Capitale économique et plus grande ville de Tanzanie, Dar es Salaam mêle culture swahilie et vie contemporaine dans une énergie très singulière. Affectueusement surnommée « Dar », la ville est la 5e mégalopole la plus peuplée d'Afrique et continue de croître à un rythme vertigineux. On y trouve des plages animées, des ruines anciennes, des musées d'histoire, et plusieurs aires de conservation remarquables se rejoignent facilement depuis la ville.
Voici Dar es Salaam, la belle métropole tanzanienne.
Dar es Salaam, havre de paix
Sur la côte est de la Tanzanie, dans un beau port naturel situé à 40 kilomètres au sud de Zanzibar, s'étend la grande ville de Dar es Salaam. Dar est la plus vaste ville d'Afrique de l'Est ; son nom signifie « havre de paix », ou « maison de la paix », en arabe. Ses rives sont baignées par l'océan Indien, tandis que des zones verdoyantes entourent la ville et ses faubourgs côté continent. Dar es Salaam est un port océanique majeur sur les routes maritimes internationales. C'est la ville la plus grande et la plus développée de Tanzanie, et elle fut la capitale du pays jusqu'à la fin du XXe siècle.
Jadis simple village de pêcheurs, Dar es Salaam est aujourd'hui une métropole foisonnante, qui gagne sans cesse en superficie et en densité de population. Elle figure parmi les villes à la croissance la plus rapide au monde. Dans le centre, les bâtiments historiques rappellent le passé colonial, tandis que les tours éparpillées et les nouveaux quartiers en construction témoignent d'un développement accéléré.
La plupart des immeubles de bureaux récents du centre de Dar répondent avant tout à une logique pratique, plus qu'à une ambition architecturale ou esthétique. Vous n'y trouverez donc pas la silhouette urbaine harmonieuse que l'on associe parfois à d'autres grandes villes internationales.
Flâner dans la plus grande métropole d'Afrique de l'Est
En parcourant les rues de Dar es Salaam, vous traversez des quartiers très différents : secteurs résidentiels élégants face à l'océan, artères commerçantes animées, centres d'affaires en pleine activité. Vous entendez forcément les klaxons et les appels qui accompagnent les célèbres embouteillages de Dar ; au marché aux poissons, l'odeur du sel et du poisson frais s'impose aussitôt.
La diversité de la ville se ressent partout : un mélange de cultures africaines et swahilies, nourri d'influences arabes, indiennes et asiatiques. À Dar es Salaam, cette pluralité n'est pas seulement l'héritage sur lequel la ville s'est construite ; elle fait aussi partie de son récit contemporain.
Arriver dans la grande ville de Tanzanie
Il est probable que vous arriviez en Tanzanie par l'aéroport international Julius Nyerere de Dar es Salaam, nommé en hommage au grand dirigeant du pays, figure de l'indépendance et premier président de la nation.
Julius Nyerere, d'abord enseignant, devint le premier président de la Tanzanie après l'indépendance obtenue vis-à-vis de la Grande-Bretagne, puis l'union avec Zanzibar qui donna naissance à la République unie de Tanzanie. Dar es Salaam fut initialement la capitale du pays, et vous verrez sans doute de nombreux lieux portant le nom de Nyerere, le très respecté « Père de la Nation ».
Si vous voyagez par la route, il y a de fortes chances que votre bus vous conduise au Magufuli Bus Terminal. Ce terminal tout récent forme un vaste complexe moderne, reliant Dar es Salaam à presque toutes les régions de Tanzanie, ainsi qu'à plusieurs pays voisins. Plusieurs centaines de compagnies de bus y opèrent : depuis ce terminal, on peut rejoindre le Kenya, la République démocratique du Congo, l'Ouganda, le Malawi et d'autres pays limitrophes, mais aussi de nombreuses destinations tanzaniennes.
Dar es Salaam est également accessible par la mer, grâce au ferry depuis Zanzibar. Les vols entre Arusha et Zanzibar sont fréquents, et de nombreux voyageurs choisissent ensuite la traversée de 3 heures depuis l'archipel de Zanzibar jusqu'au continent, en arrivant par le port de Dar.
Si vous disposez de temps et souhaitez aborder le voyage sous un autre angle, le réseau ferroviaire tanzanien a récemment été rénové et dessert toutes les régions du pays, y compris l'ouest de la Tanzanie. Le train reste plus lent, mais le trajet de nuit entre Arusha et Dar, avec ses wagons spacieux et son prix accessible, permet de voir réellement défiler les paysages contrastés de ce beau pays.
Kivukoni, le cœur de Dar es Salaam
Quel que soit votre mode d'arrivée, vous passerez certainement, à un moment ou à un autre, par le quartier de Kivukoni. Il se trouve dans le centre historique de Dar es Salaam. C'est là que l'on découvre les bâtiments souvent représentés sur les cartes postales et les affiches consacrées à la ville.
