : la Tanzanie, l’Afrique du Sud et le Kenya. La première place revient au parc national des chutes Victoria, dont l’attraction principale est bien sûr l’ensemble spectaculaire des cascades. Mais parmi les véritables destinations de safari, les images du parc national du Serengeti sont les plus publiées sur Instagram, avec plus de 160 000 photos identifiées. Au total, la Tanzanie apparaît comme la grande référence du safari d’observation de la faune.

Le développement actif du tourisme dans le pays, le haut niveau de sécurité et la diversité des activités disponibles peuvent rendre un voyage en Tanzanie aussi agréable que serein et mémorable. En plus du safari, vous pouvez découvrir les traditions populaires et la culture des tribus locales dans leurs villages, partir en excursions vers des lacs, des cascades et d’autres sites naturels, ou encore explorer les plages de Zanzibar et d’autres îles, ou simplement vous y reposer. Il est également possible de rejoindre les sites de plongée au large, dans l’océan Indien, et d’observer la vie sous-marine de vos propres yeux. Et, bien sûr, il y a les expéditions au Kilimandjaro. En associant safaris et autres activités, vous pouvez composer un programme très complet en restant dans un seul et même pays.

Bienvenue en Tanzanie, berceau du safari en Afrique de l’Est

Les aires protégées les plus populaires de Tanzanie se situent dans le nord du pays, entre le lac Victoria et le Kilimandjaro. Nous les avons déjà citées : Serengeti, Ngorongoro, Tarangire, Arusha, ainsi que le parc national du Kilimandjaro lui-même, dont l’attraction principale est le sommet éponyme, le plus haut d’Afrique. En plus du trekking sur le Kilimandjaro, le nord de la Tanzanie permet 2 autres ascensions intéressantes : celle du mont Meru, souvent considéré comme le petit frère du Kilimandjaro, volcan Meru, et celle d’Ol Doinyo Lengai, montagne tenue pour sacrée par les tribus locales. Parmi les sites célèbres des environs figurent aussi le parc national du Lac Manyara et 3 grands lacs : Manyara, Eyasi et Natron.

Nous sommes spécialisés depuis longtemps dans l’organisation de voyages nature en Tanzanie et connaissons en profondeur les safaris locaux. C’est pourquoi nous pouvons dire avec confiance que les possibilités de voyage, remarquablement riches dans ce pays d’Afrique, ne se limitent pas aux parcs nationaux les plus célèbres cités plus haut. Dans l’ouest de la Tanzanie, ainsi que dans le centre et le sud du pays, plusieurs parcs nationaux et réserves méritent l’attention. Nous pensons notamment à Ruaha, à Nyerere, au sein du Selous, à Katavi, ainsi qu’à Gombe Stream et aux Mahale Mountains, parmi d’autres parcs nationaux et réserves.

Combien de temps prévoir pour un safari ?

Avec un voyage en Tanzanie bien préparé, quelques jours suffisent déjà pour un très beau safari : les vastes savanes du Serengeti et sa grande migration animale, le célèbre cratère du Ngorongoro, les espaces plus sauvages du Tarangire où les troupeaux d’éléphants avancent entre les baobabs, la Great Ruaha River, dans les eaux de laquelle se cachent de nombreux crocodiles et hippopotames, ou encore les parcs forestiers denses sur les rives du Tanganyika, où des chercheurs observent les chimpanzés depuis des décennies.

Un beau voyage de safari demande plusieurs jours. Si vous pouvez consacrer deux semaines ou davantage à ce périple, c’est encore mieux. Chaque grand parc national mérite pleinement que l’on y passe quelques jours, et dormir dans des directement dans le parc est un moment à part. Vous pouvez alors partir en safari tôt le matin, puis en fin d’après-midi, juste avant le coucher du soleil. À ces heures, les animaux sont plus actifs, plus mobiles. La plupart des scènes intéressantes d’interaction entre animaux ont lieu le matin et le soir, avant ou après les heures brûlantes où ils cherchent paresseusement l’ombre pour échapper au soleil.

L’incroyable diversité de la flore et de la faune tanzaniennes ouvre la voie à de nombreuses façons de voyager. Si vous avez la possibilité de rester en safari plus de 2 semaines, ne laissez pas passer cette chance. Theodore Roosevelt passa près d’un an en Afrique ; Ernest Hemingway y vint 2 fois, et chacun de ses séjours fut long.

