Le Kilimandjaro, plus haut sommet d’Afrique, attire des voyageurs venus du monde entier. La plupart séjournent dans la ville voisine de Moshi, avant comme après l’ascension du Kilimandjaro, ce qui en fait une étape importante de leur voyage.
Installée au pied de la montagne, la ville de Moshi sert de porte d’entrée vers le Kilimandjaro et constitue la capitale de la région du même nom. C’est la plus grande ville des environs, mais aussi le cœur culturel du peuple Chagga. Ses bâtiments bas et son atmosphère paisible offrent aux voyageurs une halte douce et reposante.
Dans cet article, nous explorons ce que Moshi et ses environs ont à offrir : sites naturels, cuisine locale et traditions vivantes du peuple Chagga.
Cascade de Materuni et visites autour du café local
Les pentes basses du Kilimandjaro abritent plusieurs grandes et belles cascades. La plus célèbre est Materuni, située dans le village du même nom, à environ 30 minutes de route du centre de Moshi.
Durée de l’excursion : 5 à 6 heures.
Après l’arrivée au point de départ, une marche panoramique mène jusqu’à la cascade. Les vues sont saisissantes : la vallée de la rivière Mware, les premières pentes de la montagne et les plaines qui entourent le Kilimandjaro se déploient devant vous. En chemin, vous observez la vie du village et avez de bonnes chances d’apercevoir des caméléons colorés dans les buissons qui bordent le sentier.
Après environ 30 minutes de marche, apparaît la chute d’eau, haute de 80 mètres. Après de fortes pluies, elle devient particulièrement abondante et impressionnante. Lorsque l’eau est claire, il est possible de se baigner dans le bassin frais situé au pied de la cascade.
La seconde partie de l’excursion est consacrée à l’aromatique café du Kilimandjaro. Depuis plus d’un siècle, les cultivateurs produisent un arabica de grande qualité sur les pentes du Kilimandjaro. Vous suivez toutes les étapes de sa préparation et goûtez un café fraîchement infusé.
Tous les participants peuvent prendre part au processus. Les grains sont séparés de leur enveloppe, tamisés, torréfiés, pilés dans un grand mortier en bois, puis préparés sur un feu ouvert. Le tout s’accompagne des danses animées et des chants joyeux du peuple Chagga. Beaucoup possèdent de petites plantations et connaissent intimement la culture du café.
La visite se termine autour d’un café fraîchement préparé et d’un bon déjeuner. Les plats servis sont traditionnels en Tanzanie : mtori, un ragoût de viande aux bananes, riz, ragoût de haricots et beaucoup de mboga, ces légumes verts très présents dans la cuisine locale.
Par temps clair, la cime enneigée du Kilimandjaro se distingue directement depuis l’espace de repas.
Sources chaudes de Chemka
Non loin de Moshi se trouve un véritable havre tropical. Les sources chaudes de Chemka forment de petits bassins d’eau claire et tiède, nichés entre palmiers et végétation dense. Les photographes viennent souvent spécialement pour saisir la beauté du lieu. On croirait ces paysages réservés à des îles tropicales lointaines ; pourtant, l’un d’eux se trouve ici, près du Kilimandjaro.
Durée de l’excursion : 5 à 6 heures.
Les sources chaudes de Chemka forment une oasis géothermale, alimentée par une eau souterraine propre. Les bassins disposent d’un exutoire vers la rivière, et le courant contribue à préserver la limpidité de l’eau. Leur profondeur maximale est d’environ 10 mètres. Le snorkeling y est agréable : on peut y observer de petits poissons et, parfois, des varans.
Le lieu porte aussi le nom de sources chaudes de Kikuletwa. On les appelle parfois Maji Moto, qui signifie « eau chaude » en swahili. À Chemka, la température de l’eau reste autour de 27 °C, ce qui permet de s’y baigner toute l’année.
Le meilleur moment pour visiter les sources chaudes de Kikuletwa est le début de matinée. À l’approche de midi, les habitants commencent à arriver, et le site devient rapidement plus fréquenté et bruyant. Les grands groupes viennent souvent avec de la musique et des grils installés sur des feux ouverts. Une balançoire accrochée à l’un des arbres dominant le bassin permet de sauter dans l’eau de manière spectaculaire. Des bouées gonflables sont disponibles à la location, car tout le monde ne sait pas nager sur le continent tanzanien.
