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Kilimandjaro ou camp de base de l’Everest : quel trek choisir ?

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Temps de lecture : 12 min.
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Partir en trekking jusqu’au camp de base de l’Everest ou atteindre le plus haut sommet d’Afrique, le Kilimandjaro ? La question se pose tôt ou tard à presque tous les passionnés de trekking. Deux continents, deux altitudes, deux niveaux d’effort. Dans cet article, la rédaction d’Altezza Travel vous guide sur les sentiers de ces deux expéditions pour vous aider à choisir votre prochaine destination : le Népal ou la Tanzanie.

Le trek du camp de base de l’Everest

Le trekking jusqu’au camp de base de l’Everest, à 5 364 mètres d’altitude, compte parmi les itinéraires les plus fréquentés au monde, avec environ 40 000 voyageurs chaque année. Le voyage commence à Katmandou, capitale du Népal, d’où les participants prennent un vol panoramique vers la petite ville de Lukla.

L’aéroport de Lukla fait partie des plus dangereux au monde. Sa piste ne mesure que 527 mètres. Pour permettre aux avions de freiner rapidement à l’atterrissage et de prendre de la vitesse au décollage, elle est construite avec une inclinaison de 12 degrés. L’aéroport se trouve en outre en montagne, à 2 860 mètres d’altitude. D’un côté, le vide ; de l’autre, la paroi. En raison d’une météo souvent délicate, l’activité se concentre surtout tôt le matin, avant que la brume ne s’installe. Les avions pour Lukla, disent les habitants, volent donc en « essaims ». Ici, la météo décide de tout : si elle se dégrade, l’attente peut durer plusieurs heures, voire plusieurs jours.

L’itinéraire vers le camp de base de l’Everest

L’expédition vers le camp de base de l’Everest, parfois appelée trek EBC, commence presque dès l’arrivée à Lukla. Après le petit déjeuner, le groupe prend la direction du village de Phakding, où se passe la première nuit. La marche peut durer jusqu’à 5 heures. L’altitude maximale atteinte ce jour-là est de 2 610 mètres.

Le lendemain, une randonnée d’environ 7 heures mène à Namche Bazaar, ville sherpa. En raison du dénivelé important, jusqu’à 3 440 mètres d’altitude, de nombreux groupes y restent jusqu’à 2 jours afin de laisser au corps le temps de s’acclimater. Le niveau de la mer est déjà très loin. La « journée de repos » inclut généralement des marches, la visite du musée local et un panorama sur l’Everest depuis un point de vue situé près de l’Everest View, l’hôtel le plus haut du monde, à 3 880 mètres.

Namche Bazaar est souvent présenté comme le dernier bastion de la civilisation, même si ce n’est pas tout à fait exact. Au-delà commence un trekking de plusieurs jours, ponctué d’arrêts d’1 ou 2 nuits dans des villages sherpas comme Tengboche, Dingboche et Lobuche. Le programme comprend des étapes d’au moins 6 heures, avec des vues saisissantes sur la chaîne himalayenne. Pendant cette progression, le groupe dépasse les 5 000 mètres d’altitude.

Après l’acclimatation à Lobuche, vient la journée clé de l’expédition : la montée au camp de base de l’Everest. Le groupe rejoint d’abord Gorak Shep, le village le plus haut de la planète, situé à 5 164 mètres d’altitude. De là, l’ultime montée s’effectue sur un terrain accidenté jusqu’à 5 364 mètres. Vous y êtes ! 

Cela peut surprendre, mais le mont Everest n’est pas visible depuis le camp de base. Pour l’apercevoir, les randonneurs montent généralement au Kala Patthar Peak, à 5 554 mètres, d’où se dévoile le plus haut sommet du monde. Presque aussitôt après, beaucoup entament la descente : après 2 semaines de trek, une nuit dans la cité de tentes au bord du glacier n’offre qu’un confort très relatif.

Le retour à Lukla prend de quelques heures à plusieurs jours, selon l’itinéraire choisi. Les opérateurs prévoient soit un trajet retour par les vallées et les lacs de montagne, soit, pour les voyageurs disposant du budget nécessaire, un retour en hélicoptère.