À Kivukoni se trouve l'un des édifices les plus connus de Dar es Salaam : l'Azania Front Lutheran Church. Ses jolis murs blancs et ses avant-toits rouges de style bavarois composent une silhouette saisissante, héritée de l'architecture allemande du début du XIXe siècle. Depuis plus d'un siècle, l'église résiste au soleil puissant et à l'air salin de Dar es Salaam ; aujourd'hui encore, elle apparaît délicatement entourée de palmiers.
Non loin de là se dresse le monument Askari, qui marque précisément le centre de Dar es Salaam. Son piédestal porte une statue de bronze représentant un soldat tenant un fusil à baïonnette. Askari signifie « soldat » en swahili. Le mémorial rend hommage aux soldats tanzaniens qui combattirent au sein d'un bataillon britannique pendant la Première Guerre mondiale.
Ce monument fait partie d'un ensemble plus vaste, une sorte de « trilogie » avec les autres monuments Askari du Kenya, situés à Mombasa et Nairobi, qui rendent hommage aux soldats kenyans ayant eux aussi combattu aux côtés des Britanniques durant la Première Guerre mondiale.
Un autre monument historique se trouve à proximité : la célèbre Clock Tower, érigée pour commémorer l'indépendance du Tanganyika en 1961. Elle fait partie des repères emblématiques de la ville.
Kivukoni compte parmi les quartiers les plus modernes et les plus développés. On y trouve non seulement la résidence du président, mais aussi presque toutes les institutions d'État du pays, les ambassades étrangères et les bureaux de grandes entreprises tanzaniennes. La ville de Dodoma est la capitale officielle de la Tanzanie, mais Dar es Salaam demeure le centre politique et économique du pays.
Les rues de Dar es Salaam
La ville ne compte pas partout des trottoirs propices à la flânerie, mais les promenades en bord de mer près de l'Hotel Slipway ou dans le secteur d'Oyster Bay offrent une belle vue sur l'océan, une brise bienvenue et de bonnes adresses pour se restaurer.
Dans le centre-ville, certaines zones sont plus agréables aux piétons : on peut y marcher un peu au rythme des femmes et des hommes d'affaires qui traversent leur journée. Ailleurs, à Dar es Salaam, les motos ou les vendeurs occupent parfois les trottoirs, et la marche perd vite son charme.
Le long des rues de Dar, vous verrez des vendeurs ambulants proposer chaussures, vêtements, sucreries et, bien sûr, boissons fraîches : sodas glacés, eau, jus de fruits pressés à la minute ou jus de canne à sucre. Il y a fort à parier que vous en aurez envie : Dar es Salaam se situe à seulement 6,5 degrés au sud de l'équateur et reste chaude toute l'année. Les boissons vendues dans la rue sont généralement abordables, autour de 1 000 à 2 000 shillings tanzaniens. Pour en savoir plus sur la monnaie locale et le change, consultez notre guide.
Dar compte de nombreux bons restaurants et cafés : trouver quelque chose de savoureux à manger ne demande guère d'effort. La ville est connue pour ses poissons et fruits de mer frais, ainsi que pour des spécialités locales comme le riz ou la bouillie de farine de maïs, appelée ugali.
Pour aller plus loin, lisez nos conseils sur la cuisine tanzanienne pendant votre voyage, ici.
Population de Dar es Salaam
On estime que Dar es Salaam compte 7 millions d'habitants ; le chiffre exact dépend de la prise en compte, ou non, de ses banlieues. Dar ferme le top 5 des villes africaines les plus peuplées. En matière de croissance démographique, Dar es Salaam figure parmi les 15 villes qui se développent le plus rapidement au monde.
L'anglais et le swahili sont largement parlés dans la ville, mais vous entendrez peut-être aussi de l'arabe.
Le christianisme et l'islam sont tous deux très présents à Dar es Salaam, et les deux communautés religieuses y coexistent pacifiquement. Dans toute la Tanzanie, les traditions et fêtes chrétiennes comme musulmanes sont célébrées et reconnues par l'État ; vous verrez sans doute de nombreux habitants porter des tenues musulmanes traditionnelles. Les traditions islamiques sont toutefois plus marquées à Zanzibar, toute proche, qu'ici à Dar.
Dans l'ensemble, les habitants de Dar sont accueillants, et il est possible de se promener en ville en sécurité. Comme dans toutes les grandes villes du monde, certains voyageurs imprudents peuvent toutefois rencontrer des difficultés. Pour éviter ce type de situation, lisez notre article consacré à la sécurité en Tanzanie.
Gardez en tête les règles de base d'un voyageur prudent : ne montrez pas inutilement de grosses sommes d'argent ni d'objets de valeur. Prenez uniquement des taxis autorisés, bien identifiables ; chaque chauffeur possède une carte officielle, que vous pouvez demander à voir avant de monter. Renseignez-vous auprès du personnel de l'hôtel si vous avez besoin d'aide ; changez votre argent dans les banques ou bureaux de change officiels, et ne marchez pas seul la nuit sans votre guide.
