Parc national du Serengeti
Découvrir le parc national du Serengeti, en Tanzanie
Réputé parmi les grandes destinations de safari en Afrique, le Serengeti offre une observation de la faune d’une richesse rare. Cet immense parc abrite les célèbres Big Five : éléphants, lions, buffles, rhinocéros et léopards, ainsi que de nombreuses autres espèces, des girafes aux hippopotames en passant par les crocodiles. C’est aussi ici que se déroule la grande migration des gnous et des zèbres. Avec plus de 70 espèces de grands mammifères et 500 espèces d’oiseaux, le Serengeti compte parmi les grands territoires de faune sauvage à découvrir.
Avec l’aire de conservation du Ngorongoro et le Kilimandjaro, le parc national du Serengeti est inscrit sur la Liste du patrimoine mondial de l’UNESCO.
Où se trouve le parc national du Serengeti ?
Le Serengeti se trouve-t-il au Kenya ou en Tanzanie ? Cette question revient souvent chez les voyageurs qui préparent un séjour en Afrique de l’Est. La réponse est simple : le parc national du Serengeti se situe dans le nord de la Tanzanie et s’étend sur 1 500 000 hectares de savane. Sur la carte, il se trouve facilement : à l’est du lac Victoria, le plus grand lac d’Afrique, près de la frontière avec le Kenya.
Au nord, le Serengeti borde la réserve nationale du Maasai Mara, au Kenya ; à l’est, il jouxte le célèbre cratère du Ngorongoro et son aire de conservation. L’écosystème élargi du Serengeti dépasse même les limites du parc national, défini par le territoire parcouru par la grande migration.
Quel est le meilleur mois pour visiter le Serengeti ?
À la mi-janvier, la courte saison des pluies s’achève et le temps redevient clair et chaud. Girafes, éléphants, buffles et autres herbivores profitent d’une herbe dense et tendre, tandis que les prédateurs se reposent à l’ombre des acacias. Dans le sud-est du Serengeti, un nouveau cycle de la grande migration commence : de vastes troupeaux de gnous, de zèbres et de gazelles prennent la direction du sud à travers les plaines du Serengeti, en quête de pâturages frais.
C’est l’un des mois les plus prisés pour les safaris, et le parc accueille alors de nombreux autres visiteurs.
Février est le mois le plus chaud et le plus sec en Tanzanie. Le ciel est presque toujours dégagé, l’herbe de la savane jaunit, et même les petits animaux – mangoustes, servals et petites antilopes dik-diks – s’observent facilement depuis le 4x4 de safari. Les éléphants, girafes, buffles et autres grands mammifères restent davantage près des rivières.
Durant ce mois, les immenses troupeaux de la grande migration se reposent dans les plaines méridionales du parc national. C’est la période des naissances chez les gnous et les zèbres, avec jusqu’à 8 000 petits par jour.
Les voyageurs restent nombreux dans le parc, mais vers la fin du mois, le nombre de véhicules de safari diminue progressivement.
Mars est un mois de transition, doux à chaud, entre la saison sèche et la saison des pluies. À partir de la mi-mars, les véhicules de safari se font nettement plus rares dans le parc, et de nombreux lodges du Serengeti commencent à appliquer des réductions saisonnières. Ce mois convient bien aux voyageurs qui recherchent un séjour plus calme et plus confidentiel.
Les grands mammifères – éléphants, girafes, buffles, lions, léopards et antilopes – s’observent souvent près des points d’eau comme au bord des pistes. Habitués aux véhicules de safari, les animaux se laissent approcher à bonne distance pour une observation plus attentive.
En avril, les pluies sont fréquentes, même si certaines journées restent entièrement sèches. Dans le Serengeti, les animaux peuvent être rencontrés dans toutes les parties du parc : les pluies créent de nouveaux points d’eau et rendent inutile la proximité constante des rivières. L’herbe fraîche repousse, faisant passer les plaines herbeuses du jaune de la sécheresse à un vert profond. Sur ce décor, girafes, lions et léopards prennent un relief particulièrement saisissant.
