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Observation des oiseaux à Arusha, au Kilimandjaro, à Longido et au Pare Nord

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Temps de lecture : 12 min.
Observation des oiseaux Observation des oiseaux

Nous avons commencé à explorer les régions ornithologiques les plus intéressantes de Tanzanie par les grands parcs du nord : le Serengeti et le Ngorongoro, le Tarangire et le lac Manyara. Ces noms résonnent bien au-delà de l’Afrique de l’Est. Avec le Selous et Ruaha, ces parcs nationaux comptent parmi les plus anciennes aires protégées de la région et attirent de nombreux passionnés venus pour des voyages ornithologiques en Tanzanie.

En poursuivant cette exploration des zones importantes pour l’avifaune dans le nord du pays, intéressons-nous aux paysages qui entourent deux grands volcans de Tanzanie du Nord : le Meru et le Kilimandjaro. Des parcs nationaux ont été créés autour de chacun d’eux, avec en leur cœur les deux plus hautes montagnes de Tanzanie. Dans les régions voisines d’Arusha, du Kilimandjaro et de Manyara, plusieurs sites distincts abritent aussi une avifaune liée au mont Meru et au Kilimandjaro. Cet article présente les oiseaux les plus remarquables que l’on peut observer lors d’un voyage ornithologique en Tanzanie, dans les parcs nationaux d’Arusha et du Kilimandjaro, à Longido et dans le Pare Nord. 

Isaac Kilusu
Relu par un spécialiste tanzanien de l’observation des oiseaux
Ornithologue Arusha, Tanzanie

Isaac est un passionné d’avifaune originaire d’Afrique de l’Est, fondateur de la Tanzania Birders Community et du Kilusu Bird Club. Spécialiste des chants d’oiseaux, il a ajouté plus de 2 350 enregistrements à Xeno Canto, la grande archive mondiale des vocalisations d’oiseaux. Ses contributions apparaissent régulièrement sur des plateformes comme Orniverse et eBird, où elles aident les ornithologues du monde entier à identifier et mieux connaître différentes espèces

Parc national d’Arusha

Le parc national d’Arusha se situe au nord-est du lac Manyara et englobe le volcan Meru ainsi que certains territoires à l’est de celui-ci. La majeure partie du parc est couverte de forêts de montagne, mais aussi de lacs, d’étangs et de marais. La zone ornithologique importante comprend également les forêts voisines du parc. Les principaux plans d’eau de ce territoire forment un ensemble de lacs alcalins appelés Momella, qui attirent les oiseaux d’eau, notamment le flamant rose (Phoenicopterus roseus) et le flamant nain (Phoeniconaias minor).

Le parc national d’Arusha abrite le zostérops du Kilimandjaro (Zosterops eurycricotus), espèce endémique. Parmi les autres espèces notables présentes dans le parc figurent plusieurs quasi-endémiques, comme l’étourneau d’Abbott (Poeoptera femoralis), l’étourneau de Kenrick (Poeoptera kenricki), le bulbul montagnard (Arizelocichla nigriceps), l’alouette sentinelle (Corypha athi), le souimanga du Kilimandjaro (Cinnyris mediocris) et l’euplecte à nuque rouge (Euplectes laticauda).

Trogon narina
Trogon narina
Flamant nain
Flamant nain

Au total, environ 600 espèces d’oiseaux vivent dans le parc national. Il serait la seule aire protégée de Tanzanie choisie par l’érismature maccoa (Oxyura maccoa) pour l’hivernage et la reproduction. Les ornithologues expérimentés apprécient particulièrement ce lieu : à Arusha, les espèces forestières se repèrent plus facilement que partout ailleurs dans le nord de la Tanzanie. Les passionnés d’oiseaux sont souvent saisis lorsqu’ils croisent le trogon narina (Apaloderma narina). Son plus proche parent, le trogon à queue barrée (Apaloderma vittatum), est lui aussi superbe à observer.

