En Afrique, un petit animal à fourrure mène une vie discrète, presque entièrement nocturne. Son nom scientifique est galago, mais les habitants l’appellent souvent bush baby. Qu’est-ce qu’un galago ? Pourquoi ce surnom de bushbaby ? D’où vient l’attachement qu’il suscite, où peut-on l’observer, et peut-on en faire un animal de compagnie ? Dans cet article, nous vous racontons tout de ces créatures singulières.
Les galagos, ces adorables petits bush babies
Si vous séjournez dans la campagne africaine, loin des grandes villes, et que vous sortez tard le soir, il n’est pas rare d’entendre, dans les buissons et les arbres alentour, des cris intermittents qui rappellent vaguement ceux d’un bébé. Sans connaître la faune locale, on pourrait croire à des singes. Ce sont pourtant des galagos, animaux nocturnes vivant dans les cavités des arbres. Ils peuvent vocaliser toute la nuit : parfois pour affirmer leur territoire, parfois pour communiquer ou prévenir leurs congénères d’un danger. Très vite, on s’habitue à leurs appels et l’on cesse d’y prêter vraiment attention.
Les galagos sont des animaux duveteux aux yeux immenses, si attendrissants qu’on les croirait dessinés par un animateur japonais. Leur autre nom courant, bush baby, renvoie à la fois aux sons qu’ils émettent et à leur apparence juvénile. En afrikaans, on les appelle aussi nagapie, c’est-à-dire « singe de nuit ». C’est peut-être un compliment pour le galago : car s’il appartient bien aux primates, il n’atteint pas tout à fait les capacités cognitives pour lesquelles de nombreux singes sont connus.
Outre leur drôle de nom, leurs grands yeux et leur goût pour les cris nocturnes, les bushbabies se distinguent par leurs larges oreilles et leur agilité remarquable. Ils sautent de branche en branche avec aisance et semblent parfaitement chez eux dans les arbres. Ils vivent de préférence en petits groupes familiaux. Les galagos sont aussi omnivores, ce qui en fait d’excellents chasseurs et cueilleurs. Ce sont des animaux fascinants à observer, même si l’exercice n’est pas toujours simple. Le jour, ils se dissimulent dans les branches, sans trahir leur présence, et dorment paisiblement. La nuit, ils restent tout aussi difficiles à apercevoir. La discrétion est l’un des traits les plus caractéristiques de ces singes nocturnes.
Le bushbaby est-il un lémurien ?
Les voyageurs peu familiers de ces animaux les confondent souvent avec des lémuriens. Rien d’étonnant : les lémuriens sont beaucoup plus connus, notamment grâce à la franchise animée « Madagascar ». Beaucoup d’entre nous connaissent le charismatique roi Julian et ses compagnons. Les lémuriens sont bien apparentés aux bush babies, mais ils ne sont pas identiques. Ils vivent uniquement à Madagascar et aux Comores. L’aire de répartition des galagos s’étend, elle, sur l’Afrique continentale au sud du Sahara. Les bushbabies ont aussi d’autres proches parents dans les forêts tropicales africaines : les loris, les pottos et les angwantibos. Avant de passer aux faits les plus intéressants à leur sujet, regardons donc de plus près qui sont les galagos.
Qui est le bush baby ? Est-ce un singe ?
Les galagos sont de petits primates nocturnes originaires de l’Afrique continentale subsaharienne. Les primates sont classés scientifiquement en deux grands groupes : les primates à nez sec et les primates à nez humide. Chez un animal, un nez humide indique un odorat développé. Il permet de déterminer instantanément la vitesse et la direction du vent, mais aussi de capter plusieurs odeurs à la fois et de les analyser. Vous avez sans doute déjà senti le museau humide d’un chat, ou remarqué que le bout du nez d’un chien l’est également. Touchez le vôtre : il est sec. Vous appartenez donc, comme tous les humains, aux primates à nez sec, le sous-ordre des Haplorhini.
