Tous les parcs nationaux de Tanzanie sont soumis à des règles que les visiteurs comme les guides doivent respecter. Elles ont été établies pour protéger le milieu naturel — les plantes, les animaux et les ressources naturelles autour desquels s’organise tout l’écosystème. Certaines règles visent aussi à garantir la sécurité des voyageurs.
Les parcs nationaux de Tanzanie
La Tanzanie compte 22 parcs nationaux : des espaces naturels d’exception placés sous la protection des autorités du pays. Parmi les plus fréquentés figurent le Serengeti, le Tarangire, le lac Manyara, Arusha, Ruaha et Nyerere. Sur le territoire des parcs nationaux, les activités humaines ordinaires sont interdites : construire des routes ou des maisons, exploiter les ressources naturelles, cultiver la terre, élever du bétail ou chasser les animaux. Les rangers recensent les animaux présents dans le parc, veillent à la conservation des milieux et appliquent un principe de non-intervention dans le cours naturel de la vie animale et végétale. Il s’agit notamment de préserver l’équilibre des écosystèmes, afin que la faune sauvage puisse vivre et se reproduire dans les meilleures conditions.
La seule activité humaine autorisée dans les parcs nationaux est le tourisme. Le plus souvent, les parcs se visitent à bord de véhicules tout-terrain : c’est ce que l’on appelle un safari en 4x4. Le parc national du Kilimandjaro se distingue des autres aires protégées, car l’on s’y rend avant tout pour gravir la plus haute montagne d’Afrique. Certains parcs se trouvent aussi dans des régions reculées, par exemple sur les îles du lac Victoria ou dans les montagnes proches du lac le plus profond d’Afrique, le lac Tanganyika. On y accède alors par l’eau. Mais la plupart des parcs nationaux s’étendent sur de vastes espaces ouverts, entre savanes et forêts claires.
À certains endroits, les autorités autorisent la construction d’éco-hôtels pouvant accueillir les voyageurs directement dans le parc national. C’est essentiel : les safaris en 4x4 ont généralement lieu le matin, juste après le lever du soleil, puis en fin de journée, avant la tombée de la nuit. La distance entre le lieu de nuitée et le point de départ de l’itinéraire de safari doit donc rester minimale. Quelques zones précises, à l’intérieur des parcs nationaux, permettent également aux visiteurs de descendre du véhicule : les aires de pique-nique, aménagées pour le déjeuner ; les points d’observation, d’où l’on contemple les paysages ; et, dans plusieurs parcs, les itinéraires de safari à pied. L’essentiel du safari reste toutefois le safari en 4x4 : installés confortablement et en sécurité dans un SUV, les visiteurs observent la faune sauvage depuis la fenêtre du véhicule ou aux jumelles, sous le toit relevé.
Que se passe-t-il si vous enfreignez les règles ?
Chaque parc national de Tanzanie dispose d’un ensemble de règles simples que tous les visiteurs doivent respecter. Leur formulation varie peu : ne pas perturber la vie des animaux, ne pas endommager les plantes, ne pas laisser de déchets, ne pas prélever d’éléments vivants ou minéraux dans les aires protégées, ne pas circuler dans le parc de nuit, etc. Ces consignes obligatoires répondent à la fois à une logique de conservation et à un souci de sécurité pour les visiteurs.
Il arrive que certaines interdictions paraissent peu contraignantes, et la tentation de s’en écarter légèrement devient forte, surtout dans l’excitation d’un safari en 4x4. Quelles règles les voyageurs ont-ils le plus souvent envie d’enfreindre en Tanzanie ? Et lesquelles devons-nous rappeler à nos clients, en leur demandant de rester raisonnables et de ne pas céder à une envie passagère ? Beaucoup de ces infractions ont, hélas, des conséquences durables et désagréables. En voici quelques-unes.
Rouler trop vite pendant un safari en 4x4
La scène peut sembler grisante : debout dans le SUV, sous le toit ouvert, vous voyez défiler les arbres, les oiseaux planer au-dessus de vous et les volutes de poussière se soulever derrière le véhicule. Parfois, l’envie vient de traverser la savane tanzanienne à vive allure ; parfois aussi, le guide-chauffeur reçoit par radio la localisation d’un groupe de lions. Il faut alors être sur la bonne piste pour les voir se partager une proie et s’approcher autant que possible avant l’arrivée, quelques minutes plus tard, de dizaines d’autres véhicules. C’est particulièrement vrai dans les parcs très fréquentés, comme le Serengeti.