En revanche, les petits félins comme les servals et les caracals peuvent être difficiles à repérer dans l’herbe dense et haute. Ils sont plus visibles pendant la saison sèche, de juillet à septembre et de janvier à mars, lorsque l’herbe de la savane est moins haute.
À la recherche d’herbe fraîche, de grands troupeaux d’antilopes et de zèbres se déplacent du sud du Serengeti vers l’ouest du parc.
Avril est le mois le moins fréquenté dans le Serengeti, et les hôtels y appliquent leurs offres saisonnières les plus avantageuses.
En mai, les pluies saisonnières se poursuivent dans le Serengeti. La savane disparaît sous la verdure, et les grands herbivores – éléphants, girafes, buffles et gazelles – se dispersent sur l’ensemble du parc. Lions, guépards, léopards et autres prédateurs peuvent eux aussi être observés dans toutes les zones du Serengeti. De grands troupeaux de zèbres et de gnous se trouvent dans l’ouest du parc. Le lac Victoria, le plus grand d’Afrique, se situe à quelques dizaines de kilomètres seulement vers l’ouest.
Il arrive que certaines journées de mai soient entièrement sèches, mais nous recommandons de vous préparer à toutes les conditions météo. Prévoyez des vestes coupe-vent.
Comme en avril, les voyageurs sont relativement peu nombreux dans le Serengeti en mai, et les hôtels proposent des réductions saisonnières.
À la mi-juin, le temps sec revient sur le Serengeti. Les pluies prennent fin et l’hémisphère Sud entre dans l’hiver équatorial : les températures deviennent légèrement plus fraîches qu’en janvier et février. La savane bénéficie d’une météo agréable, sans chaleur excessive, et le parc n’est pas encore très fréquenté. En début de mois, il est encore possible de profiter de réductions saisonnières dans les hôtels. C’est une excellente période pour un safari.
Les grands habitants de la savane – éléphants, girafes, buffles, lions et autres félins – s’observent dans toutes les parties du parc. Ils s’approchent souvent des véhicules de safari, permettant une observation plus rapprochée.
De grands troupeaux de gnous et de zèbres entament leur traversée massive des rivières Mbalageti et Grumeti. En chemin, ils croisent souvent des prédateurs : lions, léopards, hyènes et crocodiles. C’est l’une des scènes les plus marquantes d’un safari.
Juillet est le mois le plus froid dans le parc national du Serengeti, avec des températures nocturnes pouvant descendre à 14 °C. En journée, il fait généralement chaud et ensoleillé, autour de 25 à 30 °C. À cette période, les pluies sont déjà terminées et le parc se remplit à nouveau de voyageurs.
Girafes, éléphants, zèbres et antilopes restent au plus près des points d’eau, où l’on observe aussi hippopotames et crocodiles. Les prédateurs de la savane – lions, léopards, caracals et servals – chassent dans différentes zones du parc. Ils ne craignent guère les véhicules de safari, et il n’est pas rare de voir une troupe de lions juste au bord de la piste.
De grands troupeaux de gnous, de zèbres et d’autres ongulés commencent la traversée de la rivière Mara, dans le nord du Serengeti. C’est le point culminant de la grande migration : guidés par leur instinct, des milliers d’animaux traversent en même temps les eaux pleines de la Mara, sur fond de savane africaine. Ce grand théâtre naturel ne s’observe que dans le Serengeti.
Août marque le cœur de la saison sèche d’été dans le parc national du Serengeti. Les pluies sont rares et le ciel reste le plus souvent dégagé. Les nuits peuvent être fraîches, avec des températures pouvant descendre à 14 ou 15 °C. C’est généralement la période où le parc accueille le plus grand nombre de visiteurs.