Le galago, lui, se trouve dans le sous-ordre voisin des Strepsirrhini, les primates inférieurs ou « à nez humide ». Mais ce nez humide n’est pas leur seul trait distinctif. On observe aussi que leur pouce s’oppose moins nettement aux autres doigts et qu’ils possèdent de longues griffes de toilettage pour entretenir leur pelage. Les bushbabies distinguent mal les couleurs, une adaptation liée à leur mode de vie essentiellement nocturne. Les galagos donnent généralement naissance à plusieurs petits à la fois. Fait intéressant, leur cerveau est moins volumineux que celui des singes et d’autres mammifères placentaires. D’une manière générale, les primates inférieurs sont plus anciens que les singes ; ils sont donc considérés comme plus « primitifs ».
Les primates inférieurs
Les primates inférieurs se divisent en deux grands ensembles : les formes proches des lémuriens et celles proches des loris. Comme indiqué plus haut, tous les lémuriens sont endémiques de Madagascar. Ils ont rejoint cette île depuis l’Afrique continentale il y a plusieurs dizaines de millions d’années, puis y ont évolué dans l’isolement. À notre époque, plusieurs espèces de lémuriens ont été introduites par l’homme dans les îles Comores voisines. On ne les trouve toutefois nulle part ailleurs. Nos galagos se cachent dans la super-famille des Lorisoidea, même s’ils ne sont pas des loris. Comme vous le voyez, ces petits animaux sont difficiles à trouver non seulement dans les buissons d’Afrique, mais aussi dans les tableaux de classification.
Espèces de galagos et espèces apparentées
Deux familles composent la super-famille des Lorisoidea : les Lorisidae, qui regroupent loris, pottos et angwantibos, et les Galagidae, c’est-à-dire les galagos. Plus de 20 espèces de galagos ont été répertoriées. Les scientifiques s’attendent d’ailleurs à en découvrir d’autres à l’avenir. Essayez de rechercher des photos de galagos sur Google : la diversité des apparences est telle que certaines espèces de bush babies semblent appartenir à des animaux totalement différents. Ils vivent dans des habitats variés, dans des paysages de types très divers, et présentent des caractéristiques physiques comme des modes de vie distincts. Il est parfois même plus facile, pour les biologistes, de différencier les espèces de galagos par leurs vocalisations. Chaque espèce possède son propre répertoire de cris, du couinement au pépiement, pour toutes sortes de situations.
Décrire ici chaque espèce de galago serait trop long. Retenons simplement que le plus grand d’entre eux, le grand galago brun, atteint au maximum 47 centimètres de long, avec un minimum de 26, tandis que la longueur du corps du plus petit galago, le bush baby de Demidoff, varie de 7,3 à 15,5 cm. Parmi les autres espèces singulières, on peut citer le bush baby d’Uluguru, présent en Tanzanie et au Kenya jusqu’à 2 000 mètres d’altitude. Autre exemple intéressant : le bush baby de Zanzibar, qui vit non seulement à Zanzibar, mais aussi sur le continent tanzanien. Certaines espèces rares n’ont même pas de nom commun. Sciurocheirus makandensis, par exemple, n’a été observé que quelques fois au Gabon et demeure très peu étudié.
Que sait-on donc des espèces les mieux étudiées ? Comment ces créatures mènent-elles leur vie secrète, dissimulées dans les branches ?
Comment s’organise la vie de ces animaux nocturnes ?
L’apparence et le comportement du galago correspondent à son mode de vie. Ses grands yeux lui permettent de capter un maximum de lumière la nuit et de voir dans l’obscurité. Une bonne vision nocturne caractérise tous les animaux actifs après le coucher du soleil. Les bush babies possèdent aussi de grandes oreilles délicates, semblables à des antennes capables de pivoter indépendamment l’une de l’autre dans toutes les directions. Elles les aident à s’orienter, à détecter un ennemi à l’avance et à percevoir les signaux de leurs congénères. Le jour, pendant leur sommeil, les galagos replient leurs oreilles et les plaquent contre leur corps, ce qui limite les sons susceptibles de les réveiller. Ils font de même lorsqu’ils sautent, pour éviter que leurs oreilles ne touchent les branches.
Les galagos ont des pattes et des bras puissants, qui en font d’excellents sauteurs et grimpeurs. Ils s’agrippent souvent aux branches pour hisser leur petit corps léger. Leur poids varie selon les espèces, mais reste compris entre 50 et 1 500 grammes. Leur longue queue flexible les aide à garder l’équilibre lorsqu’ils se déplacent parmi les branches.