En visitant la ville, vous verrez aussi des quartiers pauvres de Dar es Salaam : maisons nécessitant de lourdes réparations, communautés entières entourées de clôtures précaires, bâtiments faits de matériaux de récupération, poules en liberté et autres signes de pauvreté. L'une des particularités de Dar tient à ces contrastes : dans une même journée, on peut traverser des quartiers prestigieux, comme les ambassades autour de Kivukoni et les élégantes maisons d'Oyster Bay aux jardins soignés, puis des secteurs plus démunis où de petites parcelles potagères entourent les habitations. Ces deux réalités composent Dar es Salaam : les communautés pauvres comme les quartiers aisés.
Transports publics à Dar es Salaam
Les routes de Dar es Salaam sont remplies de voitures, de vans, de motos et de petits taxis couverts à 3 roues, appelés bajajis. En Tanzanie, les transports publics sont en général bondés et plutôt lents, avec de nombreux passagers serrés dans de petits bus ou minibus. Leur avantage : ils coûtent très peu cher et restent relativement fiables si l'on connaît la ville. Pour un séjour de quelques jours à Dar, les transports publics ne seront probablement ni l'option la plus confortable ni la plus pratique. Dar es Salaam est la seule ville de Tanzanie à pouvoir revendiquer un réseau de transport urbain de passagers en développement. Ces dernières années, la métropole a lancé un système de transport public rapide : des stations se construisent sur les grands axes, des voies réservées apparaissent sur les routes, et l'ensemble a contribué à réduire les embouteillages dans le centre.
Pour une courte distance, le bajaj peut être une option agréable. Ces petits véhicules à 3 roues, proches des tuk-tuks que l'on voit dans plusieurs pays d'Asie, transportent jusqu'à 3 adultes et avancent souvent un peu plus vite que les voitures, car ils se faufilent plus facilement que les taxis ou les minivans. Ils sont considérés comme un moyen sûr et pratique de parcourir de petites distances dans Dar.
Les ferries constituent un autre moyen de transport important. Dar es Salaam est divisée en deux par une large baie, et les ferries ou taxis nautiques permettent de passer facilement d'une rive à l'autre. Un nouveau pont a également été construit au-dessus de la baie ; si une longue marche au-dessus de l'eau vous tente, un passage piéton est prévu.
Architecture de la ville
De nombreux guides suggèrent qu'une grande partie de l'architecture de Dar es Salaam remonte à la période coloniale, mais les bâtiments coloniaux véritablement remarquables sont finalement peu nombreux. Quelques édifices méritent toutefois l'attention : ils ont résisté au temps comme au puissant soleil équatorial, et se visitent facilement. On peut notamment observer de vieux bâtiments en pierre près de la baie, ainsi que quelques constructions Art déco.
Si vous aimez l'architecture arabe, avec ses mosquées élégantes, ses arcs et ses arabesques, partez plutôt à Zanzibar. L'héritage architectural arabe et indien y est bien mieux préservé que dans la ville de Dar. À Dar es Salaam, les mosquées se perdent souvent dans une urbanisation dense et peu ordonnée. Plusieurs mosquées emblématiques se trouvent néanmoins dans la ville. Si vous êtes musulman pratiquant, ou si vous appréciez cette architecture en la découvrant avec respect, vous pourrez visiter quelques-unes des mosquées les plus notables de Dar : la très belle Khoja Shia Ithna-Ashari Masjid, la Masjid Maamur, la Masjid Hakimi, la célèbre Sunni Mosque ou encore la Masjid Qiblatain, dans le centre.
Que voir à Dar es Salaam
À présent que vous avez un aperçu de la ville la plus densément peuplée de la côte swahilie, voici quelques lieux intéressants à visiter.
Les meilleurs lieux de Dar es Salaam
Pour saisir pleinement l'énergie de la ville, direction le célèbre Kariakoo Market, le plus grand marché de Dar es Salaam. Ici, la vie urbaine bat son plein, et l'on sent le pouls de Dar du lever du jour jusqu'au soir. À Kariakoo, on trouve presque tout ce que l'on peut imaginer : beaux tissus traditionnels, appareils électroniques récents, décoration pour la maison et bien d'autres choses encore.
Kivukoni est considéré comme le quartier touristique, et vous séjournerez sans doute dans l'un de ses agréables hôtels. À tout le moins, prenez le temps d'y marcher : les bâtiments y sont beaux et les rues bien entretenues. Les plus grands marchés de Kivukoni sont Msasani et Mzizima. Mzizima était d'ailleurs le nom du village de pêcheurs originel, là où se dresse aujourd'hui Dar es Salaam.
Le marché de Mzizima, ou plus simplement Kivukoni Fish Market, est incontournable pour les amateurs de poissons et de fruits de mer. On dit que l'on y trouve du poisson pour tous les goûts. Vous pouvez y acheter du poisson frais, mais aussi du poisson cuisiné directement sur place. Nous vous conseillons d'y aller le matin ou le soir, lorsque les pêcheurs apportent leurs prises du jour.
Pour les amateurs de randonnée, nous recommandons de suivre Barack Obama Drive, qui serpente autour de Kivukoni, avec le rivage de sable blanc tout proche. Le matin, ce chemin permet d'admirer le lever du soleil sur l'immense océan Indien.