Que peut-il se passer lors d’un safari en 4x4 à grande vitesse dans la savane ? Un véhicule trop rapide effraie de nombreux animaux, en particulier les plus petits : rongeurs, petites antilopes, oiseaux ou jeunes animaux. Plus grave encore, un animal peut surgir soudainement sur la piste et être renversé.
Les passagers eux-mêmes peuvent parfois devenir les victimes d’une conduite trop rapide. Des chauffeurs de véhicules de safari, lancés vers une observation rare et incapables de garder le contrôle à grande vitesse, peuvent provoquer un accident. Oui, de tels accidents surviennent malheureusement dans les parcs. En juillet 2022, dans le parc du Serengeti, un SUV de safari roulait très vite ; le voyageur à bord ne portait pas sa ceinture et le toit était ouvert. Le véhicule s’est retourné. L’homme a été éjecté de l’habitacle et est décédé.
Les chauffeurs d’Altezza Travel reçoivent des consignes strictes : respecter le code de la route dans les parcs nationaux comme sur les routes reliant les parcs entre eux, sans jamais dépasser les limitations de vitesse. Tous nos véhicules sont équipés de traceurs GPS ; nous pouvons donc contrôler facilement la vitesse de chaque voiture, même depuis nos bureaux. La vitesse maximale autorisée dans les parcs nationaux de Tanzanie est de 50 km/h, ou de 25 km/h dans l’aire de conservation du Ngorongoro. Merci de ne pas demander aux chauffeurs d’aller plus vite. Vous verrez les animaux un peu plus tard : il n’est pas nécessaire de les poursuivre. La sécurité en safari doit rester la priorité absolue.
Il ne s’agit pas seulement de votre sécurité, mais aussi de la vie des animaux sauvages. Que peut-il arriver lorsque l’on traverse un parc à grande vitesse ? Votre véhicule peut, par exemple, heurter un oiseau parti chercher de la nourriture pour ses petits. Vous ne le remarquerez même pas. Et croyez-nous, cela arrive aussi en dehors des parcs nationaux. La mère disparaît, personne ne revient nourrir les petits au nid ni les protéger des prédateurs. Les oisillons mourront alors presque certainement. Pensez aux conséquences graves d’une conduite rapide dans le parc et aux dommages irréparables que cette pratique peut infliger à la faune sauvage.
Sortir des pistes autorisées
Une autre tentation fréquente, lorsque l’on observe les animaux en Afrique de l’Est, consiste à quitter la piste pour s’approcher de lionceaux cachés dans les herbes, d’une famille de phacochères ou d’un cours d’eau où des crocodiles guettent sur les berges. On se dit qu’il ne se passera rien de grave si une seule voiture — la vôtre — quitte brièvement la piste autorisée pour parcourir quelques mètres dans l’herbe.
De petits animaux et des oiseaux se dissimulent souvent dans les hautes herbes. Les jeunes caracals, servals et autres petits félins restent cachés pendant que leurs parents chassent ou patrouillent sur leur territoire. Des oiseaux nocturnes dorment dans l’herbe pendant la journée et n’ont tout simplement pas le temps de réagir, ni de s’envoler avant le passage des roues d’un SUV. De nombreux oiseaux — plusieurs centaines d’espèces vivent dans les parcs tanzaniens — construisent leur nid à même l’herbe. Les passagers ne remarqueront même pas qu’ils écrasent des œufs fragiles ou des oisillons à peine sortis du nid. Serpents inoffensifs, tortues lentes, demoiselles vives, minuscules dik-diks et céphalophes, papillons colorés : les herbes des savanes d’Afrique de l’Est abritent une immense variété de créatures. Pensez à elles avant de demander à votre chauffeur de quitter la piste.
La simple présence humaine dans les parcs nationaux perturbe déjà les animaux : bruit des moteurs, gaz d’échappement, attention non désirée. Si un animal choisit de s’éloigner de la piste, c’est qu’il a besoin de tranquillité. Ce mouvement doit être respecté ; nous ne devons pas entrer dans son habitat pour notre distraction ou pour de jolies images.
Il semble souvent qu’en s’approchant un peu, on obtiendra enfin la belle photo d’un animal gracieux — un lion majestueux ou un rhinocéros — que tous les voyageurs espèrent rapporter. Mais croyez-nous, cela n’en vaut pas la peine : vous effrayerez l’animal et vous blesserez des dizaines de créatures plus petites, invisibles à vos yeux. Vous laisserez peut-être une trace dans l’herbe, qui continuera longtemps d’inquiéter les animaux, tandis que la photo sera très probablement médiocre.
