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Explorer Mawenzi : le sommet méconnu du Kilimandjaro

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Temps de lecture : 14 min.
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Mawenzi est l’un des trois volcans qui composent le massif du Kilimandjaro, avec Kibo et Shira. Élément majeur de la plus haute montagne d’Afrique, il reste pourtant souvent dans l’ombre de son grand voisin, Kibo, et demeure moins connu en tant que sommet à part entière. Selon la voie choisie et les conditions météorologiques, vous aurez de fortes chances d’apercevoir le pic Mawenzi lors de votre ascension du Kilimandjaro.

Dans cet article, vous découvrirez où se trouve Mawenzi, ce qui le rend remarquable, son altitude et l’histoire des ascensions de ce volcan. Nous évoquerons aussi les espèces qui vivent sur ses pentes.

Points clés
Mawenzi fait partie du Kilimandjaro, le plus haut massif montagneux d’Afrique.
Le cratère du volcan a été façonné par les éruptions et l’érosion.
Le point culminant de Mawenzi s’élève à 5 149 m d’altitude. Il porte le nom de Hans Meyer, premier homme à avoir atteint le sommet du Kibo voisin, sans parvenir toutefois à rejoindre la cime de Mawenzi.
Il a été gravi pour la première fois en 1912 par les explorateurs Fritz Klute et Eduard Oehler.
Le parc national du Kilimandjaro n’autorise l’ascension de cette montagne qu’aux grimpeurs expérimentés, équipés du matériel d’alpinisme nécessaire.
Le pic Mawenzi se distingue par ses roches dentelées, contrairement au volcan voisin Kibo, au cône tronqué et plus régulier.
De grands gypaètes barbus nichent dans ses falaises. Ils se nourrissent d’animaux morts, emportant les os très haut dans les airs avant de les lâcher pour accéder à la moelle.
En 1955, un accident d’avion sur le pic Mawenzi a coûté la vie à 20 personnes, ce qui en fait à ce jour la catastrophe aérienne la plus meurtrière de Tanzanie.

Où se trouve le mont Mawenzi ?

Mawenzi se trouve en Tanzanie, à 340 km au sud de l’équateur. La montagne fait partie d’une zone protégée, le parc national du Kilimandjaro, ce qui en rend l’accès strictement encadré. Les ascensions de masse du pic Mawenzi sont exclues, et les voies du Kilimandjaro mènent généralement au sommet du volcan voisin, Kibo.

Mawenzi est un volcan entré en éruption il y a environ un million d’années. Après une éruption secondaire et une forte érosion, son cône s’est fracturé, tandis qu’une grande partie des roches les plus tendres disparaissait. Il en reste aujourd’hui des aiguilles rocheuses, des arêtes vives et des formations de lave solidifiée.

Seuls des alpinistes expérimentés devraient envisager de gravir Mawenzi. Même pour eux, l’ascension reste risquée. Les autorités du parc n’autorisent l’accès au pic Mawenzi qu’aux experts disposant du matériel adapté, accompagnés de guides qualifiés connaissant parfaitement la montagne.

Quelle est l’altitude du pic Mawenzi ?

Le sommet principal, qui fait de Mawenzi le troisième plus haut sommet d’Afrique, culmine à 5 149 m d’altitude. Il porte le nom de pic Hans Meyer, en hommage au premier homme ayant atteint le point le plus élevé du Kilimandjaro : Uhuru Peak, à 5 895 m d’altitude sur le Kibo. Les tentatives de Meyer sur Mawenzi furent toutefois infructueuses, preuve de la difficulté que représente cette cime imposante.

Si l’on considère Mawenzi , son altitude le placerait à une remarquable troisième position parmi les dix plus hautes montagnes d’Afrique. Il ne serait devancé par le mont Kenya, qui culmine à 5 199 m, que de 50 m.

Mawenzi compte-t-il d’autres sommets ?