Les perroquets de Jardine (Poicephalus gulielmi) n’ont rien à envier aux trogons par leur allure. Il existe 3 sous-espèces au total et, dans cette partie de l’Afrique, on peut apercevoir Poicephalus gulielmi massaicus, considérée comme endémique du nord de la Tanzanie et du sud du Kenya. Autre oiseau vif et remarquable de la région, le linurge loriot (Linurgus olivaceus) se distingue chez les mâles par un corps jaune et un bec jaune-orangé lumineux. Tous appartiennent au monde des oiseaux des forêts montagnardes.

Les torrents de montagne attirent de nombreux canards, une douzaine d’espèces, dont le canard noir africain (Anas sparsa). Très farouche, il représente un vrai défi pour tout ornithologue qui souhaite l’observer et en rapporter une belle image. D’autres oiseaux, comme les martinets, se laissent également difficilement photographier ; au moins 10 espèces vivent dans le parc. L’une d’elles, le martinet de Nyanza (Apus niansae), apparaît pendant la saison des pluies. Son régime se compose surtout de petits insectes aériens, capturés en plein vol. Dans le parc national d’Arusha, ses groupes préfèrent s’installer sur de hautes falaises.

Outre les martinets, les berges des rivières abritent des guêpiers à front blanc (Merops bullockoides), remarquables non seulement par leurs couleurs, mais aussi par une organisation sociale particulièrement élaborée. Ils creusent leurs nids dans des sols meubles, le plus souvent sur les rives. Ces guêpiers vivent en grandes colonies de plusieurs centaines d’individus, divisées en groupes familiaux où les jeunes oiseaux aident les couples reproducteurs. On estime que jusqu’à la moitié des jeunes non reproducteurs deviennent ainsi des auxiliaires, participant à l’élevage des petits. Plus haut, autour du cratère volcanique de Ngurdoto, les eaux marécageuses accueillent de magnifiques jabirus d’Afrique (Ephippiorhynchus senegalensis), oiseaux très gracieux et plus grands représentants des cigognes. Au fond du cratère, ils trouvent un refuge sûr et nichent en toute tranquillité.

Il est d’ailleurs possible de gravir le mont Meru lors d’une expédition de randonnée distincte, accompagné par un ranger du parc national et avec des nuits en lodges le long de l’itinéraire. Le même principe s’applique au Kilimandjaro voisin : plusieurs voies traversent la forêt tropicale puis l’étage afro-alpin, où vit également une riche avifaune.

Parc national du Kilimandjaro

Plus haut sommet d’Afrique, le Kilimandjaro attire de nombreux voyageurs venus gravir son pic principal. Chaque jour, des groupes se mettent en route pour atteindre Uhuru Peak, situé à 5 895 mètres d’altitude. Tout au long de cette expédition de plusieurs jours, les randonneurs peuvent observer une grande variété d’oiseaux. Et même si l’on considère qu’il n’existe pas d’habitats permanents pour la faune sauvage au-delà de 5 000 mètres, des oiseaux vivent à toutes les altitudes de cette célèbre montagne africaine.

Les corbeaux à cou blanc (Corvus albicollis) nichent jusqu’à 5 800 mètres d’altitude sur le Kilimandjaro. On les voit souvent planer au-dessus de la montagne, très haut au-dessus des nuages. Lorsqu’ils montent vers les étages supérieurs, ils cherchent une proie ou simplement de la nourriture laissée par les voyageurs dans les camps.

Le corbeau à cou blanc est omnivore. Insectes, lézards, petits oiseaux et œufs entrent dans son alimentation. On observe souvent, sur les rochers, des fragments de carapaces de tortues brisées. Le corbeau peut saisir une tortue, l’emporter haut dans les airs puis la laisser tomber : en se fracassant au sol, la carapace donne accès à la chair. Ces corbeaux sont aussi connus pour patrouiller le long des routes, dans l’attente d’un animal malchanceux qui traverserait au mauvais moment et serait percuté par une voiture. Charognard, le corbeau à cou blanc arrive très vite après l’accident.