Musées de Dar es Salaam
Le National Museum of Tanzania se trouve lui aussi à Kivukoni. Il est considéré comme le plus ancien et le plus grand musée de Tanzanie. Nous recommandons de commencer par lui toute visite muséale, ainsi que la découverte des expositions permanentes et temporaires. Vous pouvez parcourir le musée librement et apprécier l'ensemble des collections, ou demander un programme individuel si un sujet précis vous intéresse.
- Le National Museum and House of Culture est le musée historique de la Tanzanie. Il rend hommage aux vies humaines volées par la traite esclavagiste et rappelle le passé colonial du pays. On y voit également des exemples de cultures tanzaniennes anciennes, notamment des collections ethnographiques issues de différents groupes tanzaniens et des artefacts anciens provenant de l'ancienne cité commerçante de Kilwa et des gorges d'Olduvai, dans le nord de la Tanzanie.
- Le Village Museum est une exposition permanente consacrée à la vie rurale des Tanzaniens, à Makumbusho. Ce site en plein air rassemble plus de 30 huttes traditionnelles de 3 types différents : msongo, tembe et banda. Jusqu'à récemment, on pouvait voir ces formes d'habitat dans une grande partie du territoire tanzanien ; aujourd'hui, ces constructions en matériaux naturels ne subsistent plus que dans les villages les plus reculés et les plus pauvres, où vivent des communautés semi-tribales.
- Le National Natural History Museum se trouve dans la ville d'Arusha. Son exposition permanente présente les différentes découvertes archéologiques et paléontologiques réalisées dans plusieurs régions de Tanzanie, ainsi que divers animaux et plantes, dont des espèces endémiques régionales.
- L'Arusha Declaration Museum est un musée d'histoire politique contemporaine de la Tanzanie, centré sur la période qui suivit l'indépendance vis-à-vis de la Grande-Bretagne en 1967. Le musée occupe le bâtiment où eut lieu une réunion historique, au cours de laquelle le président Julius Nyerere proclama et adopta la Déclaration d'Arusha, un document définissant une orientation vers l'ujamaa, ou socialisme africain, fondé sur la protection de la dignité humaine, l'élimination de la pauvreté, de l'ignorance et de la maladie, l'activité économique collective et l'appui sur les ressources nationales avec un recours minimal aux capitaux étrangers.
- Le Mwalimu Julius Kambarage Nyerere Museum est consacré au premier président de Tanzanie, Julius Nyerere, et à son village natal de Butiama, situé dans le nord du pays entre le lac Victoria et le parc national du Serengeti. Les collections comprennent des effets personnels et des objets politiques liés à Nyerere, ainsi que son mausolée, connu comme le « mausolée du Père de la Nation ».
- Le Maji Maji War Memorial Museum se trouve dans la ville de Songea et est consacré à la révolte Maji Maji, une série de soulèvements survenus entre 1905 et 1907. À cette époque, les paysans locaux étaient économiquement opprimés et violemment réprimés par les colonisateurs allemands, ce qui mena à une rébellion au cours de laquelle des dizaines, voire des centaines de milliers de Tanzaniens moururent ; 67 héros Maji Maji furent exécutés publiquement à l'endroit où se dresse aujourd'hui le mémorial.
- Le Kawawa Memorial Museum est dédié à Rashidi Mfaume Kawawa, homme politique tanzanien des années 1960 et 1970, adjoint de Julius Nyerere et premier Premier ministre du pays.
Tous les musées mentionnés ci-dessus font partie d'un même ensemble muséal. Certains fragments de leurs expositions se trouvent au National Museum de Dar es Salaam, mais la plupart des objets des points 2 à 7 sont présentés dans les antennes correspondantes.
Parmi tous ces musées, Makumbusho, le Village Museum, mérite vraiment une visite. Ses huttes en branchages évoquent une simplicité et un lien à la nature qui racontent l'histoire de la vie rurale en Tanzanie. Des danses rituelles et d'autres événements consacrés aux cultures tribales sont aussi souvent organisés sur le site, et enrichissent la découverte du pays.
Le National Museum of Tanzania possède une galerie d'art moderne. On peut également y voir des photographies de peintures rupestres découvertes non seulement en Tanzanie, mais aussi dans d'autres régions d'Afrique, pour une approche plus large de l'art et des cultures du continent.
Parcs et aires de conservation
À côté du musée se trouve un petit jardin botanique, qui donne un aperçu de quelques arbres et plantes typiques de Tanzanie. Les informations botaniques y sont limitées, mais l'endroit permet une agréable marche à l'ombre des grands palmiers, ou une pause sur les bancs sous les arbres.