Outre le pic Hans Meyer et le contrefort Oehler à l’ouest, plusieurs sommets méritent d’être signalés :

  • Nordecke, 5 136 m, avec l’arête nord-est, l’éperon nord et l’arête nord-ouest
  • Pic Purtscheller, 5 120 m, nommé d’après Ludwig Purtscheller, le compagnon d’ascension de Hans Meyer, avec son arête ouest
  • Pic Borchers, 5 115 m, nommé en l’honneur du sponsor de l’expédition de 1938
  • Pic Klute, 5 096 m, nommé d’après Fritz Klute, le premier ascensionniste de la montagne, avec le contrefort central à l’est
  • Pic Latham, 5 087 m, nommé en l’honneur du Dr Donald Latham, explorateur et médecin
  • Pic Londt, 4 945 m, nommé d’après l’alpiniste sud-africain George Londt, avec l’arête sud-ouest, l’arête de Londt, l’arête sud, l’arête sud-est et l’arête est
  • Pic Wissmann, 4 805 m, nommé d’après l’administrateur colonial allemand Hermann von Wissmann

Les principaux couloirs et faces de ce relief sont :

  • Cirque nord, entre les arêtes nord
  • Cirque sud, entre l’arête de Londt et l’arête sud
  • Cirque Wets, entre les arêtes ouest et sud-ouest
  • Cirque sud-ouest, entre l’arête sud-ouest et l’arête de Londt
  • Cirque nord-ouest, entre le contrefort Oehler et l’arête ouest

Y a-t-il des lacs ou des rivières sur Mawenzi ?

Au-delà de ses sommets, la montagne présente quelques particularités intrigantes. Mawenzi Tarn en fait partie : ce petit lac se trouve au nord du sommet, dans le secteur du cirque nord. Sa singularité tient au fait qu’il n’a aucun exutoire. 

Peut-on se baigner dans Mawenzi Tarn ? Selon le numéro 7 du Journal of the Kilimanjaro Mountain Club, une compétition informelle de natation y aurait eu lieu lors de l’expédition de 1976. Le groupe était descendu de Mawenzi Hut jusqu’au lac pour une pause. Deux membres se portèrent volontaires pour nager au nom de tous les autres. L’épreuve se déroula avec succès, portée par une météo favorable en ce début juin. La compétition se termina sur une égalité, à la satisfaction des alpinistes.

À proximité, la célèbre rivière Tsavo prend sa source et descend les pentes nord-est de la montagne vers le Kenya. Elle est tristement connue pour les qui terrorisèrent la région pendant la construction d’un pont sur la rivière en 1898.

Que signifie le nom « Mawenzi » ?

Les Chagga vivent traditionnellement sur les pentes sud de la montagne. Son nom vient de leur langue : « kimawenze » peut se traduire par « détruit » ou « entaillé ». Ces sens reflètent l’aspect tourmenté de la montagne, avec ses formations rocheuses dentelées et saillantes.

La montagne voisine, Kibo, a probablement elle aussi été nommée par les habitants de la région. Les chercheurs évoquent le mot « kipoo », qui peut se traduire du chagga par « tacheté ». Il renvoie à l’apparence du Kibo : des plaques sombres de roche se détachent sur la calotte de neige blanche qui couvre le sommet.

Le nom « Kilimandjaro », désignant l’ensemble du massif, viendrait du swahili, langue largement parlée en Tanzanie. Il associe deux mots : « kilima », qui signifie « montagne », et « njaro », qui signifie « brillant » ou « blanc ». L’ensemble peut se comprendre comme « montagne brillante ». Ce nom met en lumière le trait le plus distinctif du Kibo : sa neige blanche et éclatante, qui scintille au soleil les jours de ciel clair.

Qui a atteint le pic Mawenzi en premier ?

La première ascension réussie du plus haut sommet du Kilimandjaro, Uhuru Peak, eut lieu en 1889 : un moment historique dans l’histoire de l’ascension du Kilimandjaro. Deux Européens accomplirent cette montée : Hans Meyer et Ludwig Purtscheller. Ils tentèrent également de gravir le pic Mawenzi, mais le trouvèrent trop difficile. Malgré 3 essais, ils ne parvinrent pas au sommet.