Quelle que soit l’option retenue, l’itinéraire traverse des villages sherpas de montagne, des ponts suspendus, le parc national de Sagarmatha, classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, des monastères, des forêts denses et des rivières glaciaires. Tout autour, les cimes enneigées des plus hautes montagnes du monde ferment l’horizon.

Ces éléments donnent au trek une force particulière : les voyageurs y approchent non seulement la culture et la nature du Népal, mais marchent aussi dans les traces des alpinistes, ceux qui furent les premiers à tenter l’Everest comme ceux pour qui le camp de base n’est pas une fin, mais le point de départ d’une grande expédition.

Quelle météo pendant le trek du camp de base de l’Everest ?

En été, la météo de cette région est influencée par la mousson indienne, qui apporte pluie et nuages. À partir de la fin septembre commence une saison plus chaude et plus sèche, avec des températures diurnes pouvant atteindre +20 °C et des nuits autour de +5 °C.

L’automne et le printemps sont les périodes les plus favorables au trekking. À ces moments-là, la densité de passage sur les itinéraires peut rivaliser avec l’animation des rues de Katmandou.

L’hiver apporte des vents forts, des températures basses et des chutes de neige. Certains considèrent pourtant cette saison comme intéressante : les sentiers sont moins fréquentés et les conditions rigoureuses représentent un défi adapté aux voyageurs plus expérimentés.

Quelle est la difficulté du trek du camp de base de l’Everest ?

Le trek vers le camp de base est classé comme modérément difficile et ne demande pas d’entraînement professionnel. Pourtant, même s’il se déroule à une altitude inférieure, il peut paraître plus éprouvant que l’ascension du Kilimandjaro.

Durée et distance : L’expédition dure généralement environ 2 semaines et implique de longues distances, avec un gain d’altitude régulier. L’effet de fatigue cumulée doit donc être pris au sérieux. Le retour possible à Lukla en hélicoptère n’a pas été imaginé comme une simple attraction touristique.

Temps passé en altitude : Même si le sommet du Kilimandjaro est plus élevé, les randonneurs qui souhaitent terminer le trek du camp de base de l’Everest passent davantage de temps en altitude, ce qui augmente le risque de symptômes liés au mal des montagnes.

Terrain : L’itinéraire comprend des traversées de glaciers et des passages sur terrain rocheux. Combinés aux autres facteurs, ces éléments rendent le parcours assez exigeant.

Climat : La météo dans l’Himalaya reste imprévisible. Variations soudaines de température, neige ou vents violents, possibles même hors des mois d’hiver, peuvent rendre le trekking encore plus difficile.

Risques : La chaîne himalayenne est exposée aux séismes, susceptibles de provoquer glissements de terrain et avalanches. Le phénomène reste rare sur l’itinéraire du camp de base, mais il ne doit pas être ignoré.

L’ascension du Kilimandjaro

Le sommet du Kilimandjaro, Uhuru Peak, culmine à 5 895 mètres d’altitude, ce qui en fait le point le plus élevé du continent africain et la plus haute montagne isolée du monde. La proximité d’altitude avec le trek du camp de base de l’Everest, ainsi que l’accessibilité pour les débutants, expliquent pourquoi de nombreux randonneurs hésitent entre ces deux itinéraires. En Tanzanie, toutefois, contrairement au trek népalais, vous ne marchez pas seulement jusqu’à la base d’une montagne : vous gravissez l’un des légendaires « Seven Summits ».

Certaines personnes confondent le Kilimandjaro avec le K2, en pensant qu’il s’agit de la même montagne. Ce n’est pas le cas. Le K2, également appelé Chogori et surnommé « Savage Mountain », appartient à la chaîne du Karakoram, à la frontière entre le Pakistan et la Chine. Deuxième plus haut sommet du monde, à 8 614 mètres, il fait partie des montagnes les plus difficiles et les plus dangereuses à gravir.