Dans et autour de la ville, plusieurs petits parcs permettent de marcher confortablement, ainsi que des réserves naturelles comme la Pande Game Reserve et la Pugu Hills Forest Reserve. La première se trouve dans la ville même, au nord. On peut y faire de la randonnée, du vélo, observer les papillons et l'avifaune locale, ainsi que les plantes qui y poussent en abondance. La Pugu Hills Forest Reserve est un peu plus éloignée, à 1 h 30 de route du centre-ville, et comprend un petit lac. Depuis les Pugu Hills, la vue sur Dar es Salaam est très belle. L'entrée dans la forêt protégée coûte peu cher, et il est possible d'engager un guide pour des promenades instructives sur les arbres locaux et l'histoire de cette zone autrefois habitée par les tribus Zaramo.
Ces deux aires de conservation sont les vestiges des denses forêts côtières de Tanzanie, aujourd'hui fortement déboisées pour laisser toujours plus d'espace à la ville en expansion. Chaque zone verte de la région de Dar es Salaam n'en a que plus de valeur. Le parc national le plus proche est le parc national de Saadani, à une centaine de kilomètres au nord de Dar es Salaam. C'est aussi le seul parc national situé le long de la côte de l'océan Indien. Son territoire est presque entièrement couvert de mangroves où vivent éléphants, antilopes et lions. Une rivière traverse le parc et attire hippopotames et crocodiles. Une sortie en bateau avec un guide permet d'observer les grands prédateurs, les singes qui descendent vers l'eau et l'avifaune installée dans les arbres du parc. Dans les zones dégagées vivent phacochères, cobes à croissant, girafes et buffles. De belles tortues vertes fréquentent le littoral. Saadani compte parmi les plus petits parcs de Tanzanie, en raison de sa proximité particulière avec l'océan et de la présence de villages alentour.
Dar es Salaam est un point logistique favorable, avec de nombreuses connexions vers des parcs et réserves prisés comme le parc national de Nyerere, anciennement Selous Game Reserve, le parc national de Ruaha, ainsi que des liaisons faciles vers le lac Manyara et le Serengeti.
Ruines anciennes près de Dar
Si vous disposez d'une journée ou deux, vous pouvez visiter les ruines anciennes d'anciennes cités florissantes, témoins de l'importance de la Tanzanie il y a plusieurs siècles. On trouve des ruines fascinantes relativement près de Dar es Salaam.
La plus célèbre est l'île de Kilwa, à 250 km au sud de Dar es Salaam. On y trouve un site archéologique composé d'un ensemble de bâtiments en pierre construits entre les XIIIe et XVIIIe siècles : la mosquée de Kilwa, les palais de Husuni Kubwa et Husuni Ndogo, ainsi que le fort Gereza. Inscrits au patrimoine mondial de l'UNESCO, ces monuments témoignent de la culture swahilie révolue, celle d'une puissante cité-État qui commerçait avec de nombreuses villes des actuels Kenya, Mozambique et Tanzanie, ainsi qu'avec les cités insulaires de Madagascar, de l'archipel de Zanzibar et des Comores. On estime que la plupart des artefacts et structures de Kilwa-Kisiwani restent encore à étudier avec précision par les archéologues.
À proximité se trouvent les ruines de la cité de pierre de Songo Mnara, datée des XIVe-XVIe siècles et elle aussi inscrite au patrimoine mondial de l'UNESCO. On y voit les vestiges de quartiers résidentiels et de bâtiments publics, dont 6 mosquées construites en corail, matériau typique des anciennes villes côtières. Songo Mnara fut également une ville commerçante active avec la Chine et l'Inde, comme l'indiquent les artefacts retrouvés dans les ruines, notamment des pièces de monnaie et des poteries utilisées comme biens d'échange entre anciennes nations.
À 50 kilomètres au nord du centre de Dar es Salaam se trouve la petite ville de Kaole. Les visiteurs y découvrent les ruines de l'ancienne ville de pierre de Kaole, datant des XIIIe-XVIe siècles. Les vestiges de 2 mosquées et de tombeaux de nobles y sont encore visibles aujourd'hui. Les artefacts trouvés sur le territoire de Kaole indiquent des relations commerciales avec la Chine. Le nom Kaole signifie « allez voir » dans la langue des Zaramo.
C'est sur l'île principale de l'archipel de Zanzibar que se conserve le plus grand nombre de bâtiments en pierre et de traces d'une culture ancienne dans la région, même si des fouilles ont également été menées avec succès sur l'île voisine de Pemba. La ville préservée de Stone Town possède à Zanzibar un héritage historique imposant, facilement accessible en ferry depuis le port de Dar es Salaam.
Plages de Dar es Salaam
Pour ceux qui séjournent à Dar es Salaam, plusieurs plages se trouvent tout près de la ville. Dar est chaude toute l'année, avec des températures généralement comprises entre 23,3 et 28 °C ; rejoindre la plage pour profiter du soleil et du sable est donc une excellente idée.
La plage la plus connue et l'une des plus attirantes est sans doute Coco Beach. C'est un long ruban de rivage au sable blanc, doux sous les pieds, avec des vagues calmes. On peut y marcher pieds nus, nager dans l'océan et prendre un peu le soleil, ou s'installer sous un parasol si l'on préfère l'ombre. Il est aussi possible de boire un verre dans l'un des bars ou de grignoter quelque chose. La plage est toutefois publique : elle est donc souvent très fréquentée, et les foules laissent parfois des déchets derrière elles.