Les autres tentatives sur ce pic sont moins bien documentées. Au fil des années, des alpinistes ont essayé d’atteindre son point culminant, mais se sont souvent retrouvés par erreur sur d’autres cimes. Pour beaucoup, cela resta tout de même leur réussite la plus marquante.

Finalement, en 1912, 23 ans plus tard, un autre duo d’alpinistes atteignit le pic Mawenzi et lui donna le nom de Hans Meyer. Les explorateurs allemands Fritz Klute et Eduard Oehler furent les auteurs de cette ascension. Leur expédition avait pour objectif principal d’explorer et de photographier le Kilimandjaro. Ils passèrent 4,5 mois dans les zones d’altitude, au-dessus de la forêt tropicale, et atteignirent le sommet le 29 juillet 1912.

Ils visitèrent aussi le cratère du Kibo et firent le tour complet du plateau de Shira, partie supérieure effondrée du volcan originel du Kilimandjaro. Leur travail précis et minutieux permit d’établir une carte de grande qualité du Kilimandjaro, documentant les limites des glaciers du toit de l’Afrique. Cette carte apporta de précieuses indications sur l’étendue des glaciers au début des expéditions sur le Kilimandjaro. Il fallut attendre 50 ans et l’appui de la photographie aérienne pour obtenir une carte d’une précision comparable.

Le nom de ces scientifiques demeure attaché à plusieurs éléments géographiques du Kilimandjaro. L’un des points les plus élevés du volcan Shira s’appelle par exemple le pic Klute. Le nom d’Oehler, lui, a été conservé dans plusieurs formes du relief, notamment des arêtes et des vallées.

Gravit-on encore Mawenzi aujourd’hui ?

Aujourd’hui, plusieurs itinéraires permettent d’atteindre ce pic. Le plus facile part du col situé entre Mawenzi et Kibo. Il existe aussi la voie nord, depuis la voie Rongai, et une voie sud qui bifurque depuis la voie Marangu. Tous les itinéraires se rejoignent dans un camp, d’où les alpinistes effectuent la dernière montée vers le sommet.

La montagne compte deux camps : Mawenzi Tarn, à 4 330 m d’altitude, et Mawenzi Hut, à 4 600 m.

Pour obtenir un permis du parc national, il faut être un grimpeur expérimenté et être accompagné d’un guide local qualifié.

L’équipement obligatoire comprend cordes, harnais, crampons, mousquetons, piolets, casques et autre matériel. La liste complète est disponible sur le site de la Tanzania National Parks Authority. Les alpinistes connaissant bien ce sommet recommandent de commencer les montées et descentes tôt le matin, lorsque la roche est gelée. En journée, sous un soleil vif, des chutes de pierres peuvent se produire.

Y a-t-il eu des accidents sur le pic Mawenzi ?

Mawenzi n’étant pas une destination d’ascension très fréquentée et les expéditions y étant strictement réglementées, les décès d’alpinistes semblent très rares ou peu documentés. Les archives détaillées ne signalent aucun décès.

Le numéro de 1974 du Journal of the Kilimanjaro Mountain Club mentionne toutefois brièvement un accident. Dans les années 1960, l’alpiniste Fred Stevenson et un compagnon tentèrent d’atteindre le sommet du pic Mawenzi par le sentier nord de Kikalewa, mais tous deux perdirent tragiquement la vie. Les détails précis de l’incident ne sont pas indiqués.

Pour en savoir plus sur les décès sur le Kilimandjaro, en particulier sur le pic voisin du Kibo, consultez notre article dédié. Il revient sur les incidents tragiques les plus marquants du Kilimandjaro et présente des statistiques de mortalité, avec les principales causes de décès chez les grimpeurs et les porteurs.

Un autre événement majeur, tragiquement lié à Mawenzi, fut le crash d’un Douglas DC-3 en mai 1955. L’avion reliait Dar es Salaam à Nairobi lorsqu’il heurta la montagne par le sud-est. Les 20 personnes à bord périrent dans l’accident, dont 16 passagers et 4 membres d’équipage. À ce moment-là, une épaisse couverture nuageuse masquait la montagne, empêchant le pilote de voir les rochers devant lui. À 4 630 m d’altitude, l’appareil percuta la paroi rocheuse de Mawenzi et explosa à l’impact. Cela reste la catastrophe aérienne la plus meurtrière de Tanzanie.