Pendant la basse saison, d’avril à mai, des crocodiles peuvent parfois être aperçus dans la zone de Chemka, ce qui rend la visite des sources dangereuse à cette période. Il est préférable de prévoir votre venue à un autre moment de l’année.
Réserve forestière naturelle de Rau
À seulement 3 km au sud-est de Moshi s’étend une réserve forestière où l’on trouve une eau souterraine propre, un air frais et la rivière Rau, alimentée par les eaux qui descendent des pentes du Kilimandjaro. La zone se découvre à pied avec des guides ou à vélo, avec des bicyclettes louées sur place.
Peu de voyageurs connaissent cet endroit : vous n’y croiserez donc pas de grandes foules. Si vous aimez la nature, le calme et la solitude, nous conseillons de réserver quelques heures à la visite de Rau.
Durée de l’excursion : 3 heures.
La réserve forestière abrite 71 espèces d’arbres, dont Prioria msoo, endémique d’Afrique de l’Est. Cette légumineuse robuste est appréciée pour sa résistance et souvent utilisée dans la construction navale. On la trouve uniquement en Tanzanie et au Kenya.
Le trésor le plus remarquable de la réserve est un ancien teck africain, connu sous son nom scientifique Milicia excelsa. Les habitants lui accordent une grande valeur et utilisent son écorce dans des rituels et en médecine traditionnelle. En swahili, on l’appelle mvule. Cet arbre est considéré comme le plus vieux et le plus grand teck africain de Tanzanie ; les estimations lui donnent environ 200 ans et 51 mètres de hauteur.
Dans la forêt, vous pouvez apercevoir de superbes colobes, ainsi que des singes bleus et de petites antilopes forestières. La zone abrite aussi différents papillons, une avifaune variée et de nombreux insectes à observer. Les rizières voisines attirent par ailleurs les oiseaux d’eau, offrant d’autres occasions d’observer la faune.
Au cœur de la forêt, près de l’ancien teck africain, une aire de pique-nique a été aménagée. Outre la marche et le vélo dans la réserve, vous pouvez observer l’avifaune, les singes et d’autres animaux dans leur habitat naturel.
Lac Chala
À l’est de Moshi, juste à la frontière avec le Kenya, se trouve le lac Chala. Ce superbe lac de cratère est connu pour sa géographie singulière. Formé il y a 250 000 ans, il a été alimenté par les eaux souterraines et repose aujourd’hui entre les hautes parois rocheuses du cratère. Ses rives bordées d’arbres sont un terrain de jeu apprécié des singes. La surface bleu azur du lac change de couleur au fil de la journée, selon la lumière.
Durée de l’excursion : 5 à 7 heures.
On vient surtout au lac Chala pour faire du kayak. Même si ce lac de cratère n’est pas très vaste, sa surface dépasse 4 km², ce qui laisse largement de quoi pagayer. Fait intéressant, la frontière entre la Tanzanie et le Kenya traverse le milieu du lac, le partageant presque équitablement entre les deux pays.
Le lac Chala est considéré comme sûr : on n’y trouve ni hippopotames, ni crocodiles, ni bilharziose dans l’eau. Beaucoup le considèrent comme l’un des rares lacs d’Afrique adaptés à la baignade.
Les environs du lac Chala abritent des colobes, des babouins et des singes bleus. On peut également apercevoir de petits dik-diks et une avifaune variée, notamment de nombreux rapaces. De temps à autre, de grands élans et des éléphants se montrent près du lac lorsqu’ils se déplacent entre le parc national de Tsavo West, au Kenya, et la Tanzanie.
Y a-t-il des choses à faire à Moshi ?
Moshi est une destination intéressante pour qui souhaite découvrir la vie urbaine tanzanienne. En vous promenant dans la ville, vous remarquerez de nombreux bâtiments swahili-indiens datant du milieu du XXe siècle. Moshi compte aussi une belle variété de cafés et de restaurants servant des plats locaux traditionnels. De nombreuses boutiques de souvenirs vendent des objets faits main : bijoux, accessoires et peintures d’artistes locaux.
Promenades en ville
Les principales rues touristiques de Moshi sont Mavenzi Road, Market Street et Arusha Road. Double Road, l’artère centrale de la ville, constitue un bon point de départ pour l’exploration. Une promenade le long de cette avenue permet de saisir l’atmosphère de Moshi.