Internet regorge de photographies professionnelles. Le rendu ne sera pas le même qu’avec des téléobjectifs, une solide maîtrise technique et un important travail de postproduction. Une image de grande qualité demande beaucoup : du matériel sophistiqué, des compétences professionnelles et souvent des semaines, voire des mois, passés dans le parc. Attendre d’un safari de 3 à 4 jours une collection spectaculaire de photos relève donc d’une certaine naïveté. Cela vaut-il vraiment la peine d’effrayer les animaux et de dégrader leur habitat ?
Observez la faune sauvage depuis le véhicule, retenez autant que possible ce que vous voyez et utilisez vos jumelles. Très souvent, nos yeux perçoivent bien davantage lorsque nous ne regardons pas sans cesse le paysage à travers l’écran d’un smartphone, dans l’espoir de multiplier les photos. Rien n’empêche, bien sûr, de prendre quelques clichés depuis le véhicule, sans enfreindre la réglementation.
Les guides-chauffeurs d’Altezza Travel observent les animaux avec prudence et respect lorsqu’ils les montrent aux voyageurs en safari. Ils ne quittent pas les pistes tracées par les autorités du parc.
Nourrir les animaux sauvages
En ville, beaucoup savent désormais que la nourriture humaine ne convient pas aux animaux et peut même leur être nocive. Dans la nature, face à des antilopes maigres ou à des singes quémandeurs, cette règle s’efface parfois : on cherche un fruit, voire un biscuit, à leur jeter. Ce geste est irresponsable.
Nous ne devons pas nourrir les animaux pour une autre raison : l’habitude d’être alimentés par les humains, même avec les meilleures intentions, leur fait perdre la capacité de trouver eux-mêmes leur nourriture. Le problème est particulièrement marqué sur les aires de pique-nique des parcs nationaux, où des tables extérieures sont installées pour le déjeuner. Les visiteurs apportent leurs propres paniers-repas. Un safari en 4x4 dure souvent toute la journée, et cette pause constitue parfois le seul repas entre le petit-déjeuner et le dîner à l’hôtel.
De nombreux oiseaux affluent vers les lieux de déjeuner. Les singes et d’autres petits primates accourent également. Certains attendent modestement qu’on leur lance une friandise ; les plus audacieux volent la nourriture, souvent directement dans les mains de visiteurs distraits. Des conflits peuvent alors survenir entre animaux et humains, et les singes peuvent blesser les personnes, par morsure ou griffure par exemple.
Ces interactions non encadrées ne sont jamais bénéfiques. En 2020, après une série d’incidents entre des humains et des animaux attirés par l’une des aires de pique-nique du parc du Tarangire, les rangers ont dû abattre de nombreux vervets et babouins qui attaquaient les visiteurs. Voilà comment quelqu’un vient un jour faire un safari en Afrique de l’Est, nourrit un singe par compassion, puis provoque indirectement sa mort.
Lorsque vous observez des animaux sauvages, ne cédez pas à l’impulsion de leur lancer de la nourriture, et encore moins de la nourriture destinée aux humains. Le bon réflexe consiste à penser aux effets à long terme de vos gestes. Si un animal vivant dans les milieux naturels d’Afrique de l’Est a survécu jusqu’à votre passage, parmi de nombreux concurrents et des prédateurs dangereux, c’est un animal robuste et sain ; il n’a pas besoin de votre « aide ». N’essayez pas de nourrir les animaux sauvages et n’intervenez pas dans leur vie naturelle au sein d’un espace protégé de l’influence humaine. Dans un parc national, la nature s’observe seulement.
Il n’existe qu’une seule exception où une intervention peut se justifier du point de vue de la conservation. Si, pendant votre safari en Afrique, vous rencontrez un jeune animal sans sa mère, ou un animal malade ou blessé, demandez à votre guide de contacter les rangers du parc. Il leur transmettra toutes les informations nécessaires sur l’animal à secourir et alertera le service vétérinaire tanzanien. Vous pouvez aussi enregistrer vous-même les coordonnées GPS du lieu et les communiquer au bureau d’Altezza Travel. Ou simplement envoyer la géolocalisation à votre conseiller : nous récupérerons les coordonnées et les transmettrons aux vétérinaires. Votre aide nous sera précieuse.