Plus au nord s'étire l'étroite plage de Kawe, puis viennent Mbali Public Beach et Ndege Beach. En partant de la centrale Coco Beach et en longeant la côte vers le sud, vous trouverez bientôt de quoi faire une halte sur la petite Palm Beach, à Tanzanite Beach Resort, où l'on peut voir des boutres de pêche que nous conseillons de photographier, puis à Bakhresa Beach.
Beaucoup plus au sud se trouve une plage réservée aux musulmans : Islamic Club. Elle est d'une grande beauté, très peu fréquentée, avec une eau particulièrement chaude ; beaucoup disent que l'eau des plages de Dar est plus chaude que celle des stations balnéaires de Zanzibar. Si vous cherchez, sur la côte de l'océan Indien à Dar, un lieu simple et agréable, et si vous acceptez de respecter les règles islamiques d'étiquette à la plage, ce peut être un point de détente idéal.
Toutes les plages mentionnées ci-dessus sont publiques et accessibles à tous. L'une des plages les plus sélectes de Dar est Yacht Club Beach, près du Dar es Salaam Yacht Club. Les voyageurs habitués aux plaisirs balnéaires élégants peuvent y pratiquer des sports nautiques haut de gamme et admirer le coucher du soleil depuis une plage propre. L'accès nécessite toutefois d'être membre du club.
Dans les limites de la ville, à l'extrémité sud de la baie, il est possible de se détendre à Kijichi Beach. Vous serez entouré de tous côtés par la ville de Dar es Salaam. C'est probablement l'option de plage la plus adaptée aux habitants qui n'ont pas le temps de partir véritablement vers la côte.
Si vous souhaitez une parenthèse insulaire, les îles de Bongoyo ou de Mbudya peuvent vous plaire.
Stations balnéaires insulaires : Bongoyo et Mbudya
Dar es Salaam gère le Dar es Salaam Marine Reserve System, ou simplement DMRS. Il comprend 5 îles inhabitées au sud de la ville et 4 au nord. Parmi ces 9 îles, seules Mbudya et Bongoyo présentent un véritable intérêt pour les voyageurs. Ce sont les seules à posséder des plages de sable accessibles en bateau depuis Dar en une demi-heure ou moins.
Dar es Salaam gère le Dar es Salaam Marine Reserve System, ou simplement DMRS. Il comprend 5 îles inhabitées au sud de la ville et 4 autres plus au nord. Parmi ces 9 îles, seules Mbudya et Bongoyo intéressent réellement les voyageurs. Ce sont les seules à posséder des plages de sable que l'on peut rejoindre en bateau depuis Dar en une demi-heure, parfois moins.
L'île de Bongoyo est l'escapade balnéaire la plus populaire en dehors de Dar es Salaam. Le bateau part du Bongoyo Island Ferry Terminal, sur la péninsule de Msasani. L'île compte quelques plages et une forêt dense où l'on peut marcher sur les sentiers. Les visiteurs peuvent tenter d'y retrouver les vestiges d'un petit bâtiment de l'époque coloniale allemande, caché dans la forêt, mais ce n'est pas si simple !
Bongoyo est une belle excursion à la journée depuis Dar : on peut y faire du snorkeling, se baigner ou simplement se reposer sur la plage. Les sentiers forestiers, faciles, se prêtent bien à la marche, et l'île est très agréable.
L'île de Mbudya est une autre réserve naturelle avec plage de sable blanc, mais bien moins fréquentée. On peut s'y promener, se détendre au soleil ou faire du snorkeling.
Sur les deux îles, des vendeurs locaux proposent boissons et nourriture simple, et des transats ainsi que des parasols peuvent être loués. L'idéal est de consacrer une journée à chaque île si l'objectif n'est pas de courir, mais de savourer le calme des eaux équatoriales de l'océan Indien. Il est aussi possible de combiner les deux îles dans la même journée si vous souhaitez voir les rivages de Bongoyo et de Mbudya.
Malheureusement, les visites fréquentes de ces petites îles épuisent les ressources des aires de conservation, et la pêche excessive réduit les populations de poissons dans la zone. Tout cela affecte négativement la flore et la faune des réserves marines. Cet impact de l'activité humaine se constate toutefois dans presque toutes les aires de conservation de Tanzanie. Nous espérons vivement que les écosystèmes locaux pourront être restaurés grâce à un effort commun, et que nos enfants hériteront d'un monde où faune et flore garderont toute leur diversité.
Activités avec des enfants
Pour les voyageurs avec enfants, Dar propose plusieurs types d'activités familiales. Voici quelques lieux de la ville susceptibles d'intéresser les familles avec de jeunes enfants.
On pense d'abord aux parcs aquatiques Water World et Kunduchi Wet "N" Wild Water Park. Les plus jeunes visiteurs de Dar es Salaam y trouveront de nombreuses attractions, notamment des piscines et des toboggans.
