
Lac Eyasi
Des communautés africaines traditionnelles vivent encore au plus près de la nature
Le lac Eyasi est l’une des créations les plus pittoresques de la grande vallée du Rift. Ses rives abritent les Hadza et les Datooga, deux peuples aux modes de vie très différents. Autrefois nomades, les Hadza vivaient de chasse et de cueillette avant de s’établir peu à peu dans cette région. Leur maîtrise de la survie en milieu naturel est remarquable, et leur habileté à l’arc impressionne souvent les visiteurs.
Lac Eyasi
La végétation locale est trop pauvre pour nourrir les grandes antilopes, ce qui explique aussi l’absence de nombreux prédateurs comme les lions, les léopards et les guépards. Le lac Eyasi est ainsi devenu un refuge favorable et relativement sûr pour les animaux de petite taille : mangoustes, porcs-épics, hyènes, babouins, phacochères, chacals, caracals, genettes, cobes à croissant, petites antilopes et vervets, ainsi que de nombreuses espèces d’oiseaux.
Faits intéressants sur le lac Eyasi
Les Hadza vivent sur les rives du lac Eyasi depuis plus de 10 000 ans. Fidèles à leur mode de vie traditionnel, ils continuent de chasser et de cueillir différents fruits ainsi que du miel sauvage. La visite de leur communauté est une occasion rare. Vous pourrez peut-être même apprendre comment ils se lavent avec un os de singe, parmi d’autres particularités de leur quotidien. Les femmes et les hommes du peuple Datoga ont préservé le culte des ancêtres et des esprits. Ils pratiquent des rituels liés à la pluie et des rites de guérison. Le degré de préservation de leurs coutumes et traditions est tout simplement étonnant. Ce n’est pas un hasard si des groupes de chercheurs viennent avec empressement observer ces anciennes cérémonies africaines, maintenues au milieu d’une civilisation toujours plus présente.