Outre ces corbeaux, le Kilimandjaro est souvent associé à des oiseaux comme le zostérops du Kilimandjaro (Zosterops eurycricotus), dont le nom renvoie à son territoire, la plus haute montagne de Tanzanie, et la grive abyssinienne (Turdus abyssinicus), présente dans les forêts d’altitude du massif. Ces deux espèces vivent sur le Kilimandjaro et comptent parmi les représentants les plus notables de son avifaune. 

Zostérops du Kilimandjaro
Zostérops du Kilimandjaro
Grive abyssinienne
Grive abyssinienne

L’aigle couronné (Stephanoaetus coronatus) et le gypaète barbu (Gypaetus barbatus) figurent parmi les rapaces les plus fascinants de la région. Tous deux sont classés comme quasi menacés.

Un aigle couronné s’envolant d’une branche
Un aigle couronné s’envolant d’une branche
Gypaète barbu
Gypaète barbu

Les aigles chassent les singes, les damans, les écureuils et de grands oiseaux, sans que leur régime se limite à ces animaux. La plus grosse proie documentée d’un aigle couronné est une antilope guib harnaché assez imposante, pesant environ 30 kilogrammes. Pour tuer sa proie, l’aigle s’appuie sur ses serres puissantes et son bec.

Les gypaètes barbus, à l’inverse, sont surtout des charognards. Leur alimentation se compose majoritairement d’os, qu’ils lâchent d’une grande hauteur pour les briser en petits fragments. Tenaces, ils peuvent s’élever 30, voire 40 fois, afin de laisser tomber un os et de le réduire en morceaux suffisamment petits. Leurs sucs gastriques, très acides, digèrent les os. Ils avalent parfois des fragments atteignant 18 centimètres, grâce à une ouverture buccale inhabituellement large. Les os restent souvent intacts après le passage d’autres prédateurs ; les gypaètes peuvent alors patrouiller dans la zone, à la recherche des restes laissés par ces festins.

Des gypaètes barbus ont été observés à des altitudes impressionnantes : dans l’Himalaya, par exemple, ils ont été vus jusqu’à 7 800 mètres. Si vous partez gravir le Kilimandjaro, n’oubliez donc pas de lever les yeux.

Étourneau d’Abbott. Photo de James Livaudais
Étourneau d’Abbott. Photo de James Livaudais
Souimanga de Johnston
Souimanga de Johnston

Parmi les espèces les plus intéressantes présentes sur le Kilimandjaro, citons le plus petit de tous les étourneaux, lui aussi classé en danger : l’étourneau d’Abbott (Arizelopsar femoralis/Poeoptera femoralis), ainsi que le traquet afroalpin (Pinarochroa sordida) et le souimanga de Johnston (Nectarinia johnstoni). L’étourneau s’observe dans les forêts des versants sud et ouest du Kilimandjaro, tandis que les deux autres espèces vivent dans la zone alpine, au-dessus de 3 000 mètres d’altitude, là où apparaissent des plantes étonnantes comme Erica excelsa, Lobelia deckenii et Dendrosenecio kilimanjari, endémiques du Kilimandjaro.

Dendrosenecio kilimanjari, plante endémique locale
Dendrosenecio kilimanjari, plante endémique locale
Lobelia deckenii, endémique du Kilimandjaro
Lobelia deckenii, endémique du Kilimandjaro