La découverte de la ville devient encore plus plaisante à bord d’un bajaji, le nom local du tuk-tuk. Ces véhicules motorisés à trois roues sont un moyen populaire et abordable de se déplacer à Moshi. Ils sont sûrs et apportent une touche de mouvement à la visite.
Il faut toutefois noter que se promener à Moshi présente quelques particularités. Vous rencontrerez probablement des vendeurs de rue insistants, des rabatteurs de boutiques de souvenirs et des « assistants » espérant un pourboire. Ils sont généralement aimables et sans danger, mais leur insistance peut gêner certains visiteurs. Il n’y a malheureusement pas grand-chose à y faire : cela fait simplement partie des codes locaux de communication en Tanzanie.
Où boire le meilleur café local à Moshi ?
Moshi est réputée comme ville du café, avec une longue tradition de culture et de préparation de cette boisson aromatique. Au rond-point central de la tour de l’horloge, vous trouverez un café ouvert 24 h/24, connu pour son excellent café du Kilimandjaro. Autre adresse incontournable pour les amateurs : l’historique Coffee Union Cafe, fondé en 1939 par la Kilimanjaro Native Cooperative Union.
Un autre lieu singulier pour boire un café est celui de l’ancienne gare ferroviaire de Moshi. Construite en 1911 et inutilisée depuis les années 1990, la gare offre aujourd’hui aux habitants comme aux visiteurs une pause savoureuse, légèrement teintée de nostalgie.
Que manger à Moshi ?
De nombreux cafés accueillent ceux qui souhaitent goûter une cuisine locale simple ; vous pouvez choisir selon les avis en ligne. Dans des adresses comme East Africa Pub, Green Bamboo Restaurant ou Secret Garden Hotel Restaurant, vous aurez un bon aperçu des saveurs locales. Ces lieux servent généralement des omelettes aux pommes de terre, appelées chipsi mayai, de la salade kachumbari, du pain chapati et une épaisse bouillie de farine de maïs, accompagnée de ragoût et de légumes verts, traditionnellement mangée à la main. On trouve aussi des samosas, petits beignets frits souvent farcis à la viande. Côté boissons, le thé au gingembre, le thé au lait, les sodas frais et les bières locales sont très courants.
Vous pouvez également déjeuner à Shirikisha Garden, une belle entreprise sociale qui soutient des personnes sourdes et d’autres personnes engagées pour leur communauté. Sur place, vous pourrez regarder des objets soigneusement fabriqués, comme des portefeuilles et des sacs, ou simplement vous détendre dans leur agréable jardin.
Pour goûter à la cuisine de rue, repérez les adresses fréquentées par les habitants. Le plus grand choix se trouve près de la gare routière, à côté de la grande mosquée. Vous pourrez y goûter des samosas, des chapatis, de la viande en brochette appelée mishkaki et du maïs frit assaisonné de citron et de poivre. Nous recommandons vivement le manioc frit aux épices et au kachumbari.
À Moshi, la cuisine de rue est généralement préparée le soir, à la tombée de la nuit.
La ville compte également plusieurs restaurants de cuisine indienne, italienne, coréenne, mexicaine et d’autres horizons.
Qu’acheter à Moshi ?
Moshi compte de nombreuses boutiques de souvenirs, à visiter au fil de vos promenades ou à choisir directement selon les avis Google Maps. En explorant la ville, vous croiserez sans doute des vendeurs de rue et divers rabatteurs. Refusez simplement leurs offres avec politesse et poursuivez votre chemin sans vous laisser distraire.
À Moshi, il existe deux grands marchés locaux :
- Mbuyuni Market
- Memorial Market.
N’hésitez pas à les visiter si vous aimez vous immerger dans la vie commerçante locale.
Mbuyuni est un marché vivant où l’on trouve de nombreux fruits et légumes frais. Pastèques, ananas, bananes, fruits de la passion et bien d’autres produits y sont presque toujours disponibles.
Memorial Market est un marché de vêtements animé, principalement consacré aux vêtements d’occasion, aux chaussures et à divers accessoires. C’est une bonne adresse pour les amateurs de vintage en quête de pièces singulières. Préparez-vous à négocier avec énergie. Les habitants de Moshi s’y prêtent avec le sourire et un plaisir évident : entrez dans le jeu et amusez-vous.
Pour les courses du quotidien, le supermarché Viva, ouvert 24 h/24, et les magasins de la chaîne Rafiki sont les meilleures options.