Les habitants de la savane sont présents presque partout, ce qui en fait un très bon moment pour l’observation de la faune. Depuis le confort d’un 4x4, on peut apercevoir lions, éléphants, girafes, antilopes, buffles, mangoustes, phacochères et bien d’autres animaux. Août est aussi une période favorable pour observer des espèces comme les servals, les caracals et les mangoustes, plus difficiles à repérer pendant la saison des pluies à cause des hautes herbes.
De grands troupeaux de gnous, de zèbres et d’autres ongulés se rassemblent dans le nord du parc, où se poursuit le point culminant de la grande migration : la traversée de la rivière Mara. Juillet et août sont considérés comme les meilleurs mois pour assister à ce spectacle naturel, lorsque les immenses troupeaux franchissent la rivière tandis que les prédateurs attendent dans les eaux.
En septembre, le parc national du Serengeti bénéficie d’un temps chaud et clair. C’est une période très appréciée pour les safaris, et le parc compte encore de nombreux voyageurs.
À cette saison, la savane du Serengeti s’assèche et les animaux se rapprochent des points d’eau. On y rencontre le plus souvent les grands herbivores : éléphants, girafes, buffles, zèbres et antilopes. Les prédateurs – lions, léopards et hyènes tachetées – ne sont presque jamais loin. Lors d’un safari dans le Serengeti, vous avez toutes les chances d’observer les grands animaux d’Afrique dans les paysages saisissants de la savane.
Octobre est le dernier mois sec avant le début de la saison des pluies, ce qui en fait une excellente période pour un safari dans le parc national du Serengeti. Le plus souvent, le parc bénéficie d’un temps agréable, sec et chaud, avec moins de voyageurs qu’en août ou septembre.
Les animaux sont présents partout dans le Serengeti. En safari, vous avez de fortes chances d’observer les grands prédateurs africains : lions, léopards, hyènes et guépards. On peut les rencontrer dans toutes les zones du parc. Le Serengeti abrite également tous les grands herbivores : éléphants, buffles, zèbres, antilopes et girafes. Vous croiserez aussi des habitants de la savane moins connus mais tout aussi intéressants, comme les caracals, les servals, les gazelles de Thomson et les singes.
De grands troupeaux de gnous, de zèbres et d’autres ongulés reviennent du Kenya vers le Serengeti et traversent de nouveau la rivière Mara dans le nord du parc.
Novembre marque le début de la saison des pluies en Tanzanie. Le parc accueille nettement moins de visiteurs, et les lodges proposent des réductions saisonnières. Nous recommandons cette période aux voyageurs qui souhaitent découvrir le parc national le plus célèbre d’Afrique dans une atmosphère plus paisible.
Sous l’effet des pluies, les plaines du Serengeti changent de couleur : le jaune sec laisse place à un vert vif. De nombreux points d’eau apparaissent, et les animaux se dispersent dans l’immensité du parc. Les petits habitants de la savane, comme les antilopes dik-diks, les mangoustes et les servals, peuvent être difficiles à repérer dans les hautes herbes. Les grands mammifères – éléphants, girafes, buffles et zèbres – se trouvent facilement dans tout le parc. Dans les rivières et les lacs du Serengeti, les visiteurs observent hippopotames et crocodiles.
Les grands troupeaux de gnous, de zèbres et d’autres ongulés reviennent dans l’ouest du parc, où l’herbe fraîche abonde.
À la mi-décembre, la période des pluies d’automne s’achève et le Serengeti accueille l’afflux de voyageurs lié aux fêtes de fin d’année, marquant le début de la saison hivernale des safaris. Le temps est sec et ensoleillé, nettement plus chaud qu’entre juillet et septembre.
Les animaux africains les plus recherchés du parc – éléphants, zèbres, girafes, buffles, lions, léopards et hyènes – se rencontrent dans tout le Serengeti. Au cours d’un safari, les visiteurs peuvent aussi observer servals, phacochères, gazelles de Thomson, caracals, crocodiles, hippopotames et bien d’autres espèces de faune sauvage.