L’opération de recherche du site du crash du Douglas DC-3 eut lieu plusieurs années plus tard, en mars 1964. En raison du terrain difficile, il fut impossible de récupérer toutes les dépouilles et de les transporter dans la vallée pour les enterrer. Dans la zone de l’accident, la pente est très raide, ce qui a fait glisser l’épave et les corps sur plusieurs centaines de mètres.

Les membres de l’expédition du Kilimanjaro Mountain Club rassemblèrent tous les ossements retrouvés près du lieu du crash. Ils regroupèrent les restes en un seul endroit, les recouvrant de pierres et de pièces récupérées de l’avion. Une croix de bois fut dressée sur cet amas de pierres pour marquer le site. Cette intervention aboutit à la création d’un mémorial ; les détails de l’expédition figurent dans le troisième numéro du Journal of the Kilimanjaro Mountain Club.

Aujourd’hui, retrouver les restes des victimes est presque impossible. De grands oiseaux prédateurs, connus pour se nourrir d’os, vivent à Mawenzi. Ils ont très probablement consommé depuis longtemps les restes issus du crash. On les appelle parfois les « nettoyeurs » du Kilimandjaro, en raison de leur rôle dans l’élimination des carcasses.

Les gypaètes barbus : les habitants farouches de Mawenzi

Ces oiseaux, appelés gypaètes barbus ou lammergeiers (Gypaetus barbatus), sont de grande taille : certains individus peuvent peser jusqu’à 7 kg. Ils se reconnaissent aisément de loin grâce à deux traits distinctifs : une queue en forme de losange et une envergure impressionnante, d’environ 2,5 m en moyenne.

Des charognards hors du commun

Ces oiseaux planent au-dessus des montagnes et des plaines à la recherche de nourriture. Contrairement à la plupart des charognards, les gypaètes barbus ont un régime spécialisé, composé principalement d’os. Ceux-ci représentent jusqu’à 85 % de leur alimentation. Ils apprécient particulièrement la moelle contenue dans les grands os d’animaux, souvent ceux d’ongulés comme les antilopes présentes autour de Mawenzi. 

Les gypaètes barbus nichent souvent dans les falaises et les ravins, d’où ils surveillent les carcasses. Il leur arrive aussi de chasser des proies vivantes. Des observations les montrent attaquant d’autres oiseaux, et même des tortues.

Comment un gypaète barbu parvient-il à avaler un os entier ou à accéder à une tortue protégée par sa carapace ? Il utilise une technique ingénieuse : il descend au sol, saisit l’os dans ses puissantes serres, puis reprend de l’altitude avec sa prise. Parfois, l’os pèse presque aussi lourd que l’oiseau lui-même. 

Une fois assez haut, l’oiseau lâche l’os, qui tombe et se brise en fragments plus petits. Il répète l’opération plusieurs fois, jusqu’à obtenir des morceaux qu’il peut avaler et qui lui donnent accès à la moelle, riche en nutriments. Le gypaète barbu emploie une technique similaire avec les tortues.

Lorsque les gypaètes barbus ne trouvent pas de charogne, ils peuvent chasser de petits mammifères, comme les lièvres. Même dans ces cas-là, leur intérêt principal reste les os, et ils recourent à la même méthode.

Les gypaètes barbus attendent souvent à proximité pendant que les charognards terrestres, comme les hyènes, se nourrissent d’une carcasse. Ils patientent jusqu’à ce que les hyènes aient terminé la viande et laissé les os derrière elles. Cette stratégie demande beaucoup moins d’énergie que de transporter à répétition de lourdes charges dans les airs.

Fait intéressant : les gypaètes barbus avalent les petits os entiers. Leur estomac contient un niveau d’acidité exceptionnellement élevé, qui leur permet de digérer en une journée tout os ingéré.

D’où vient leur nom ?

Le nom de ces prédateurs est très descriptif. On les appelle « gypaètes barbus » en raison de la touffe de plumes raides située sous leur bec, qui évoque une barbe. Le nom scientifique, barbatus, porte le même sens et vient du latin barba, qui signifie « barbe ».