Le plus grand arbre d’Afrique
Un arbre situé sur le versant sud du Kilimandjaro est considéré comme le plus grand d’Afrique, avec une hauteur de 81,5 mètres. Les visiteurs peuvent l’approcher de près et le photographier. Le moyen le plus simple d’y accéder est de partir de Moshi : il faut environ 30 minutes de route jusqu’au sentier qui mène à l’arbre.
L’arbre appartient à l’espèce Entandrophragma excelsum et porte localement le nom de mkukusu. Les scientifiques ont annoncé la découverte de cet arbre record en 2016, mais la randonnée qui y mène reste peu connue. Le sentier demeure donc calme, offrant une marche paisible dans la forêt envoûtante du Kilimandjaro.
Durée de l’excursion : 3 à 4 heures.
Les visiteurs rejoignent d’abord le village de Tema, situé près de Moshi. La route grimpe sur les pentes du Kilimandjaro. Les voitures ne parviennent pas toujours jusqu’à l’extrémité nord du village ; il faut alors poursuivre sur une courte distance à moto ou à pied. Le sentier à travers la forêt de montagne commence au bout du village et demande environ 1 heure de marche dans chaque sens. En chemin, on traverse la forêt, on franchit des rivières de montagne et, avec un peu de chance, on observe l’avifaune forestière et de petits animaux. Depuis les pentes du Kilimandjaro, les vues sont époustouflantes.
Observation de l’avifaune à Moshi
Moshi et la région du Kilimandjaro ne sont pas aussi réputées pour l’observation de l’avifaune que des lieux comme le Ngorongoro, le Serengeti ou le Tarangire. Les passionnés y trouvent néanmoins de nombreuses occasions d’explorer et d’apprécier la diversité ornithologique locale.
Si vous avez le temps, nous recommandons vivement le parc national du Tarangire pour l’observation des oiseaux. C’est un lieu remarquable pour les amateurs, avec plus de 550 espèces recensées. La diversité des habitats et les nombreux oiseaux visibles dans le ciel ou près des points d’eau en font une sortie passionnante, autant pour les ornithologues confirmés que pour les curieux.
Les parcs nationaux de Mkomazi et d’Arusha, situés près de Moshi, offrent les habitats les plus riches et la plus grande diversité d’espèces. Mkomazi abrite plus de 350 espèces d’oiseaux, tandis qu’Arusha en compte environ 600. Nous donnerons plus de détails sur ces parcs plus loin.
Parmi les sites les plus proches de la ville, les plantations de canne à sucre au sud sont particulièrement intéressantes. Le réseau de canaux d’irrigation remplis d’eau douce et l’abondance d’insectes en font une zone attractive pour l’avifaune. Les terres situées à l’ouest du Kilimandjaro présentent également un bon potentiel d’observation.
Près de la frontière kenyane, de nombreux oiseaux se trouvent autour du réservoir de Nyumba ya Mungu et du lac Jipe.
En ville, les amateurs d’avifaune se rendent souvent au parc central Uhuru. Cet espace vert ouvert offre un lieu pratique pour observer les oiseaux, même si la variété peut être limitée.
Il est bien plus agréable de sortir de la ville, de séjourner dans des hôtels écoresponsables et de marcher dans les environs. Parmi les bonnes options figurent le Ngare Sero Mountain Lodge, près du parc national d’Arusha, Ndarakwai Ranch et Simba Farm Lodge dans l’ouest du Kilimandjaro.
Parc national d’Arusha
Arusha est le parc national le plus proche de Moshi, après le parc national du Kilimandjaro. On l’atteint en environ 1 h 30, ce qui permet de le visiter sur une seule journée.
Le principal attrait de ce parc national est la possibilité de marcher dans la savane, au milieu d’animaux sauvages en liberté. Vous pouvez y observer zèbres, girafes, buffles, antilopes et autres habitants des plaines africaines. Contrairement à la plupart des autres parcs, où il est interdit de sortir du véhicule de safari, ici la marche fait partie de la découverte.
En plus des randonnées sur les sentiers du parc national, il est possible de faire du kayak sur le lac Momella. Contrairement au lac Chala, ce lac permet d’observer de nombreux oiseaux et d’autres animaux directement depuis l’eau. La vue saisissante sur le mont Meru, dressé au centre du parc, ajoute beaucoup de charme à la sortie ; par temps clair, le Kilimandjaro se laisse même apercevoir au loin.