En raison de la proximité du volcan avec l’équateur et de ses étages climatiques verticaux, les voyageurs traversent successivement la plupart des zones climatiques de la planète, des plantations de bananiers et de caféiers aux forêts tropicales, jusqu’aux déserts arctiques. 8 voies mènent au sommet du Kilimandjaro : Lemosho, Umbwe, Marangu, Machame, Rongai, Northern Circuit, Kilema et Western Breach. Cette division reste assez théorique, car de nombreux sentiers se rejoignent au départ, près du sommet ou pendant la descente. L’une des voies les plus populaires et les plus accessibles est la voie Lemosho, en 7 jours. Elle offre un programme d’acclimatation progressif, des paysages époustouflants et le meilleur taux de réussite : 94,9 %. Regardons cet itinéraire de plus près.

Trek du Kilimandjaro : les voies

Le premier jour de l’expédition correspond à l’arrivée à l’aéroport du Kilimandjaro (JRO) et à l’installation à l’hôtel. Contrairement au trek de l’Everest, où le groupe rejoint presque aussitôt le sentier après l’atterrissage à Lukla, vous disposez ici d’une journée pour récupérer du vol.

Le lendemain matin, les participants rencontrent l’équipe d’assistance et sont conduits à 3 414 mètres d’altitude, sur le plateau de Shira, dans le parc national du Kilimandjaro. Le trajet dure environ 3 à 4 heures, puis 2 heures de marche permettent de rejoindre le premier camp d’altitude, « Shira 1 ». Le gain d’altitude est limité ce jour-là, et la première nuit sous les étoiles tanzaniennes se passe à 3 610 mètres au-dessus du niveau de la mer.

Le 3e jour, l’ascension du Kilimandjaro se poursuit vers le camp « Shira 2 », à 3 850 mètres d’altitude. La marche ne demande pas d’effort physique important, ce qui laisse le temps d’apprécier les paysages. Il est notamment possible de monter au Cathedral Peak, à 3 872 mètres, d’où l’on distingue nettement le mont Meru et une vallée évoquant un « monde perdu ». Après 2 heures de repos au camp, une marche d’acclimatation permet de gagner jusqu’à 200 mètres d’altitude avant de redescendre.

Le matin, les participants rejoignent un point clé de l’itinéraire : Lava Tower. Point culminant de cette étape, qui peut durer jusqu’à 8 heures, le déjeuner se prend à plus de 4 600 mètres d’altitude. Vient ensuite la descente vers Barranco Camp, à 3 900 mètres, d’où l’on aperçoit une paroi massive – le Barranco Wall. Le lendemain, les randonneurs s’y attaquent. Le sentier n’est pas dangereux ; la montée prend environ 1 heure, puis il reste du temps pour photographier le mont Kibo et se reposer avant de poursuivre vers Karanga Camp, à 3 995 mètres, suivi d’une nouvelle marche d’acclimatation.

Le 6e jour, l’ascension continue jusqu’à Barafu Camp, à 4 640 mètres d’altitude. Le trekking ne dure pas plus de 4 à 5 heures. Le reste de la journée est consacré au repos et au sommeil.

La nuit d’ascension commence le 7e jour. Techniquement, elle n’est pas particulièrement difficile ; le principal défi reste l’altitude. La réussite de la journée de sommet dépend largement du professionnalisme de l’équipe d’assistance. Les guides doivent surveiller le moral et l’état physique des participants, choisir le rythme le plus adapté et apporter une aide individuelle si nécessaire.

Les participants les plus déterminés et les plus endurants seront récompensés par le lever du soleil au-dessus des nuages, avec les plaines africaines en contrebas. Au sommet, le temps est prévu pour reprendre son souffle, prendre des photos et, si vous le souhaitez, descendre jusqu’au glacier le plus proche. Vient ensuite la descente vers Barafu Camp, 2 heures de repos, puis la poursuite de la descente jusqu’à Millennium Camp, situé près de la forêt tropicale à 3 950 mètres d’altitude. Au total, les voyageurs passent jusqu’à 14 heures debout et parcourent 15 km.