Le nom de genre Gypaetus est une variation d’un mot du grec ancien désignant le « vautour » ou l’« aigle ». Le nom « lammergeier » vient de l’allemand : « lamm » signifie « agneau » et « geier », « vautour ». Il reflète une méprise ancienne des bergers, qui voyaient souvent ces oiseaux emporter de grands os et pensaient à tort qu’ils tuaient des moutons. Malgré cela, le gypaète barbu est connu dans différentes cultures, car il vit aussi dans des régions situées bien au-delà de l’Afrique.

L’aire de répartition du gypaète barbu s’étend au-delà de l’Afrique de l’Est, vers le nord et le sud du continent, ainsi qu’en Europe et en Asie. Des gypaètes barbus ont par exemple été observés dans l’Himalaya jusqu’à 7 500 m d’altitude. Leur habitat le plus courant se situe toutefois entre 1 000 m et 2 000–5 000 m d’altitude. La limite supérieure dépend de la hauteur des montagnes dans la région concernée. Sur Mawenzi, les gypaètes barbus se rencontrent autour de 4 500 m.

Statut de conservation du gypaète barbu

Malheureusement, les gypaètes barbus du monde entier font face à des menaces communes à de nombreuses espèces d’oiseaux : dégradation de l’habitat, raréfaction des ressources alimentaires, collisions avec les lignes électriques et les éoliennes. Ils sont aussi parfois empoisonnés, intentionnellement ou, plus souvent, de manière involontaire. Les substances toxiques pénètrent fréquemment dans leur organisme par les restes d’animaux domestiques. La menace la plus importante vient du diclofénac vétérinaire, utilisé dans l’élevage.

Au Népal, les gypaètes barbus sont dérangés par des personnes qui détruisent leurs nids et prélèvent leurs poussins, portées par la croyance que ces oiseaux apportent la prospérité. En Afrique, les principales menaces pour ces rapaces sont les collisions avec les lignes électriques et l’empoisonnement sur les décharges, où des chiens sont souvent empoisonnés. Même si les gypaètes barbus de Mawenzi y sont exposés dans une moindre mesure, ils restent menacés par les activités humaines. La superficie du parc national du Kilimandjaro ne suffit pas à couvrir l’ensemble du territoire vital de ces grands oiseaux.

La population mondiale de gypaètes barbus est en déclin. Selon les experts, le nombre d’individus adultes se situe entre 1 675 et 6 700. L’Union internationale pour la conservation de la nature (IUCN) a classé cette espèce comme quasi menacée.

Nom commun : gypaète barbu

Nom scientifique : Gypaetus barbatus

Classe : oiseaux

Continents : Afrique, Eurasie

Longévité : 21,4 ans à l’état sauvage

Régime alimentaire : strictement carnivore

Taille : 94–125 cm

Poids : 4,5–7,2 kg

Statut de conservation : quasi menacé (NT)

État actuel de la population : en déclin

Il ne reste qu’à espérer que ces oiseaux remarquables continueront à prospérer sur les pentes reculées de Mawenzi, où ils sont si bien adaptés pour vivre, se nourrir, élever leurs jeunes et planer au-dessus des montagnes. Si vous venez un jour en Tanzanie pour gravir le Kilimandjaro, levez les yeux vers le ciel : avec un peu de chance, vous apercevrez peut-être des gypaètes barbus glissant au-dessus de vous.

Publié le 4 septembre 2024 Mis à jour le 26 mai 2026
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Tous les contenus d’Altezza Travel sont rédigés à partir d’analyses expertes et de recherches approfondies, conformément à notre Politique éditoriale.

À propos de l’auteur
Yurii Bogorodskiy

Yuri, chercheur et rédacteur à plein temps chez Altezza Travel, vit en Tanzanie depuis 2019. Il a exploré de nombreuses destinations moins connues du pays, notamment les parcs nationaux de Kitulo et de Rubondo, le lac Victoria, Zanzibar, ainsi que de nombreux sites historiques, naturels et archéologiques.

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