Les galagos bondissent d’arbre en arbre avec facilité, s’accrochant avec précision et fermeté à une branche ou à une feuille de palmier choisie d’avance. Ces petits animaux franchissent sans peine la distance entre deux arbres, même lorsque les branches sont séparées de quelques mètres. Certaines espèces de galagos seraient capables d’effectuer des sauts de 5 mètres. Les muscles de leurs pattes responsables du saut fonctionnent 6 à 9 fois mieux que ceux des grenouilles. Pour un bush baby, couvrir rapidement une longue distance par une succession de bonds n’a rien d’exceptionnel.
En somme, ces animaux africains sont parfaitement adaptés à la vie en hauteur, dans les arbres. On sait qu’ils descendent rarement au sol. La nuit, ils satisfont tous leurs besoins, puis regagnent leurs abris au lever du jour pour se reposer tranquillement dans des nids qu’ils ont construits, dans des arbres creux ou simplement sur une branche confortable.
Comportement social
La plupart des espèces de galagos vivent en petits groupes ou préfèrent une existence solitaire. C’est particulièrement vrai chez les mâles. Les femelles, en revanche, vivent avec leurs petits. À mesure que les jeunes grandissent, les mâles quittent le groupe, tandis que les femelles restent et forment un groupe natal composé de parentes. Chez certaines espèces de galagos, les mâles constituent des communautés de célibataires. Leur vie sociale n’est donc pas si pauvre. Mais, le plus souvent, les galagos vivent seuls. Ils marquent leur territoire et veillent strictement à ce que personne n’en franchisse les limites. Pour cela, ils urinent sur leurs pattes puis grimpent aux arbres en les déplaçant, laissant derrière eux des traces odorantes. Ce comportement est appelé urine washing.
La nuit venue, ces petits primates rejoignent leurs nids faits de feuilles et de fines brindilles. Dans certains cas, ils utilisent des nids d’oiseaux abandonnés, voire des ruches. Il arrive que des bushbabies, tout en restant solitaires durant leur phase d’activité nocturne, forment une sorte de communauté temporaire en dormant près les uns des autres pendant la journée. C’est plus sûr : si un prédateur approche, le premier galago à détecter le danger réveille les autres par ses cris.
Que mangent les galagos, et qui les mange ?
Le régime alimentaire des bush babies
Les galagos sont omnivores, même si leurs aliments de prédilection varient légèrement d’une espèce à l’autre. Pour les bushbabies en général, leur régime comprend :
- Gomme des arbres
- Fleurs, graines, feuilles et autres végétaux
- Fruits divers
- Insectes comme les coléoptères et les papillons de nuit
- Petits rongeurs
- Grenouilles et lézards
- Petits oiseaux et leurs œufs
Grâce à leur agilité et à leurs grandes oreilles presque semblables à celles des chauves-souris, les bushbabies chassent les insectes avec peu d’effort. Ils voient bien dans l’obscurité et peuvent repérer puis attraper des insectes qui passent simplement en volant.
À ce stade, ces petits animaux semblent plutôt à l’aise dans leur milieu naturel, n’est-ce pas ? Les insectes viennent presque à eux, la nourriture végétale abonde dans la canopée et se cueille au passage, la sève nutritive suinte des arbres, tandis que les oiseaux vivent et nichent tout près. Les branches offrent en outre davantage de sécurité que le sol. Pourtant, le galago a lui aussi des ennemis naturels.
Leurs ennemis
Les bushbabies sont chassés par les mangoustes, les genettes, les serpents, les hiboux, les chiens et chats domestiques, ainsi que les chacals. Des primates comme les singes bleus ont également été observés en train de s’attaquer à de jeunes bushbabies. Il existe aussi des preuves de prédation par les chimpanzés. Primates supérieurs et plus proches parents de l’homme, ces grands singes ont même fabriqué des armes rudimentaires pour tuer des bushbabies.