Pendant votre visite du parc, un ranger armé vous accompagne pour votre sécurité. Formé à gérer les rencontres avec les animaux sauvages, il permet de profiter de la sortie en toute sérénité.
Durée de l’excursion : 6 à 8 heures.
Parc national de Mkomazi
Un autre parc relativement proche de Moshi est Mkomazi. C’est un parc national paisible, moins fréquenté que les grands sites du nord de la Tanzanie, ce qui le rend particulièrement intéressant pour les voyageurs souhaitant s’éloigner des foules.
Durée du circuit : 1 à 3 jours.
Le parc national de Mkomazi reste largement en dehors des itinéraires classiques de nombreux opérateurs et voyageurs. Il offre pourtant de beaux paysages : entouré de montagnes, il déploie de vastes plaines où évoluent de grands troupeaux d’éléphants et de nombreuses girafes. Deux sanctuaires y sont également consacrés à des espèces rares.
Dans ce parc, des sanctuaires sont dédiés aux :
- rhinocéros noirs
- lycaons.
Le rhinocéros noir est une espèce rare, au bord de l’extinction ; à Mkomazi, vous avez de bonnes chances de l’observer de près.
Le lycaon est une autre espèce dont la survie dépend de l’intervention humaine. Il est classé comme espèce en danger. À Mkomazi, ces chiens sauvages africains vivent dans un vaste enclos, où ils sont élevés pour d’autres parcs
Même si les chances d’observer la faune à Mkomazi ne sont pas aussi élevées que dans le cratère du Ngorongoro, de nombreux animaux parcourent encore la région. Plusieurs espèces, dont les lions, occupent de vastes territoires et traversent souvent vers Tsavo West, au Kenya.
Mkomazi est un excellent choix pour les amateurs d’avifaune à la recherche d’un lieu paisible, loin des foules touristiques. Si vous aimez la solitude, vous apprécierez l’exploration de ce parc discret.
Nous recommandons de passer non pas 1 mais 2 à 3 jours à Mkomazi. Son éloignement relatif et sa densité animale plus faible en font un parc idéal pour une exploration prolongée. Si vous disposez du temps nécessaire, Mkomazi est un excellent choix pour une parenthèse paisible en pleine nature.
Autres points d’intérêt et loisirs près de Moshi
À Moshi, les activités ne manquent pas si vous prévoyez d’y passer quelques jours, voire plusieurs semaines. Voici d’autres idées de loisirs intéressants.
Golf
Les amateurs de golf trouveront des parcours avec de très belles vues. Le parcours du TPC Club, situé près des plantations de canne à sucre, compte 9 trous juste à l’extérieur de Moshi. Par temps clair, on y admire la silhouette majestueuse du Kilimandjaro.
Kilimanjaro Golf Club, situé au sud du parc national d’Arusha, dispose de parcours de 9 et 18 trous. Depuis la zone de Kiligolf, les panoramas s’ouvrent à la fois sur le majestueux Meru et sur le Kilimandjaro.
Si vous souhaitez jouer au golf au pied du toit de l’Afrique, regardez du côté de Moshi Club. Son parcours de 9 trous compte parmi les plus anciens de Tanzanie.
Visites culturelles dans les villages Chagga et maasaï
Pour ceux qui s’intéressent à la culture, aux modes de vie et aux traditions des communautés locales, Moshi et ses environs offrent des musées thématiques et des villages à découvrir. La région est principalement habitée par le peuple Chagga ; en marchant en ville ou en visitant les villages voisins, vous croiserez souvent des membres de cette communauté.
Vous pouvez visiter le village de Marangu, principal établissement historique du peuple Chagga, situé à environ 1 heure de route du centre de Moshi. À Marangu, vous découvrirez un musée Chagga, d’anciennes grottes où les habitants se réfugiaient autrefois lors des raids, ainsi que des sites commémoratifs importants pour la communauté.
À l’inverse, les Maasaï sont un peuple nomade, ce qui rend souvent le contact avec leur culture plus accessible. Vous verrez probablement des hommes maasaï à Moshi. Vêtus de leurs shukas traditionnels à carreaux, ils vaquent à leurs activités quotidiennes ou vendent des chaussures dans la rue. Dans certains hôtels de campagne, les danses et chants maasaï font partie du rituel d’accueil des hôtes. À l’ouest du Kilimandjaro, des villages maasaï permettent d’en apprendre davantage sur la vie quotidienne de leur communauté.