Les troupeaux migrateurs de gnous et de zèbres se rassemblent dans l’ouest du parc, où le cycle annuel de la grande migration s’achève, dans une fin d’année d’une ampleur majestueuse.
Meilleurs hôtels et lodges dans le parc national du Serengeti
Quelles sont les principales attractions du parc national du Serengeti ?
Le parc national du Serengeti, en Tanzanie, est l’un des plus vastes parcs de safari d’Afrique. Pour en découvrir les principaux secteurs, il faut prévoir 3 à 4 jours. Voici les lieux essentiels pour comprendre le Serengeti :
Serengeti central et vallée de la rivière Seronera
C’est le secteur le plus fréquenté du Serengeti. On y observe pratiquement tous les animaux, et c’est aussi là que se trouvent la plupart des lodges de safari. Presque tous les safaris de plusieurs jours dans le Serengeti commencent dans sa partie centrale.
Corridor occidental et Grumeti
L’ouest du parc est une savane ouverte. On peut aussi y observer tous les grands animaux emblématiques d’Afrique : lions, zèbres, éléphants, buffles, antilopes et bien d’autres. Les rivières Grumeti et Mbalageti abritent hippopotames et crocodiles.
Nord du Serengeti : Kogatende, Lobo et Lamai
La dernière étape de la grande migration des gnous se déroule dans le nord du Serengeti, lorsque de grands troupeaux de gnous, de zèbres et de gazelles traversent la large rivière Mara. Ce secteur est particulièrement pittoresque et constitue une étape majeure lors d’un safari.
Activités dans le parc national du Serengeti
Un safari classique dans le parc peut être enrichi par des activités à part dans la savane. Les voyageurs qui visitent le Serengeti peuvent ajouter à leur safari les options suivantes :
Safari en montgolfière
L’utilisation de drones est interdite dans le Serengeti, ce qui fait des vols en montgolfière le seul moyen d’admirer la savane à vol d’oiseau. Vue d’en haut, elle offre des paysages particulièrement photogéniques et de superbes panoramas. Les plaines infinies du Serengeti ont inspiré « Le Roi Lion » de Disney, et elles sont encore plus impressionnantes depuis les airs.
Petit déjeuner et dîner dans la savane
La plupart des lodges du parc peuvent organiser un petit déjeuner ou un dîner à ciel ouvert dans le Serengeti, permettant aux voyageurs de savourer une cuisine raffinée dans l’un des cadres les plus spectaculaires du parc, au rythme des sons de la savane.
Safaris nocturnes
Les safaris nocturnes sont interdits à l’intérieur même du parc, mais autorisés dans les réserves privées voisines. Ikoma figure parmi les secteurs les plus appréciés pour les safaris nocturnes, avec la possibilité d’observer léopards, civettes, genettes et autres habitants nocturnes de la savane.
Animaux du parc national du Serengeti
Le Serengeti abrite plus de 70 espèces de grands mammifères, ce qui en fait l’un des meilleurs endroits du continent pour observer les animaux les plus emblématiques d’Afrique. Les populations de nombreuses espèces y sont nettement plus importantes que dans d’autres parcs nationaux connus. Le Serengeti compte aussi parmi les rares lieux où l’on peut apercevoir l’un des animaux les plus menacés d’Afrique : le rhinocéros noir de l’Est.
Il faut garder à l’esprit que le Serengeti est un parc immense. Les animaux se déplacent en permanence et il peut arriver de rouler 30 minutes en safari en 4x4 sans observation majeure. Votre guide de safari expérimenté échange par radio avec ses collègues pour repérer les secteurs où la faune a été vue récemment.
Combien coûte un safari dans le Serengeti ?
Le coût d’un séjour dans le Serengeti dépend de nombreux facteurs : la saison, le type d’hébergement, la durée du voyage, entre autres. Le parc national applique des droits d’entrée, généralement inclus dans le prix des forfaits safari.