La célèbre primatologue Jane Goodall fut la première à observer, dans les années 1960, que ces grands singes intelligents fabriquaient des outils, notamment des bâtons taillés, pour extraire les termites de leurs hautes termitières. On sait aussi que les chimpanzés chassent les colobes avec excitation et efficacité. Aujourd’hui, les attaques de chimpanzés contre des bushbabies ont été documentées à de nombreuses reprises : un chimpanzé casse une branche, en fait un bâton pointu, en aiguise l’extrémité avec ses dents, puis grimpe jusqu’à la cavité où dorment les bushbabies pendant la journée, y enfonce plusieurs fois le bâton et retire le corps immobilisé du galago.
Il est assez amusant de voir les scientifiques débattre pour savoir s’il faut appeler cet outil une lance ou une massue. D’un côté, le bâton aiguisé rappelle bien les lances humaines. De l’autre, les chimpanzés ne le lancent pas comme le faisaient les humains primitifs : ils le plantent simplement dans leur victime. Quoi qu’il en soit, cette pratique réussit souvent. De longs bâtons pointus, pouvant atteindre 60 centimètres, aident les chimpanzés à chasser les primates inférieurs.
Où vivent les galagos ?
On trouve les bushbabies dans des milieux très variés de l’Afrique continentale au sud du Sahara. Le nord désertique, aride et peu favorable à ces habitants des arbres, est exclu de leur aire de répartition. Parmi les îles, seules quelques petites îles proches du continent en font partie. Vous ne les trouverez toutefois pas à Madagascar.
La plupart des espèces de galagos préfèrent vivre à proximité des forêts. Mais il est courant de les entendre et de les voir dans les zones de broussailles proches des villages et des villes. On en a même observé dans certaines zones urbaines. Quelques espèces vivent dans des régions plus sèches et se sont assez bien adaptées à la savane. D’autres prospèrent dans des prairies parsemées d’arbustes. L’African Wildlife Foundation considère le galago comme le plus prospère de tous les primates inférieurs, principalement en raison de la diversité de ses espèces, de son abondance globale et de sa vaste aire de répartition.
Les galagos près des zones habitées
Les bushbabies ont également appris à cohabiter avec les humains, parfois tout près de leurs habitations. Pour les observer, il n’est donc pas toujours nécessaire de s’enfoncer dans les espaces les plus reculés d’Afrique. Il suffit souvent de choisir un hôtel installé dans une végétation généreuse, avec de nombreux arbres et buissons. L’Altezza Travel possède un exemple parfait : Aishi Machame Hotel. Il se situe dans la zone tampon verdoyante du parc national du Kilimandjaro, au nord de la Tanzanie. Cette région, au cœur de l’Afrique de l’Est, abrite plusieurs espèces de galagos.
Les bush babies sont des habitués d’Aishi Machame Hotel
Il peut sembler un peu surprenant de recommander, parmi tous les lieux d’Afrique, un simple hôtel 3 étoiles pour observer les galagos. Pourtant, c’est réellement un bon endroit pour voir des bush babies. Ils y sont nombreux, actifs, faciles à entendre et même à apercevoir avec un peu de patience.
Aishi Machame Hotel se dresse sur la rive de la rivière Weruweru, dont les eaux descendent directement du grand Kilimandjaro africain et prennent leur source au plus vaste glacier du volcan, le Furtwängler. La ville elle-même s’appelle Machame ; elle se trouve non loin de Moshi, bien connue des voyageurs qui gravissent le Kilimandjaro. L’hôtel disparaît presque dans la verdure, entre grands arbres et plantes tropicales. Les animaux sont donc habitués aux hôtes qui se promènent dans les jardins. Le jour, des singes bleus jouent dans les branches et sur les balcons de l’hôtel, allant parfois jusqu’à jeter un œil par les fenêtres des chambres. La nuit, les bushbabies se réveillent et commencent leurs jeux.
La faune sauvage semble se sentir chez elle à Aishi Machame. Sa quiétude donne l’impression d’accepter volontiers le regard des visiteurs. Des écureuils jouent sur les feuilles de bananier. Des calaos glissent vers le grand ficus. Près des bureaux, les chouettes font entendre leurs appels. Les geckos s’aventurent sans crainte à l’intérieur. La nuit, les plus chanceux pourront apercevoir bushbabies et mangoustes.