Quant aux souimangas, le Kilimandjaro en compte jusqu’à 13 espèces. Ces oiseaux rappellent les célèbres colibris de l’hémisphère occidental. Leur apparence, leur mode de vie et de nombreux aspects de leur comportement sont très proches, à ceci près que les souimangas sont légèrement plus grands que les colibris. Ils se nourrissent eux aussi de nectar, grâce à un long bec recourbé vers le bas. Ils battent rapidement des ailes et peuvent rester longtemps en vol stationnaire devant les fleurs, se nourrissant en plein vol. Dans les écosystèmes africains, ces oiseaux éclatants au plumage métallique jouent un rôle important de pollinisateurs. On dénombre 146 espèces de souimangas au total. Fait intéressant, la Tanzanie en abrite 51, dont 5 endémiques du pays. Le souimanga du Kilimandjaro (Cinnyris mediocris) ne peut toutefois pas être considéré comme strictement endémique du Kilimandjaro, même si son nom, dans certaines langues comme le français, l’espagnol et le russe, contient le mot « Kilimandjaro ». Il vit en effet également au Kenya voisin.

Au total, le mont Kilimandjaro et ses environs comptent entre 130 et 300 espèces d’oiseaux observables, selon les sources. Les ornithologues se limitent souvent au territoire du parc national du même nom, parfois même aux seules voies officielles d’ascension du Kilimandjaro. Les oiseaux, eux, se déplacent bien plus librement, et les sites voisins sont naturellement liés au parc national. Les ornithologues préfèrent donc explorer des zones plus vastes.

Longido

À l’est du Kilimandjaro et au nord du Meru s’étend une vaste zone sèche, largement plane, d’où émergent quelques collines isolées. C’est l’une des rares zones importantes pour l’avifaune en Tanzanie à être habitée par l’homme. La plupart de ces territoires servent de pâturages au bétail maasaï ou de terres agricoles. On y recense environ 400 à 500 espèces d’oiseaux.

Cette zone constitue un important couloir de migration pour les oiseaux. Autrefois, de grands animaux traversaient Longido en venant d’Amboseli, au Kenya, vers les parcs nationaux du Kilimandjaro et d’Arusha, en Tanzanie ; ils y sont aujourd’hui observés de plus en plus rarement. En revanche, entre le mont Meru et le Kilimandjaro, de nombreuses espèces d’oiseaux, en particulier des cigognes et des rapaces, migrent activement par ce secteur.

On peut y voir en grand nombre des oiseaux comme le busard pâle (Circus macrourus), le faucon crécerellette (Falco naumanni), l’aigle botté (Hieraaetus pennatus), l’aigle des steppes (Aquila nipalensis), l’aigle pomarin (Clanga pomarina) et la buse variable (Buteo buteo). La plupart sont des migrateurs paléarctiques : ils vivent en permanence en Europe et en Asie au nord de l’Himalaya, parfois en Afrique du Nord, puis gagnent les régions situées au sud du Sahara pour l’hivernage.

Buse variable
Buse variable
Aigle des steppes
Aigle des steppes

Les forêts d’acacias du sud-ouest de Longido abritent une grande variété d’oiseaux, dont beaucoup sont considérés comme inhabituels en Tanzanie. On y trouve notamment le coliou à tête blanche (Colius leucocephalus), l’indicateur à dos brun (Prodotiscus regulus), la rémiz souris (Anthoscopus musculus), le crombec sittelle (Sylvietta brachyura) et le pipit du Bushveld (Anthus caffer). Le plus reconnaissable d’entre eux est bien sûr le coliou, aisément identifiable à la huppe blanche qui coiffe sa tête. Il aime s’installer dans les fourrés épineux. Sa gourmandise favorite semble être l’acacia en fleurs, dont il préfère les fleurs et les bourgeons à toute autre nourriture.

Coliou à tête blanche
Coliou à tête blanche
Iranie à gorge blanche
Iranie à gorge blanche

L’iranie à gorge blanche (Irania gutturalis), l’outarde kori (Ardeotis kori) et le messager sagittaire (Sagittarius serpentarius) ont également été observés ici. Malgré sa notoriété et son apparente popularité, le messager sagittaire est une espèce en danger. Ce statut lui a été attribué en 2020 en raison du recul rapide de son aire de répartition. Sur une carte, son habitat semble couvrir d’immenses zones, presque tout le continent au sud du Sahara, à l’exception du delta du Congo et de la côte ouest de l’Afrique. En réalité, la concentration de ces oiseaux reste très faible sur l’ensemble de cette aire.