Un safari de milieu de gamme dans le Serengeti, organisé avec un opérateur fiable, coûte généralement entre 400 $ US et 600 $ US par personne et par jour. Pour les safaris de luxe, il n’existe en revanche pas de plafond : certains lodges très exclusifs facturent plusieurs milliers de dollars la nuit.
Histoire du parc national du Serengeti
Avant l’arrivée des Européens en Afrique, les plaines herbeuses du Serengeti étaient peu connues. La région qui forme aujourd’hui le parc national était habitée par différents peuples africains. Les premières observations consignées de cette région sont dues à l’explorateur autrichien Oscar Bauman, qui s’y rendit en 1892.
L’histoire du Serengeti comme aire protégée commence en 1913, lorsque les autorités coloniales allemandes déclarent l’écosystème réserve de chasse et restreignent fortement la pratique de la chasse. Après la Première Guerre mondiale, le Tanganyika passe sous mandat britannique. En 1923, le gouvernement britannique étend la réserve de chasse puis, en 1951, le Serengeti devient parc national. Avec ce statut, toute activité humaine – construction, chasse, coupe de bois, etc. – devient illégale à l’intérieur du parc. Les communautés maasaï vivant dans le parc sont déplacées de force hors du Serengeti. Aujourd’hui, seuls le tourisme photographique et la construction d’hôtels dans des zones désignées sont autorisés.
En 1979, le Serengeti est inscrit sur la Liste du patrimoine mondial de l’UNESCO, ouvrant l’ère moderne du développement du parc. Il est aujourd’hui l’un des parcs les plus fréquentés d’Afrique, avec plus de 400 000 visiteurs par an. Cette reconnaissance a contribué à préserver l’écosystème singulier du Serengeti, afin que ses vastes paysages et sa faune abondante continuent de prospérer et de fasciner les voyageurs venus du monde entier.
Projets de conservation de la faune sauvage dans le Serengeti
Plusieurs projets et initiatives de conservation de la faune sauvage sont menés dans le Serengeti. En voici deux parmi les plus importants :
Conservation des rhinocéros aux kopjes de Moru
Le Serengeti est l’un des rares endroits où l’on peut observer le rhinocéros noir, le grand mammifère le plus menacé d’Afrique. En raison d’un braconnage intense au début du siècle, sa population a fortement diminué. Selon le World Wildlife Fund, on comptait environ 70 000 individus dans les années 1960, mais il ne restait plus que 2 400 rhinocéros à l’état sauvage au début des années 1990. Grâce aux efforts de conservation, la population s’est partiellement reconstituée ; aujourd’hui, environ 5 000 rhinocéros vivent en Afrique.
Un important travail de conservation des rhinocéros est mené par la Frankfurt Zoological Society dans le secteur des kopjes de Moru, dans le Serengeti. La colonie est protégée par les rangers du parc et le nombre de rhinocéros augmente progressivement. Récemment, l’administration du parc national du Serengeti a autorisé les voyageurs à s’approcher de la colonie moyennant un droit spécial.
Programme Serengeti De-Snaring
Chaque année, les braconniers posent des milliers de pièges et de collets dans le Serengeti. Pour lutter contre cette pratique, la Frankfurt Zoological Society a créé le programme Serengeti De-Snaring. Les équipes du projet et les rangers patrouillent dans le parc, retirent les pièges et portent assistance aux animaux pris au collet. Lorsque des braconniers sont repérés, les rangers les interpellent et les remettent à la police.
Le projet est financé par les dons des tour-opérateurs participants. La liste actuelle des sponsors de Serengeti De-Snaring est disponible sur le site du programme.
Questions fréquentes sur le Serengeti
Le Serengeti se visite toute l’année. Au moment de planifier votre voyage, il est important de tenir compte des différences saisonnières suivantes :
Saisons des pluies
La Tanzanie connaît deux saisons des pluies. Les « petites pluies » ont lieu de début novembre à début janvier, et les « grandes pluies » de fin mars à fin mai. En général, les averses commencent dans la seconde moitié de la journée, lorsque les voyageurs rentrent déjà à leur lodge. Certaines journées peuvent rester entièrement sèches, tandis que d’autres connaissent de la pluie tout au long du jour. À cette période, la savane se couvre d’une herbe verte et dense, de nouveaux points d’eau apparaissent, et les animaux se dispersent dans différentes zones du parc. La végétation épaisse peut rendre plus difficile l’observation des servals, caracals, dik-diks et autres petits habitants.