À quoi faut-il encore faire attention dans les parcs nationaux ?
Aux trois règles évoquées plus haut s’ajoutent d’autres restrictions dans les aires protégées de Tanzanie. Il est interdit de déranger les animaux la nuit. Les horaires autorisés pour les safaris en 4x4 peuvent varier légèrement d’un parc à l’autre, mais en Tanzanie, proche de l’équateur, le soleil se lève et se couche à peu près aux mêmes heures toute l’année : après 6 h et peu après 18 h.
Il est interdit d’intervenir dans les habitats naturels : on ne peut pas introduire d’animaux ou de plantes dans le parc, ni en prélever la flore ou la faune, ni emporter des éléments trouvés sur place, comme des crânes, des os, des roches ou d’autres objets naturels.
Il va de soi qu’il est interdit de laisser des déchets dans les parcs, y compris des cigarettes mal éteintes. Les feux de camp ne sont pas autorisés. Dans une région aride, les incendies peuvent être dangereux. En 2020 et en 2022, des feux se sont déclarés dans le parc du Kilimandjaro ; ils n’ont pu être éteints que grâce à la réaction rapide des rangers mobilisés, avec l’aide des guides et des porteurs.
Chaque parc national possède ses particularités et ses propres restrictions. Vous pouvez les consulter aux entrées des parcs, sur le site de l’administration unifiée de Tanzania National Parks, ou auprès de nos conseillers si vous partez en safari avec Altezza Travel.
D’autres formes de safari, différentes du safari classique en 4x4, obéissent à leurs propres règles : safaris à pied, safaris nautiques en bateau, excursions en kayak ou en canoë.
Certaines activités complémentaires disposent également de règles de sécurité spécifiques : safaris nocturnes dans des zones dédiées, marches sur des ponts suspendus, randonnées d’observation des chimpanzés dans les parcs nationaux de Gombe Stream et des Mahale Mountains, sorties à vélo, vols en montgolfière au-dessus des aires protégées, pêche sportive, visites de musées gérés par Tanzania National Parks Authority excursions vers des ruines anciennes et des sites d’art rupestre, ainsi que le seul sport extrême autorisé : le parapente sur le Kilimandjaro.
Règles du parc national du Kilimandjaro
Le parc national du Kilimandjaro est le 8e parc national de Tanzanie si l’on suit l’ordre historique de leur création. La majeure partie de son territoire est couverte de forêts tropicales denses, qui entourent la célèbre montagne du même nom. Le Kilimandjaro est formé de 3 volcans endormis, dressés côte à côte. Son point culminant est Uhuru, à 5 895 mètres d’altitude. Plusieurs sentiers de randonnée mènent au sommet à travers les forêts puis d’autres étages climatiques. La manière la plus courante de visiter le parc consiste à entreprendre une expédition de plusieurs jours vers Uhuru Peak. Le parc accueille aussi des trekkings courts sans ascension jusqu’au sommet, des sorties en VTT sur le plateau de Shira, de l’escalade technique sur le pic Mawenzi, des nuits dans le cratère du volcan Kibo, l’exploration des glaciers africains, des tournages documentaires et, comme mentionné plus haut, des descentes en parapente depuis les hauteurs.
Voici les règles générales du parc national du Kilimandjaro. Les déplacements ne sont autorisés que sur les sentiers aménagés, derrière les guides, et les nuits doivent se passer dans les emplacements désignés pour les camps. Les feux ouverts sont interdits, tout comme ce qui n’est pas autorisé dans les autres parcs nationaux. Si des enfants de moins de 10 ans participent à l’expédition, ils ne peuvent pas monter au-delà de 3 700 mètres.
Pendant l’expédition, il est indispensable de suivre toutes les consignes du guide accompagnateur. Si vous prévoyez de gravir le Kilimandjaro avec Altezza Travel, votre conseiller vous donnera tous les détails sur les expéditions à venir.
Nous demandons à tous les visiteurs des parcs nationaux tanzaniens de respecter ces règles, en gardant à l’esprit qu’elles protègent à la fois les animaux qui vivent dans les parcs et les voyageurs venus explorer ces espaces naturels. Comme organisateurs de safaris et d’expéditions en montagne, nous portons une double responsabilité ; nous comptons sur votre coopération pour respecter les règles des parcs nationaux et préserver les milieux naturels grandioses d’Afrique de l’Est. Nous vous souhaitons un voyage en Tanzanie à la fois remarquable et sûr.
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