Le matin du 8e jour de l’expédition, les participants ressentent un net soulagement lié à la perte d’altitude. Après le petit déjeuner, la descente se poursuit jusqu’à la sortie du parc national, à Mweka Gate, à 1 640 mètres, avant le transfert à l’hôtel. Mieux vaut ne pas prévoir votre vol retour ce jour-là. Un vol international n’est pas exactement ce dont le corps a besoin après avoir atteint le plus haut point du continent.

Autres voies vers le sommet du Kilimandjaro

Machame : autre voie très populaire vers le « toit de l’Afrique », parfois appelée « Whiskey Route ». Elle présente un programme d’acclimatation progressif et traverse toutes les zones climatiques du Kilimandjaro. Aux débutants, il est recommandé de choisir l’expédition en 7 jours. Dans ce cas, la probabilité d’atteindre le sommet est d’environ 93,1 %.

Marangu : également connue sous le nom de « Coca-Cola Route », c’est la seule voie où les participants dorment non pas sous tente, mais dans des refuges en bois accueillant 4 à 8 personnes. Cela améliore nettement le confort pendant les saisons des pluies. Le sentier suit les pas de Hans Meyer et Ludwig Purtscheller, les premiers à avoir atteint le sommet en 1889. Le taux de réussite se situe entre 83,8 % et 86,6 %. Les débutants sont invités à privilégier l’expédition en 6 jours.

Rongai : la seule voie qui emprunte le versant nord du volcan, rarement fréquenté. Le sentier commence dans une forêt de conifères et traverse toutes les zones climatiques du Kilimandjaro, de la zone cultivée avec plantations de caféiers et de bananiers jusqu’à l’étage arctique et ses glaciers imposants. Le taux de réussite varie de 86 % à 86,6 %, selon l’expérience du participant et la durée de l’expédition.

Northern Circuit : la voie la plus récente et la plus longue du Kilimandjaro, la seule permettant d’observer les 4 versants du volcan. Elle se caractérise par de longues étapes, un gain d’altitude progressif, une acclimatation douce et un éloignement des sentiers les plus fréquentés, même si les premiers jours de l’ascension suivent la voie Lemosho. Elle convient aux randonneurs plus expérimentés, prêts à couvrir de longues distances avec du dénivelé. Les statistiques indiquent qu’environ 81,3 % des participants sur cette voie atteignent Uhuru Peak.

Umbwe : l’une des voies les moins populaires et donc les moins fréquentées au début de l’expédition. Le 3e jour, le sentier rejoint Lemosho et Machame, mais jusque-là, il est considéré comme plus exigeant en raison de sa pente raide. L’itinéraire traverse lui aussi toutes les zones climatiques. Le taux de réussite est de 97,8 %. Ce chiffre élevé s’explique par le fait qu’Umbwe est choisie par des voyageurs expérimentés. Pour les débutants, le taux de réussite est probablement proche de 90 %.

Kilema : la seule voie conçue pour les ascensions en VTT. Elle suit le versant est, parallèlement à Marangu, qu’elle rejoint à Horombo Camp.

Western Breach : une voie rarement empruntée qui mène au sommet par la brèche occidentale du cratère du Kilimandjaro et Arrow Glacier Camp, à 4 860 mètres. Sa faible fréquentation s’explique par un risque élevé de chutes de pierres.

Il y a un demi-siècle, une 9e voie, la plus difficile, a brièvement mené à Uhuru Peak. En 1978, les alpinistes Rob Taylor et Henry Barber ont tenté d’atteindre le sommet du Kilimandjaro par le glacier Balletto, Breach Wall et Diamond Glacier. La glace s’est fissurée ; Taylor a chuté et s’est cassé la cheville, mettant fin à sa carrière. La même année, l’alpiniste italien Reinhold Messner, qui deviendrait en 1986 la première personne à gravir les 14 sommets de plus de 8 000 mètres du monde, prévoyait avec un partenaire de rejoindre le sommet du Kilimandjaro par le sentier touristique standard. En apprenant l’échec de Taylor et Barber, ils ont changé leurs plans et répété leur itinéraire, atteignant le sommet en 12 heures. En 1983, Scott Fischer et Wesley Krause ont accompli le même exploit. Une 3e ascension de cette voie n’aura jamais lieu, en raison de la fonte du glacier.