Les lodges de safari accordent des réductions saisonnières, ce qui rend les voyages plus accessibles et laisse le parc moins fréquenté. Les safaris pendant la saison humide conviennent aux voyageurs qui recherchent davantage de tranquillité.
Période des fêtes de Noël
La période des fêtes commence le 20 décembre en Tanzanie. Malgré une probabilité élevée de pluie, les prix des hôtels atteignent alors leur maximum, et les réservations doivent être faites 6 mois à l’avance.
Saisons sèches
De mi-janvier à fin février, puis de mi-juin au début octobre, la Tanzanie traverse ses saisons sèches. Pendant ces périodes, les animaux ont tendance à rester plus près des points d’eau. Le point culminant de la grande migration se déroule en juillet-août, lorsque des centaines de milliers de gnous et de zèbres traversent les rivières Grumeti et Mara.
Les saisons sèches sont traditionnellement très prisées par les visiteurs du Serengeti ; il faut donc vous attendre à voir des dizaines d’autres véhicules observer les animaux à vos côtés.
Inter-saison
En mars et en juin, la Tanzanie connaît un changement de saison. Le temps reste relativement sec et clair, et le parc accueille moins de visiteurs que pendant les saisons sèches. Cette période réunit les atouts des deux saisons et mérite d’être envisagée si vos dates de voyage sont flexibles.
En véhicule de safari
La plupart des safaris dans le nord de la Tanzanie commencent à Arusha, grande ville la plus proche sur la route des parcs nationaux depuis l’aéroport international du Kilimandjaro. Les voyageurs se reposent à Arusha après leur vol, puis le safari commence le lendemain.
Avant d’atteindre le Serengeti, les visiteurs explorent généralement des parcs plus petits comme le Tarangire, le lac Manyara et le Ngorongoro, situés sur la route entre Arusha et le Serengeti. Un trajet direct jusqu’au Serengeti est éprouvant : depuis Arusha, sans arrêt, il dure 8 à 9 heures, occupe une journée entière, et vous risquez de ne voir aucun animal. Dans ce cas, le véhicule arrive au Serengeti vers 16 h-17 h, mais à 18 h tous les voyageurs doivent être à leur hôtel, car les règles du parc interdisent de rester dans la savane après cette heure.
Il est donc recommandé de combiner la visite du Serengeti avec des safaris dans d’autres parcs nationaux de Tanzanie. En les découvrant sur la route du Serengeti, les voyageurs voient les principaux sites de safari du nord de la Tanzanie, avant de faire du Serengeti le point d’orgue du voyage.
En avion
Si le programme prévoit uniquement la visite du Serengeti, l’avion est la meilleure option. Des vols réguliers relient directement les aéroports d’Arusha et du Kilimandjaro au Serengeti. Vous pouvez aussi réserver un vol charter, qui partira à l’heure qui vous convient, avec vous seuls à bord. Le trajet complet dure 1 à 2 heures. Dans le Serengeti, un guide de safari vous accueille, et l’observation du parc le plus célèbre d’Afrique commence aussitôt.
Le Serengeti possède plusieurs pistes d’atterrissage. Si votre safari commence dans la partie centrale du parc, l’avion atterrira sur la piste de Seronera ; s’il commence dans l’ouest, sur celle de Grumeti. Le nord du Serengeti est desservi par les pistes de Kogatende et de Lobo.