Visites de fermes de café
Nous avons déjà évoqué les petites fermes privées où goûter le café lors de la visite de la cascade de Materuni. En plus de ces exploitations familiales, des plantations gérées de manière professionnelle, sur les pentes du Kilimandjaro, accueillent aussi les visiteurs. Lors d’une visite autour du café, vous suivez tout le processus, de la récolte des grains à la torréfaction puis à l’infusion. Naturellement, le déroulé varie selon la saison. Le café mûrit sur le Kilimandjaro de septembre à décembre, puis de mars à mai.
Le Kilimandjaro et ses environs
L’attraction principale de Moshi est bien sûr le Kilimandjaro, célèbre pour être la plus haute montagne isolée d’Afrique. Si vous prévoyez d’atteindre le sommet, les excursions d’une journée organisées par de nombreuses compagnies ne vous intéressent sans doute pas. Pourtant, le Kilimandjaro ne se résume pas à son ascension : la montagne offre aussi d’autres activités.
Des sorties à vélo en groupe sont organisées à Moshi, avec plusieurs options selon les envies. Vous pouvez choisir un itinéraire paisible à travers la campagne, sur terrain plat, ou une sortie urbaine plus exigeante dans les rues vallonnées de Moshi. Pour une approche plus engagée, il existe aussi un parcours de 3 jours à vélo autour du Kilimandjaro.
Si le vélo ne vous tente pas mais que vous cherchez une activité plus exclusive, vous pouvez réserver un vol en hélicoptère autour du Kilimandjaro. Ce survol panoramique révèle la montagne majestueuse couronnée de glaciers, la ville de Moshi étalée en contrebas et les vastes plaines qui s’étirent vers le lac Chala, à l’horizon.
Choisissez l’activité à Moshi qui vous correspond et profitez pleinement de votre temps au pied du Kilimandjaro.
Quels lieux les voyageurs devraient-ils éviter ?
Enfin, nous souhaitons mentionner un lieu que nous ne recommandons pas. Situé à l’ouest du Kilimandjaro, Serval Wildlife Lodge est une destination touristique populaire, connue pour ses séances photo avec des animaux sauvages, notamment des zèbres, des girafes et des lions. L’Instagram du lodge montre des images et vidéos spectaculaires de visiteurs nourrissant et étreignant ces animaux avec enthousiasme.
Serval Wildlife acquiert des animaux issus de la captivité, souvent séparés de leurs parents, et les utilise à des fins commerciales. Ces animaux sont présentés aux visiteurs comme des orphelins, ce qui n’est pas toujours vrai. En visitant ce lieu et en y dépensant de l’argent, vous soutenez une activité animale contraire à l’éthique. Plus préoccupant encore : la plupart des visiteurs du lodge croient aux récits selon lesquels ces animaux seraient des orphelins sauvés dans la nature.
Chez Altezza Travel, nous choisissons délibérément de ne pas travailler avec Serval Wildlife et déconseillons aux voyageurs comme aux résidents de Tanzanie de soutenir ce lieu et les autres zoos de contact. Cheetah’s Rock, à Zanzibar, en est un autre exemple similaire ; l’établissement se présente comme un centre de sauvetage de la faune sauvage. L’approche de l’interaction avec les animaux y est la même : ils sont achetés et maintenus en captivité, dressés pour accepter la proximité humaine et poser pour des photos. Ces animaux sont simplement exploités à des fins lucratives, sans préparation à un retour dans la nature ni aide réelle.
Si vous souhaitez aider les animaux d’Afrique, participez à des programmes vérifiés et efficaces. Le projet collaboratif entre la Frankfurt Zoological Society et les opérateurs de safari tanzaniens, Serengeti De-snaring, en est un bon exemple. Cette initiative lutte contre le braconnage dans le Serengeti et libère les animaux pris au piège. Vous pouvez en savoir plus sur ce projet et d’autres initiatives dans notre article sur les projets écologiques auxquels nous participons.
Tous les contenus d’Altezza Travel sont rédigés à partir d’analyses expertes et de recherches approfondies, conformément à notre Politique éditoriale.
Vous souhaitez en savoir plus sur les voyages d’aventure en Tanzanie ?
Contactez notre équipe ! Nous connaissons les plus belles destinations de Tanzanie. Nos conseillers voyage basés près du Kilimandjaro sont prêts à partager leurs conseils et à vous aider à préparer votre voyage.