Quelle météo sur le Kilimandjaro ?

Les périodes les plus favorables à l’ascension vont de la fin décembre au début mars, puis de la mi-juin à la fin octobre. La Tanzanie connaît alors un temps sec et ensoleillé, ce qui attire de nombreux randonneurs sur le Kilimandjaro.

Les autres mois sont pluvieux, même si les pentes ne se vident pas pour autant. Les précipitations surviennent généralement l’après-midi, lorsque les participants sont déjà au camp. Les moments les moins fréquentés hors saison sont le début juin, le début mars et la fin octobre.

Les guides expérimentés conseillent de considérer ces informations comme des repères plutôt que comme des prévisions exactes. Avec le changement climatique, la météo devient plus imprévisible au fil du temps ; mieux vaut donc être prêt à toutes les conditions.

L’ascension du Kilimandjaro est-elle difficile ?

Gravir Uhuru Peak ne demande ni expérience d’alpinisme ni matériel technique, et les participants n’auront pas à couvrir de très longues distances ni à affronter le stress d’un atterrissage dans l’un des aéroports les plus dangereux du monde. Pourtant, la pire erreur lors de la préparation d’un voyage en Tanzanie serait de sous-estimer la difficulté qui vous attend.

Le camp de base de l’Everest est-il plus difficile que le Kilimandjaro ?

Le trek du camp de base de l’Everest est généralement considéré comme plus difficile que le Kilimandjaro en raison de sa durée plus longue, 12 à 14 jours, et du temps prolongé passé en haute altitude, qui augmente le risque de mal des montagnes. Le sommet du Kilimandjaro est toutefois plus élevé, et l’ultime montée demande un effort physique plus intense.

Les principaux facteurs à prendre en compte lors de l’ascension du Kilimandjaro sont les suivants :

Temps d’acclimatation : Les voies vers le « toit de l’Afrique » sont conçues pour durer de 5 à 8 jours ; les participants disposent donc de deux fois moins de temps pour s’acclimater. L’endurance du groupe et le professionnalisme des guides sont déterminants.

Altitude : L’une des caractéristiques de l’ascension du Kilimandjaro est le gain d’altitude rapide jusqu’à 5 895 mètres, en particulier sur certaines voies. Pour cette raison, les débutants ont intérêt à choisir les voies Lemosho ou Machame en 7 jours, où le risque de mal des montagnes est réduit.

Zones climatiques : Les sentiers traversent plusieurs zones climatiques en un temps relativement court. Le corps doit s’adapter rapidement non seulement à l’altitude, mais aussi aux variations de température et d’humidité, ce qui peut rendre l’ascension plus exigeante pour certains.

Dans un contexte de réchauffement climatique, les glaciers du Kilimandjaro, présents au sommet depuis des milliers d’années, pourraient disparaître au cours des prochaines décennies. De 1912 à 1953, la couverture glaciaire a diminué d’environ 1 % par an ; après 1989, ce rythme est passé à 2,5 %. Depuis le début du XXe siècle, près de 85 % de la glace a fondu. Les scientifiques estiment que, dans les conditions climatiques actuelles, il est très peu probable qu’une quantité significative de glace subsiste au sommet d’ici 2060. Aujourd’hui, des entreprises responsables participent activement à des projets scientifiques visant à réduire les gaz à effet de serre dans l’atmosphère, en consacrant une partie de leurs revenus au développement et à la mise en œuvre de ces programmes. Ces efforts cherchent à contenir le réchauffement mondial dans la limite de 1,5 °C. Ainsi, gravir le « toit de l’Afrique » devient non seulement une expédition exaltante, mais aussi une contribution personnelle à la préservation des écosystèmes de notre planète.
Publié le 23 août 2024 Mis à jour le 26 mai 2026
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À propos de l’auteur
Marvin Derichs

Marvin Derichs, conseiller voyage pour Altezza Travel basé en Allemagne, a vécu 7 ans en Tanzanie avant de revenir dans le Schleswig enneigé.

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