Cette situation s’explique principalement par l’urbanisation progressive et la mise en culture active des terres. Les messagers sagittaires affectionnent les grands habitats ouverts, mais même dans les parcs nationaux, la végétation haute gagne du terrain, réduisant l’aire de répartition de l’espèce. Leurs habitats souffrent aussi du surpâturage, du brûlage des pâturages et de l’expansion des aménagements commerciaux. Leur population actuelle est estimée à seulement 6 700 à 67 000 individus, et continue de décliner.
L’alouette de Beesley (Chersomanes beesleyi), autrefois classée comme sous-espèce de l’alouette éperonnée, est en danger critique d’extinction ; il ne resterait qu’environ 150 individus dans la région de Longido. Longido est l’un des rares endroits où ces oiseaux peuvent encore être observés. D’autres espèces sont présentes dans la région, notamment le faucon rupicole (Falco rupicoloides), l’alouette somalienne (Alaudala somalica) et l’alouette à queue courte (Spizocorys fremantlii).

Alouette de Beesley
Alouette de Beesley
Faucon rupicole
Faucon rupicole

Montagnes du Pare Nord

À 35 kilomètres au sud-est du Kilimandjaro se trouvent les montagnes Pare, plus précisément leur partie nord. Elles appartiennent aux Eastern Arc Mountains, un ancien système montagneux couvert pendant des millions d’années de forêts proches de celles de l’Afrique occidentale. Au cours des 100 dernières années, l’homme a abattu plus de 70 % des forêts des montagnes de l’Eastern Arc, avec un impact nettement négatif sur la biodiversité locale. Les montagnes Pare n’ont pas fait exception.

L’avifaune des montagnes du Pare Nord est considérée comme peu abondante. Il reste trop peu d’arbres et, dans le même temps, trop de fermes ; les boisements sont petits et isolés les uns des autres. Outre l’impact humain, les éruptions du volcan voisin du Kilimandjaro ont peut-être aussi affecté la faune. Nous n’évoquerons donc ce site que brièvement. Un peu plus de 50 espèces d’oiseaux y ont été observées.

Un jeune épervier ovambo
Un jeune épervier ovambo
Petit-duc scops
Petit-duc scops

Parmi les espèces intéressantes présentes dans le Pare Nord figurent l’épervier ovambo (Accipiter ovampensis), le petit-duc scops (Otus scops) et l’indicateur pâle (Indicator meliphilus). Toutes sont assez rares, et les observer dans les forêts de montagne reste un moment très recherché.

L’ornithologue curieux souhaitera, si possible, poursuivre plus au sud vers les montagnes du Pare Sud et les montagnes Usambara, car l’Usambara oriental compte parmi ces lieux de la planète où la nature a façonné de nombreuses plantes et animaux que l’on ne trouve nulle part ailleurs. La réserve naturelle d’Amani illustre parfaitement le type d’aire protégée qui mérite le détour.

Publié le 5 août 2023 Mis à jour le 26 mai 2026
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À propos de l’auteur
Yurii Bogorodskiy

Yuri, chercheur et rédacteur à plein temps chez Altezza Travel, vit en Tanzanie depuis 2019. Il a exploré de nombreuses destinations moins connues du pays, notamment les parcs nationaux de Kitulo et de Rubondo, le lac Victoria, Zanzibar, ainsi que de nombreux sites historiques, naturels et archéologiques.

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Historique des mises à jour de l'article
févr. 14, 2025
Mis à jourpar Isaac Kilusu
févr. 10, 2025
Relupar Isaac Kilusu
mai 11, 2023
Rédigépar Yurii Bogorodskiy
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