Chers parents, pensez à vérifier à l'avance les règles d'accès de ces parcs, comme la taille minimale des enfants ou les tenues acceptées, et à anticiper la surveillance de vos enfants : ces lieux sont très populaires et souvent remplis d'enfants en train de jouer.
Les enfants peuvent observer des animaux et en apprendre davantage sur leurs habitudes au grand Dar Es Salaam Zoo. Il se trouve assez loin du centre, dans la périphérie sud de la ville, mais les petits enfants le trouveront certainement intéressant. Le zoo abrite plusieurs dizaines d'espèces d'animaux sauvages et domestiques.
Dans le nord de la ville se trouve le Bahari Zoo. Il est beaucoup plus modeste, et les adultes ressentiront presque certainement de la peine pour les animaux qui y sont gardés. Cela peut toutefois constituer une étape optionnelle pour ceux qui ne peuvent pas se rendre dans une véritable réserve naturelle ou un parc national.
Shopping à Dar
Pour finir, voyons ce que l'on peut acheter dans les boutiques et échoppes de souvenirs locales pour garder une trace de son passage à Dar es Salaam.
Il est peu probable que vous rapportiez du poisson ou des fruits de mer du marché aux poissons, mais acheter un objet curieux au marché de Kariakoo est plus réaliste. Un vêtement lumineux ou une pièce de tissu traditionnel tanzanien peut rester longtemps avec vous.
Le meilleur cadeau, et sans doute le plus représentatif, pour vous-même ou pour une personne que vous aimez, est un morceau de tanzanite, pierre précieuse extraite uniquement en Tanzanie. Cette belle gemme tire vers le bleu, du bleu saphir à l'outremer, parfois presque violet. On peut acheter des pierres seules en souvenir, mais aussi des bijoux terminés, des boucles d'oreilles aux colliers en passant par les bagues. Si vous ne connaissez pas la tanzanite, cherchez une photo d'Elizabeth Taylor, la Cléopâtre d'Hollywood. Elle adorait les bijoux singuliers et soutint beaucoup la tanzanite après sa découverte dans les années 1960. Une fois finement taillée, la tanzanite possède une élégance simple et exquise.
Autre objet très lié à Dar : une peinture de style Tinga Tinga. Vous reconnaîtrez sûrement ce style, même si son nom ne vous est pas familier. Tinga Tinga vient du nom de famille d'un artiste tanzanien populaire des années 1960, Edward Saidi Tingatinga, qui commença à peindre par plaisir à l'âge de 36 ans. Il n'avait jamais fréquenté d'école d'art et était entièrement autodidacte. Tingatinga peignait des paysages ou des animaux africains simples, dans un style proche du dessin animé. Ses images étaient toujours plates, réalisées avec de l'émail utilisé pour recouvrir vélos et voitures, dans des couleurs et motifs très vifs.
Les Européens qui vivaient alors à Dar es Salaam remarquèrent cet artiste singulier, commencèrent à acheter ses œuvres et à organiser des expositions. Peu après, la vie de Tingatinga prit fin tragiquement, mais ses amis et disciples développèrent son style original, qui devint célèbre. Il s'agit aujourd'hui d'un courant très populaire de l'art contemporain, connu bien au-delà des frontières de la culture swahilie et même de l'Afrique.
Acheter une peinture colorée de style Tinga Tinga réalisée par un artiste contemporain de Dar es Salaam sera perçu comme un signe de goût. Vous trouverez des pièces intéressantes dans la galerie de la Tinga Tinga Arts Cooperative Society locale, située au cœur du quartier d'Oyster Bay.
Aperçu de l'histoire de Dar es Salaam
Le récit de Dar es Salaam pourrait s'arrêter ici, mais le tableau resterait incomplet sans un bref retour sur l'histoire de la ville. Il est d'autant plus intéressant de comprendre pourquoi Dar est non seulement la ville la plus peuplée de Tanzanie et de toute l'Afrique de l'Est, mais aussi l'une des villes à la croissance la plus rapide au monde.
Le cœur de la côte swahilie
Dar es Salaam se situe au cœur de la côte swahilie. L'activité qui fit l'importance de son port fut le commerce. Rien de surprenant : les routes commerciales maritimes longent depuis toujours la côte orientale de l'Afrique. La partie nord du littoral est-africain appartient à la route maritime de la soie.
Les relations commerciales avec les Arabes et les Asiatiques ont profondément influencé la culture swahilie à bien des niveaux : développement de la langue, essor rapide de l'éducation, accès à des ressources vitales par le commerce, enrichissement considérable des élites locales, emprunts religieux et nouvelles formes d'artisanat. Ces phénomènes se développèrent rapidement parmi les peuples de la côte swahilie, leur donnant un avantage important sur les populations de l'intérieur du continent africain, qui conservaient un mode de vie plus traditionnel, généralement fondé sur la chasse, l'élevage et l'agriculture. Les peuples côtiers se considéraient comme supérieurs aux Africains de l'intérieur, perçus comme moins cultivés ; cela explique en partie la participation de certains peuples swahilis à la traite de leurs « semblables », c'est-à-dire d'Africains venus du continent.