Les soirées résonnent des cris des bushbabies. Vous pourrez les enregistrer depuis votre fenêtre. Pour tenter de les voir, avancez vers les bambous près de l’étang. Là, parmi les arbres, les galagos viennent se nourrir. Les fruits déposés par le personnel les attirent. Observez-les filer, saisir un morceau, puis se retirer. Parfois, un bush baby s’attarde, laissant aux plus patients le temps d’une photo.
Photographier les bush babies
Pour la photographie animalière, les safaris consacrés aux galagos ne sont pas les plus adaptés. Le jour, ces animaux ne sont pas actifs et se cachent remarquablement bien dans le feuillage dense. En revanche, beaucoup d’autres animaux africains s’observent au cours d’un voyage à travers les savanes, en véhicule tout-terrain. Nous recommandons de partir en safari autant de jours que vos vacances le permettent. Vous pourrez ainsi visiter plusieurs parcs nationaux et des zones reculées pleines d’intérêt. Vous verrez de nombreux animaux et commencerez même à distinguer leurs comportements. Les espèces nocturnes et discrètes, comme les bushbabies, s’observent toutefois plus facilement dans l’enceinte de l’hôtel.
Galagos et humains : les bush babies sont-ils rares ?
Au-delà des formes paisibles de cohabitation, les activités humaines peuvent nuire à ces petits primates. Dans l’ensemble, leur statut de conservation est classé en « préoccupation mineure ». Pour certaines espèces, toutefois, une diminution des populations ou une réduction de l’habitat est observée. L’impact humain reste ici indirect : extension des terres agricoles, déforestation. Ces changements entraînent l’expulsion directe des animaux de leur milieu d’origine, mais aussi une baisse des ressources alimentaires disponibles pour les populations de galagos.
Domestiquer les bush babies
Un autre problème lié aux humains est la volonté de domestiquer ces animaux sauvages et de les garder chez soi. Ce désir se comprend : un petit animal duveteux, avec de grands yeux attendrissants, semble pouvoir devenir un bon compagnon. C’est pourtant une très mauvaise idée.
Le célèbre zoologiste Bernhard Grzimek, directeur du musée de Francfort et auteur de "Serengeti Shall Not Die", a lui-même gardé un bushbaby. Voici ce qu’il écrit dans son livre : « Pour éviter que trop de gens m’écrivent en me demandant de leur procurer des bushbabies, je ferais mieux de préciser qu’ils présentent un inconvénient très net : l’habitude peu élégante d’uriner sur leurs mains et leurs pieds, de les frotter ensemble, puis de vous sauter directement au visage avec les paumes mouillées. Tous les murs et meubles qu’ils touchent deviennent “parfumés” et, à moins de garder une fenêtre ouverte en permanence, l’odeur est considérable. »
Les galagos sont des animaux sauvages, adaptés à leur milieu naturel. En captivité, ils se portent mal et contractent diverses maladies, surtout après des contacts avec d’autres espèces qu’ils ne rencontrent pas dans leur habitat d’origine. Les galagos sont aussi des animaux sociaux : ils ont besoin de leurs semblables pour se sentir bien et rester en bonne santé.
Garder des bushbabies à la maison pose également un problème éthique : arracher un animal sauvage à son milieu naturel et l’enfermer dans un appartement ou une maison remplie d’objets artificiels constitue une forme de violence envers un être vivant. Pour un galago, aucun effort humain, aucun soin, ne peut remplacer la liberté et les bénéfices de son habitat naturel, auquel l’évolution l’a préparé pendant des dizaines de millions d’années. Le désir de posséder un animal exotique relève souvent d’une volonté égoïste de se distinguer, sans réelle considération pour les conséquences négatives subies par l’animal comme par son propriétaire.
De nombreux pays interdisent de garder des galagos chez soi. Chez Altezza Travel, en tant que tour-opérateur tanzanien responsable, nous partageons pleinement cette approche et vous invitons à réfléchir à la souffrance possible des animaux avant toute décision irréfléchie. Les animaux sauvages d’Afrique doivent rester en Afrique. Les humains peuvent venir leur rendre visite et les admirer dans les beaux parcs nationaux et autres aires protégées, riches en faune sauvage. Venez en Tanzanie : nous vous montrerons les adorables bushbabies et bien d’autres habitants de l’écosystème local, vivant en harmonie dans leur milieu naturel.
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