Depuis le lac Victoria
La plupart des voyageurs visitent les parcs de safari du nord de la Tanzanie d’est en ouest : le lac Manyara, puis le Tarangire, le Ngorongoro et enfin le Serengeti. Certains commencent toutefois leur voyage en Tanzanie par le lac Victoria, à l’ouest du pays, avant de rejoindre les parcs de safari. Dans ce cas, le Serengeti est le premier parc du circuit. Le trajet en véhicule tout-terrain depuis la ville de Mwanza, sur les rives du lac Victoria, jusqu’à la porte de Ndabaka, entrée ouest du Serengeti, dure 2 à 3 heures.
Le Serengeti est le troisième plus grand parc national de Tanzanie. On divise généralement son territoire en 4 zones : Seronera, au centre, le Western Corridor, le sud et le nord. Pour explorer le parc confortablement, il est recommandé de prévoir 4 à 6 jours, dont 2 à 3 à Seronera, le reste étant consacré aux zones où se trouve la grande migration selon la saison. Le voyage demande donc 4 à 6 jours au total.
Cette durée permet de visiter sans hâte les principaux secteurs du parc et de passer plus de temps dans les lieux les plus intéressants. Une journée supplémentaire peut être prévue pour se reposer au lodge, surtout si vous voyagez avec des enfants : les safaris et l’observation de la faune sont très riches, mais peuvent aussi être fatigants.
Si votre objectif est simplement d’observer la faune sauvage de Tanzanie, il n’est pas nécessaire de rejoindre les zones reculées du Serengeti où la grande migration ne se trouve pas à ce moment-là. Ce type de déplacement prendrait beaucoup de temps, alors que presque tous les animaux du Serengeti peuvent être observés dans la zone de la migration. Un safari près de la migration sera bien plus dense, sans longs trajets à travers le parc.
Faits intéressants sur le parc national du Serengeti
Depuis le XIXe siècle, les tribus maasaï faisaient paître leurs troupeaux dans la région aujourd’hui connue sous le nom de Serengeti. Elles appelaient cette terre « siringet », que l’on traduit par « plaines sans fin ». Avec le temps, « siringet » est devenu « Serengeti ». Le nom s’est imposé et reste utilisé aujourd’hui.
Il est impossible de compter avec précision le nombre d’animaux dans l’écosystème du Serengeti : le parc borde d’autres zones de conservation, et les habitants de la savane entrent et sortent librement du Serengeti.
Voici quelques chiffres approximatifs :
Éléphants : selon le Tanzania Wildlife Research Institute (TAWIRI), la population atteignait environ 7 000 individus en 2020, soit 1 000 de plus qu’en 2014.
Buffles : le TAWIRI a recensé une population de 60 000 individus en 2020, soit 10 000 de plus qu’en 2014.
Lions : les informations de Britannica indiquent environ 3 000 individus.
Animaux de la grande migration : une équipe de recherche dirigée par la professeure Alexandra Swanson, de l’université du Minnesota, a estimé que la population de gnous, d’autres antilopes et de zèbres atteignait 1,6 million en 2015.
L’équipe d’Altezza Travel a visité presque tous les parcs nationaux d’Afrique du Sud-Est. Nous pouvons dire avec assurance que l’observation de la faune dans le Serengeti reste incomparable, tant le nombre d’animaux y est immense.
La grande migration des animaux se déroule toute l’année. Ses moments les plus marquants, les traversées des rivières Mara, Mbalageti et Grumeti, ont lieu de juin à août. À cette période, les ongulés se rassemblent en immenses troupeaux et franchissent des rivières peuplées de crocodiles. Une telle concentration de grands mammifères ne se retrouve nulle part ailleurs sur la planète.
Le meilleur livre sur le parc national du Serengeti est "Serengeti Shall Not Die", de Bernhard Grzimek, zoologiste allemand installé en Afrique peu après la Seconde Guerre mondiale. Le livre a servi de scénario au film du même nom, récompensé par un Oscar en 1960.
"Serengeti Shall Not Die" fait partie des ouvrages inclus dans le programme de formation de nos équipes. Les futurs managers d’Altezza Travel commencent leur découverte de l’histoire du parc par ses pages.