L'influence la plus forte sur la culture swahilie fut celle du monde arabe, qui enrichit considérablement la langue locale et favorisa l'essor de l'islam. Grâce aux fouilles menées dans les anciennes villes swahilies, nous savons que des mosquées en pierre étaient construites ici dès le VIIIe siècle apr. J.-C. L'influence des cultures indienne et persane est également perceptible, et celle de la culture allemande puis britannique, durant la période coloniale, ne fait aucun doute.
Fondation de la ville et capitale coloniale
Jusqu'au milieu du XIXe siècle, le petit village de pêcheurs de Mzizima, « ville saine », se trouvait au bord de la baie qui entoure aujourd'hui la métropole de Dar es Salaam.
Au même moment, sur l'île voisine de Zanzibar, une lutte de libération contre Oman aboutit dans les années 1850. Après avoir arraché Zanzibar à l'empire omanais et être devenu son premier sultan, le souverain Majid ibn Said décida de renforcer sa position en construisant une ville sur la côte africaine. C'est ainsi qu'une nouvelle ville, appelée « havre de paix » ou « maison de la paix », fut édifiée : celle que nous appelons aujourd'hui Dar es Salaam.
Le développement rapide de la ville comme port important, puis comme point de départ du nouveau chemin de fer du Tanganyika, fut fortement influencé par l'Empire allemand, qui commença à coloniser l'Afrique de l'Est en 1884. Après sa défaite lors de la Première Guerre mondiale, l'Allemagne céda le territoire de sa colonie à la Grande-Bretagne et à la Belgique. Dar es Salaam passa alors sous influence britannique et devint la capitale du Tanganyika. Après la Première Guerre mondiale, le territoire fut administré comme mandat de la Société des Nations, puis, après la Seconde Guerre mondiale, comme territoire sous tutelle de l'ONU.
Pendant la domination britannique, de nombreux habitants arrivèrent de l'Inde britannique, ainsi que de Grande-Bretagne et, dans une moindre mesure, d'autres régions d'Europe. La plupart s'installèrent dans le secteur d'Oyster Bay, également connu sous le nom de Coco Beach, où se trouve la meilleure plage de la ville. C'est ce qui donna au quartier une atmosphère européanisée et, plus tard, son attrait touristique.
La capitale de la Tanzanie indépendante
Après la Seconde Guerre mondiale, la ville commença à croître rapidement. Lorsque le Tanganyika obtint son indépendance puis s'unit à Zanzibar, Dar es Salaam connut un nouvel essor en devenant la capitale de la République unie de Tanzanie. Son développement ralentit légèrement pendant la période de l'expérience socialiste, l'Ujamaa de Julius Nyerere, lorsque le gouvernement encourageait les habitants à rester sur leurs terres et à cultiver collectivement. L'époque du mode de vie rural avait pourtant définitivement changé : l'Ujamaa fut délaissé dans les années 1980, et la côte attira de nombreux jeunes en quête d'une vie meilleure.
Dans les années 1990, une nouvelle tentative fut menée pour rééquilibrer Dar es Salaam, surpeuplée, et encourager les déplacements vers les zones rurales de Tanzanie. En 1996, la capitale fut officiellement transférée à Dodoma, au centre du pays. Presque tous les bureaux gouvernementaux, ambassades et entreprises refusèrent toutefois de s'installer dans cette ville encore peu développée et restèrent sur la côte de l'océan Indien. Trente ans plus tard, Dar demeure la ville la plus développée du pays et sa capitale de fait sur les plans culturel, économique et même politique.
Dar es Salaam, un carrefour majeur
Le développement rapide de la mégalopole apparaît clairement dans le rapport du National Bureau of Statistics de Tanzanie :
- en 2002, la population de Dar était de 2 487 288 habitants ;
- en 2012, elle atteignait 4 364 521 habitants ;
- en 2020, les estimations préliminaires étaient déjà dépassées faute de nouveau recensement, et le chiffre atteignait 5 401 814 habitants ; mais les données indirectes montrent que la réalité dépasse largement les projections : selon l'ONU, la ville comptait 6 702 000 habitants en 2020.
Selon toute vraisemblance, Dar es Salaam restera la ville la plus peuplée d'Afrique de l'Est au moins jusqu'au milieu du XXIe siècle. Cela implique une poursuite rapide du développement des infrastructures : les autorités de Dar disposent de nombreux plans d'aménagement, dont plusieurs sont déjà mis en œuvre avec succès. La ville devrait devenir encore plus attractive et pratique pour les voyageurs, car la Tanzanie vit largement du tourisme et continuera d'investir dans ce secteur.
Tout indique que Dar mérite une étape lors d'un voyage en Tanzanie, surtout si vous prévoyez ensuite de rejoindre les stations balnéaires voisines de Zanzibar. Le XXIe siècle transforme déjà l'Afrique en profondeur. Dans ce mouvement, la capitale de la côte swahilie a toute sa place dans un itinéraire tanzanien.
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