Tout ce que je voulais maintenant, c’était retourner en Afrique. Nous ne l’avions pas encore quittée, mais lorsque je me réveillais la nuit, je restais étendu là, à écouter, déjà nostalgique.

Ernest Hemingway, « Les Vertes Collines d’Afrique »

À quoi vous attendre lors d’un safari en Tanzanie ?

Un voyage de safari repose sur 3 éléments : les sorties en véhicule de safari, le repos dans l’un des hébergements voisins et les transferts entre l’hôtel et le parc national. Une bonne organisation réduit les temps de trajet, afin de vous laisser davantage de temps pour les activités principales ou le repos.

En général, il est préférable de rester dans un même parc au moins 3 jours, idéalement 5. Vous profitez ainsi de ce qu’il offre de plus intéressant, en rejoignant des secteurs souvent manqués par les voyageurs pressés.

Au moment de choisir vos hôtels, nous vous recommandons de regarder moins le nombre d’étoiles ou les détails de décoration que les conditions concrètes que vous attendez de votre hébergement. L’emplacement est un facteur essentiel. Un lodge situé dans un parc national l’emporte souvent sur un hôtel de luxe dans la ville la plus proche. Réduire les temps de transfert permet de passer plus de temps au contact de la nature spectaculaire de la Tanzanie. Être au cœur du parc aux premières heures du matin n’a pas de prix. Et l’impression générale laissée par un safari se construit précisément dans ces instants séparés.

Une journée idéale de safari pourrait se dérouler ainsi : les voyageurs se lèvent tôt, prennent une douche, puis rejoignent le parc en véhicule de safari avec leur panier-repas. Ils ont alors une chance d’observer la chasse matinale des prédateurs et de nombreux animaux debout ou couchés sur la piste, ou tout près, avant l’arrivée de dizaines d’autres véhicules. Peu après, le petit-déjeuner se prend en plein air, sur l’une des aires de pique-nique du parc. La matinée se poursuit par d’autres observations, puis retour au lodge pour le déjeuner. Après le repas, les voyageurs se reposent dans des chambres fraîches pendant les heures chaudes, avant de repartir en safari dans l’après-midi. Ils observent de nouveau de nombreux animaux, prennent de belles photos et regagnent le lodge à la tombée du jour. Le soir venu, un dîner savoureux, quelques moments dehors dans la douceur du camp et une bonne nuit de repos clôturent la journée.

Quelle est la meilleure période pour partir en safari ?

La Tanzanie est remarquable par sa situation proche de l’équateur et par la variété de ses régions géographiques. Cela signifie que l’on peut y voyager à tout moment de l’année, sauf si vous poursuivez un objectif très précis, comme observer les antilopes traversant les rivières du Serengeti, un phénomène qui a lieu de juin à août pendant la grande migration. Le climat et les conditions météorologiques de la Tanzanie permettent toutefois d’observer la vie animale presque toute l’année.

Si les saisons des pluies vous préoccupent, rassurez-vous : en Tanzanie, la saisonnalité entre périodes humides et périodes sèches est aujourd’hui assez relative. Dans tous les cas, quelques averses empêchent très rarement nos voyageurs de profiter d’un safari. La saison dite des pluies a même plusieurs avantages, dont les principaux sont l’absence de foule sur les pistes populaires des parcs et des tarifs hôteliers plus bas.

Si vous avez déjà envie de préparer votre safari au cœur de l’Afrique, consultez les programmes de safari d’Altezza Travel. Nous organisons de nombreux circuits différents, mais un programme sur mesure peut être encore plus adapté. Contactez simplement nos conseillers et demandez-leur de construire le programme qui vous conviendra le mieux. Deux courts articles pratiques peuvent aussi vous être utiles : l’un sur la préparation d’un safari en Tanzanie, l’autre sur ce qu’il faut emporter pour votre voyage.

N’hésitez pas à poser vos questions, ni à nous demander d’enrichir votre programme de safari : la Tanzanie a beaucoup à révéler. Nous serons heureux de vous accompagner en safari.

Publié le 17 novembre 2023 Mis à jour le 20 mai 2026
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À propos de l’auteur
Valentina Sudakova

Valentina, artiste créative chez Altezza Travel, puise son inspiration dans les merveilles naturelles de l'Afrique et partage son temps entre la Tanzanie et l'Afrique du Sud.

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